Ceux qui le désirent peuvent parler de G5, mais pour nous, il n'y aura jamais que trois grands en Belgique avec Anderlecht, le Standard et le Club Brugeois. Et comme ce sont ces trois clubs qui font la pluie et le beau temps dans notre Royaume, c'est leur état de santé qui détermine l'ambiance du championnat.
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Ceux qui le désirent peuvent parler de G5, mais pour nous, il n'y aura jamais que trois grands en Belgique avec Anderlecht, le Standard et le Club Brugeois. Et comme ce sont ces trois clubs qui font la pluie et le beau temps dans notre Royaume, c'est leur état de santé qui détermine l'ambiance du championnat. Pour l'instant, les trois clubs vont bien et comme il n'y a pas de raison que ça change, on peut s'attendre à un championnat costaud de leur part. Commençons par Sclessin, là où - selon la légende - on change d'équipe tous les ans. C'est vrai, Emile Mpenza et Onder Turaci sont partis, mais les arrivées de Jari Niemi et Eric Deflandre ne dépareillent pas l'ensemble rouche. Et les signatures de Vedran Runje,Oguchi Onyewu et Karel Geraerts risquent bien de faire oublier le départ toujours pas annoncé mais bien probable du trio uruguayen Fabian Carini, Lalo Sorondo et Juan Ramon Curbelo. Au téléphone dimanche soir, Luciano D'Onofrio nous assurait que " de toute manière, trois ou quatre autres joueurs devaient encore signer ". Car n'oublions pas qu' Aliyu Datti et Papy Kimoto ont quitté le vestiaire. Une chose est sûre, le Standard travaille d'arrache-pied et n'acceptera jamais de redescendre d'un cran dans la hiérarchie. L'ambition est clairement établie et le seul coup dur serait de ne pouvoir retenir un Roberto Bisconti que le championnat turc a découvert. Mais vu la qualité constante du noyau et les particularités des joueurs, il n'y a qu'un aspect gênant, c'est le manque de perçant des Rouches sur les flancs. Au départ, Dominique D'Onofrio veut normalement continuer à jouer en 4-4-2 ; ce qu'il peut réussir avec des Niemi et Sambegou Bangoura, mais Alexandros Kaklamanos a besoin de centres pour marquer. Et si, à droite, Jonathan Walasiak peut les donner, du côté gauche, c'est moins évident. Jonathan Blondel est à Bruges et Micky Mumlek et Alexandar Mutavdzic sont plus axiaux, bien que gauchers. C'est un détail ? Non, car il faut pouvoir changer son système en fonction de l'adversaire ou de l'évolution d'un match. Même Trond Sollied le fait. On parle toujours de son 4-3-3, mais sa géométrie change parfois vers un 5-3-2 malgré ses dénégations. On n'est pas toujours obligé de croire les coaches sur parole, hein ! Marc Degryse, le directeur technique brugeois avait dit que le Club devait réduire son noyau pour arriver à moins de 30 joueurs, mais à part les départs d' Andrès Mendoza et de Karel Geraerts, cela reste pléthorique. En fin de saison dernière, on avait pensé que Sollied alignait constamment Rune Lange et Bengt Saeternes pour les mettre en vitrine et les vendre pour garder Mendoza et Victor en attendant le retour de blessure de Bosko Balaban. Mais tout le monde est resté à part le Péruvien et ça risque de se marcher sur les pieds en attaque. En défense et dans l'entrejeu, aussi, où les retours en condition de Marek Spilar et de Gaëtan Englebert poseront des problèmes de sélection. Finalement, en qualité et en quantité, les Brugeois ne s'améliorent pas non plus. La dernière question est de savoir si le champion anderlechtois s'est amélioré ou non. D'un côté, cela semble le cas avec l'arrivée de Mbo Mpenza et de Fabrice Ehret, mais ce dernier est déjà blessé (tout comme Martin Kolar) et Ki Hyeon Seol joue toujours les typhons avec la Corée. Et dans quel état rentreront Christian Whilhelmsson (naufragé le week-end dernier avec son jet-ski en Suède) et même Aruna Dindane de leurs missions nationales ? Et Nenad Jestrovic jouera-t-il les filles de l'air ? Finalement, c'est sans doute d'une jeune défense encore plus confiante en elle-même que jaillira une pression ajoutée sur l'adversaire. Et quid d'une utilisation enfin plus massive d'un Pär Zetterberg qui, malgré son talent, n'a jamais joué que 50 % du temps ? Bref, au-delà du cliché qui rappelle qu'on ne peut jamais aligner que onze joueurs, aucun des coaches du top trois ne peut se plaindre d'un manque de qualité dans son effectif. Au contraire. En ce qui nous concerne û et à moins de réels bouleversements û les dirigeants ont bien fait leur travail. C'est aux coaches de jouer. par John BaeteOn n'est pas toujours obligés de CROIRE LES COACHES SUR PAROLE, HEIN !