Difficile de faire plus Romain que lui : le médian AlbertoAquilani est né à Rome, y a grandi et a passé dix ans à l'AS Rome. Autant dire que quitter la Ville éternelle pour la grisaille des docks de Liverpool, afin d'y prendre la relève de Xabi Alonso, n'a pas dû être un choix facile. " C'était très dur pour moi en tant que Romanista de quitter ma ville et de dire au revoir à Rome. C'est mon c£ur et ce le sera toujours. Je rentre à la maison dès que je le peux, car j'y ai grandi, j'y ai mes amis, ma famille et mes racines. Néanmoins, c'était une décision réfléchie de signer à Liverpool et, bien que Rome me manque, je suis tellement fier de mon expérience anglaise jusqu'à présent. Je ne changerais rien, si ce n'est les résultats peu fringants de l'équipe et les longs mois durant lesquels j'étais sur la touche afin de regagner mon état de f...

Difficile de faire plus Romain que lui : le médian AlbertoAquilani est né à Rome, y a grandi et a passé dix ans à l'AS Rome. Autant dire que quitter la Ville éternelle pour la grisaille des docks de Liverpool, afin d'y prendre la relève de Xabi Alonso, n'a pas dû être un choix facile. " C'était très dur pour moi en tant que Romanista de quitter ma ville et de dire au revoir à Rome. C'est mon c£ur et ce le sera toujours. Je rentre à la maison dès que je le peux, car j'y ai grandi, j'y ai mes amis, ma famille et mes racines. Néanmoins, c'était une décision réfléchie de signer à Liverpool et, bien que Rome me manque, je suis tellement fier de mon expérience anglaise jusqu'à présent. Je ne changerais rien, si ce n'est les résultats peu fringants de l'équipe et les longs mois durant lesquels j'étais sur la touche afin de regagner mon état de forme. " Alberto Aquilani : Pour être honnête, avant d'arriver j'avais une peur terrible des médias britanniques dont tout le monde m'avait prévenu qu'ils pouvaient être très dangereux. Mais jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas eu de problèmes avec la presse et je pense que les propos qu'on m'a tenus étaient exagérés. Ce surnom n'a rien à voir avec ma taille. Comme enfant, mon idole était Giuseppe Giannini, un célèbre numéro 10 et capitaine de la Roma. J'avais un poster de lui dans ma chambre et adorais son style de jeu. Il était si intelligent et talentueux, beau à regarder et élégant dans le geste. Il maîtrisait l'art de conserver le ballon et on l'appelait Il Principe (le Prince). Lorsqu'à mon tour j'ai évolué à l'Académie de l'AS Rome, les observateurs ont dit que je lui ressemblais, d'où ce surnom : il Piccolo Principe ou il Principino (Petit Prince). Cela m'a empli d'une fierté incroyable. J'avais été habitué au tempérament plutôt chaud des tifosi romains qui m'acclamaient avec des chansons et des calicots, mais là les supporters des Reds faisaient de même avant que j'ai prouvé quoi que ce soit en Premier League, c'était dément. C'est à présent mon boulot de les remercier de leur soutien et de leur amour. Les fans giallorossi sont à coup sûr les plus passionnés d'Italie. D'après ce que j'ai pu découvrir à Anfield, les supporters de Liverpool doivent être coulés dans le même moule. Ils ont une longue réputation et je sais exactement pourquoi. Ce fut l'un des moments les plus sombres de ma carrière. La blessure est le cauchemar de tout joueur, mais être privé de football juste après avoir signé dans un nouveau club est terrible. Le temps semblait si long lorsque j'étais en rééducation. Chaque match auquel je devais assister depuis les tribunes était une souffrance. Mais j'essaie aujourd'hui de ne pas m'attarder sur ce contretemps et de me concentrer un maximum sur le futur. Je suis finalement apte à jouer et avide de montrer ce que je sais faire au club, à mes coéquipiers et aux supporters. Je ne suis absolument pas d'accord. Les blessures font partie de la vie d'un footballeur moderne, mais je n'estime pas être davantage prédisposé aux pépins physique que quiconque. Les problèmes qui m'ont tenu écarté des terrains ont été causés par le désir de me donner à fond pour l'AS Rome la saison dernière et d'avoir immédiatement repris le collier à Liverpool, revenant trop vite et me blessant à nouveau. Les deux fois l'équipe avait besoin de moi et j'étais désolé. Mais je referais la même chose si je sentais que c'était nécessaire pour aider à décrocher un bon résultat. Pas du tout. Je suis Aquilani et pas Alonso. J'ai une personnalité et un style de jeu différents. Bien sûr, je n'ignore pas à quel point il influençait le jeu de Liverpool mais je ne compte pas suivre ses traces, plutôt tracer mon propre chemin. C'est clair pour moi et pour tous les observateurs qui suivent le foot de près que nous avons des profils très différents. Tout ce que j'espère, c'est de pouvoir montrer ce que je vaux le plus rapidement possible. C'est clair que je vais devoir montrer de la régularité avec les Reds d'ici la fin de la saison si je veux avoir la chance de faire partie des 23 sélectionnés. Après cela, nous verrons. La bonne nouvelle, c'est que la Premier League est sans doute le championnat le plus relevé au monde, donc si je livre de bonnes prestations cela prouve que mon niveau de forme est redevenu bon. C'est le rêve de tout joueur de disputer une Coupe du Monde et je ne suis pas différent. Mais rien ne se passera pour moi si je ne brille pas et que je n'aide pas Liverpool à regagner de l'éclat... "Etre au Mondial passera par de bonnes prestations avec les Reds."