Patrick Asselman : "Anderlecht, qui restait sur un mièvre 3 sur 12, a retrouvé le chemin de la victoire face à La Louvière. Je n'en attendais pas moins de la part des Bruxellois, même si ce succès aura été difficile à obtenir. Après plusieurs semaines de vaches maigres, ces trois points devraient être synonymes d'un nouvel élan pour les Mauve et Blanc. Ce qui n'est pas négligeable, évidemment. Je pense aussi que, psychologiquement, la direction du Sporting aura marqué des points précieux la semaine passée. En collaborant au transfert de Bart Goor par exemple, elle a montré qu'elle n'était pas ingrate, à condition, bien sûr, que le joueur joue le jeu jusqu'au bout. Et qui a, précisément, retrouvé de...

Patrick Asselman : "Anderlecht, qui restait sur un mièvre 3 sur 12, a retrouvé le chemin de la victoire face à La Louvière. Je n'en attendais pas moins de la part des Bruxellois, même si ce succès aura été difficile à obtenir. Après plusieurs semaines de vaches maigres, ces trois points devraient être synonymes d'un nouvel élan pour les Mauve et Blanc. Ce qui n'est pas négligeable, évidemment. Je pense aussi que, psychologiquement, la direction du Sporting aura marqué des points précieux la semaine passée. En collaborant au transfert de Bart Goor par exemple, elle a montré qu'elle n'était pas ingrate, à condition, bien sûr, que le joueur joue le jeu jusqu'au bout. Et qui a, précisément, retrouvé des couleurs à l'occasion de ce match chez les Loups, en donnant entre autres la passe décisive sur le but de Tomasz Radzinski? Bart Goor, évidemment! Le Club Brugeois aura réussi à maintenir pleinement le suspense en tête en gagnant, normalement, contre Charleroi. Encore quatre victoires et les Flandriens seront donc champions! Plus facile à dire qu'à faire, évidemment, dans la mesure où les Bleu et Noir n'ont jamais remporté que quatre victoires depuis la trêve. C'est la raison pour laquelle je ne comprends pas ceux qui font subitement des Flandriens le grandissime favori pour le titre. Jusqu'à preuve du contraire, Anderlecht est quand même mieux placé, lui qui peut encore se permettre de perdre deux unités. Pour peu, bien sûr, qu'il soit le grand bénéficiaire du match au sommet le 5 mai prochain. A mes yeux, le titre ira à celui qui gérera le mieux la pression. Le Standard s'est donné quelques frayeurs inutiles face au Lierse. Pourtant, à 3-0, la cause aurait dû être définitivement entendue pour lui. Il est vraiment dommage, pour les Liégeois, qu'ils n'aient pas été aussi performants plus tôt dans la saison. Auquel cas, j'en suis sûr, nous aurions bel et bien assisté à une lutte à trois pour le titre, comme au bon vieux temps. C'est de bon augure pour la saison prochaine, évidemment. A condition que les Rouches ne soient pas victimes d'un pillage. Je frémis pour eux, en tout cas, quand j'entends qu'un Mornar ou un Dragutinovic sont cités ailleurs. Il s'agit tout de même de deux pierres angulaires de cette équipe. Je pense que la direction du club devrait peser soigneusement le pour et le contre avant de se séparer de l'un ou l'autre de ces éléments. Avec cinq points de retard sur les Principautaires, j'ai bien peur que La Gantoise ne paie un lourd tribut aux deux unités qu'elle a malencontreusement perdues à Mouscron. Un own-goal, à un fifrelin de la fin du match, c'est le genre de coup du sort dont on se passerait volontiers. Par rapport au Standard, j'ai le sentiment que les Buffalos sont un peu moins en mesure de composer avec la pression, tout simplement. On en avait déjà eu un tout petit aperçu la semaine passée quand Geri Cipi, qui est pourtant l'un des meilleurs défenseurs de l'élite, se blousa complètement sur une passe en retrait. Petite cause mais grand effet! Dans la lutte pour le maintien, la pression aura favorisé, aussi, quelques dénouements surprenants. St-Trond, notamment, doit tout particulièrement se mordre les doigts, lui qui avait cause gagnée face à Harelbeke, à quelques secondes à peine du coup de sifflet final de l'arbitre. Et Alost lui aussi, après un début en fanfare, s'est complètement décomposé face à Westerlo. A quatre journées de la fin, voilà que cinq équipes sont séparées par quatre points à peine. C'est démentiel. Bien malin qui pourrait dire qui sauvera sa peau dans ces conditions". (B.Govers)