Patrick Asselman : "La lutte pour le titre, qui semblait pliée voici quelques semaines à peine, a connu un nouveau rebondissement le week-end passé. Le Club a, dès lors, à nouveau son sort entre les mains puisqu'il lui suffit, désormais, de réussir le carton plein lors des cinq derniers matches -dont un crucial contre Anderlecht, au tout début du mois de mai- pour remporter le titre. C'est bien, évidemment. Mais, à preuve du contraire, le Sporting est au moins aussi bien loti que lui puisqu'il compte toujours deux points d'avance. Dès lors, s'il réussit un sans-faute, c'est lui qui se parera des lauriers. Il ne faut donc pas crier victoire trop vite, ni dans un camp ni dans l'autre. ...

Patrick Asselman : "La lutte pour le titre, qui semblait pliée voici quelques semaines à peine, a connu un nouveau rebondissement le week-end passé. Le Club a, dès lors, à nouveau son sort entre les mains puisqu'il lui suffit, désormais, de réussir le carton plein lors des cinq derniers matches -dont un crucial contre Anderlecht, au tout début du mois de mai- pour remporter le titre. C'est bien, évidemment. Mais, à preuve du contraire, le Sporting est au moins aussi bien loti que lui puisqu'il compte toujours deux points d'avance. Dès lors, s'il réussit un sans-faute, c'est lui qui se parera des lauriers. Il ne faut donc pas crier victoire trop vite, ni dans un camp ni dans l'autre. On dit que le programme des Flandriens est plus facile que celui des Sportingmen. Mais je n'en suis pas si convaincu. Car un déplacement au Lierse, par exemple, n'est jamais une sinécure. Les Bruxellois en ont d'ailleurs fait l'expérience. Au train où vont les choses, j'ai bien l'impression que le choc entre les numéros 1 et 2 du championnat sera déterminant. Le titre, selon toute vraisemblance, se jouera à Bruges. Et ce jour-là, tout porte à croire que les Flandriens devront obligatoirement gagner les trois points. Ils en sont tout à fait capables. Mais, pour ce faire, ils devront quand même se montrer autrement plus séduisants, dans leurs installations, qu'au cours de leurs dernières apparitions devant leur public. La preuve par le nombre incroyable de draws qu'ils ont concédés au stade Jan Breydel depuis la reprise.Dans la course à l'Europe, les différents candidats concernés prennent manifestement un malin plaisir à entretenir le suspense. Vu le nul forgé par le Standard au Parc Astrid, La Gantoise aurait dû profiter de l'occasion pour empocher la totalité de l'enjeu à Harelbeke. Ces trois unités-là risquent de peser lourd dans la balance au décompte final. Dans un même ordre d'idées, le GBA et Mouscron ont, eux aussi, raté le coche. Car Charleroi et Genk ne manifestaient quand même pas une santé éclatante ces derniers temps. Finalement, Lokeren est encore capable de dribbler tout le monde dans cette portion du classement. Les poursuivants du Standard, du moins. Car les Rouches, eux, semblent hors d'atteinte pour les pensionnaires de Daknam.Dans la lutte pour le maintien, St-Trond a évidemment fait la bonne affaire en s'imposant tour à tour à Malines et contre Alost en l'espace d'une semaine. Mais on n'est probablement pas au bout de nos surprises à cet échelon puisqu'on y assiste à des soubresauts de semaine en semaine. La lutte sera d'autant plus âpre, d'ailleurs, si Beveren se voit octroyer sa licence, comme ses dirigeants l'espèrent. Dans ce cas, il n'y aurait pas qu'un mais deux descendants. Et dans la mesure où cinq points seulement séparent le quatorzième classé, Alost, du dix-huitième, Malines, tout reste possible à ce niveau.Je m'en voudrais, dans cet aperçu, de ne pas rendre hommage à un club que je connais bien puisqu'il s'est dressé par deux fois sur ma route cette saison avec Denderleeuw : Lommel, qui est un champion mérité en D2 et qui aura réussi l'exploit aussi de se qualifier pour la finale de la Coupe. Certains feront peut-être la fine bouche devant une apothéose Westerlo-Lommel. Mais ce serait faire peu de cas d'une formation limbourgeoise qui avait incontestablement le niveau d'un pensionnaire de l'élite, cette année, et de Campinois qui s'imposent, d'année en année, comme les giant-killers de la compétition. Ce que tous deux ont fait est formidable et ils méritent un coup de chapeau". (B.Govers)