Samedi soir, Roberto Martinez a qualifié le match contre le Portugal de test utile. A entendre le sélectionneur, on a toujours l'impression que cette équipe est en plein apprentissage et qu'elle a encore du pain sur la planche. La quête de stabilité, la souplesse tactique, la recherche du bon équilibre, on en revient toujours à la même chose. Martinez parlait déjà de ces éléments lors de son embauche, il y a presque deux ans. Les Diables Rouges ont brillamment entamé le match contre le Portugal. Ils ont joué à un rythme élevé pendant un quart d'heure, leurs combinaisons étaient belles, leur football parfois frivole et Kevin De Bruyne dirigeait magistralement une équipe incroyablement motivée.

A-t-on progressé sous Roberto Martinez ?

Puis tout s'est effondré. C'est peut-être dû à un manque de rythme mais ce qui est très inquiétant, c'est la manière dont les Portugais ont pris le jeu en mains. Les Diables ont semblé ne pas avoir assez de force mentale pour réagir. Le public a protesté, à l'issue d'un match qui a encore soulevé de nombreuses interrogations. Et pas seulement à cause de la blessure de Vincent Kompany.

L'équipe nationale éveille nettement moins de passion qu'il y a quatre ans. Avant la Coupe du Monde brésilienne, elle avait suscité la liesse de la population à maintes reprises. On vantait son unité sur le terrain et les Diables Rouges étaient devenus un produit national.

Cet enthousiasme doit encore grandir. Par moments, une ambiance étrange régnait dans le Stade Roi Baudouin. Encouragements et huées alternaient. Ce ton peut changer rapidement. Mercredi soir contre l'Egypte, par exemple, ou lundi prochain, lors de l'ultime match de préparation contre le Costa Rica, juste avant le départ. Mais il est grand temps d'obtenir des résultats, même s'il faut relativiser les matches amicaux. Car au fond, quels progrès ont été réalisés depuis l'arrivée de Roberto Martinez ? Il a mis en place un système différent de celui de Marc Wilmots mais le jeu est à peine meilleur, même si le bilan - une seule défaite en 18 matches - est beau. Mais le bulletin de Wilmots n'était pas mauvais non plus.

Vincent Kompany, belgaimage
Vincent Kompany © belgaimage

Cette génération si souvent portée aux nues doit enfin signer des prestations à la hauteur de son talent. Ces footballeurs dégagent pourtant une profonde sérénité et ne semblent se tracasser pour rien. Ce n'est toutefois pas une garantie de succès. Après l'EURO 2016, la plupart des observateurs étaient convaincus que cette équipe ne pouvait plus progresser sous la direction de Marc Wilmots. Mais quelle plus-value Martinez a-t-il apportée ? L'équipe a-t-elle progressé sous sa férule ? Cette formation dépend toujours d'éclairs.

En fait, l'embauche de l'Espagnol, qui n'a guère de palmarès, a suscité le doute d'emblée. Le fait qu'il ait pu amener son staff a donné l'impression qu'on entamait une nouvelle ère et ça a balayé les doutes. Maintenant, reste à voir si Martinez possède un bagage suffisant pour diriger cette levée de grands footballeurs. La Coupe du Monde fera la clarté à ce propos. Martinez va-t-il prendre les bonnes décisions ? Mais surtout, sévira-t-il si des (grands) joueurs ne se tiennent pas à certaines missions, veillera-t-il à ce que chacun tienne son rôle ? Est-il capable d'intervenir en cours de match, puisque le groupe manque de personnalités capables de corriger les choses sur le terrain ?

La clarté est la clef du succès à différents points de vue. Ainsi que l'esprit d'équipe, la volonté de chacun de s'effacer au profit du groupe. Martinez a fait preuve de courage face à la tempête qu'a déclenchée la non-sélection de Radja Nainggolan. Diriger un groupe de footballeurs, chacun avec son ego, pendant un mois, est une autre paire de manches.

Samedi soir, Roberto Martinez a qualifié le match contre le Portugal de test utile. A entendre le sélectionneur, on a toujours l'impression que cette équipe est en plein apprentissage et qu'elle a encore du pain sur la planche. La quête de stabilité, la souplesse tactique, la recherche du bon équilibre, on en revient toujours à la même chose. Martinez parlait déjà de ces éléments lors de son embauche, il y a presque deux ans. Les Diables Rouges ont brillamment entamé le match contre le Portugal. Ils ont joué à un rythme élevé pendant un quart d'heure, leurs combinaisons étaient belles, leur football parfois frivole et Kevin De Bruyne dirigeait magistralement une équipe incroyablement motivée. Puis tout s'est effondré. C'est peut-être dû à un manque de rythme mais ce qui est très inquiétant, c'est la manière dont les Portugais ont pris le jeu en mains. Les Diables ont semblé ne pas avoir assez de force mentale pour réagir. Le public a protesté, à l'issue d'un match qui a encore soulevé de nombreuses interrogations. Et pas seulement à cause de la blessure de Vincent Kompany. L'équipe nationale éveille nettement moins de passion qu'il y a quatre ans. Avant la Coupe du Monde brésilienne, elle avait suscité la liesse de la population à maintes reprises. On vantait son unité sur le terrain et les Diables Rouges étaient devenus un produit national. Cet enthousiasme doit encore grandir. Par moments, une ambiance étrange régnait dans le Stade Roi Baudouin. Encouragements et huées alternaient. Ce ton peut changer rapidement. Mercredi soir contre l'Egypte, par exemple, ou lundi prochain, lors de l'ultime match de préparation contre le Costa Rica, juste avant le départ. Mais il est grand temps d'obtenir des résultats, même s'il faut relativiser les matches amicaux. Car au fond, quels progrès ont été réalisés depuis l'arrivée de Roberto Martinez ? Il a mis en place un système différent de celui de Marc Wilmots mais le jeu est à peine meilleur, même si le bilan - une seule défaite en 18 matches - est beau. Mais le bulletin de Wilmots n'était pas mauvais non plus. Cette génération si souvent portée aux nues doit enfin signer des prestations à la hauteur de son talent. Ces footballeurs dégagent pourtant une profonde sérénité et ne semblent se tracasser pour rien. Ce n'est toutefois pas une garantie de succès. Après l'EURO 2016, la plupart des observateurs étaient convaincus que cette équipe ne pouvait plus progresser sous la direction de Marc Wilmots. Mais quelle plus-value Martinez a-t-il apportée ? L'équipe a-t-elle progressé sous sa férule ? Cette formation dépend toujours d'éclairs. En fait, l'embauche de l'Espagnol, qui n'a guère de palmarès, a suscité le doute d'emblée. Le fait qu'il ait pu amener son staff a donné l'impression qu'on entamait une nouvelle ère et ça a balayé les doutes. Maintenant, reste à voir si Martinez possède un bagage suffisant pour diriger cette levée de grands footballeurs. La Coupe du Monde fera la clarté à ce propos. Martinez va-t-il prendre les bonnes décisions ? Mais surtout, sévira-t-il si des (grands) joueurs ne se tiennent pas à certaines missions, veillera-t-il à ce que chacun tienne son rôle ? Est-il capable d'intervenir en cours de match, puisque le groupe manque de personnalités capables de corriger les choses sur le terrain ? La clarté est la clef du succès à différents points de vue. Ainsi que l'esprit d'équipe, la volonté de chacun de s'effacer au profit du groupe. Martinez a fait preuve de courage face à la tempête qu'a déclenchée la non-sélection de Radja Nainggolan. Diriger un groupe de footballeurs, chacun avec son ego, pendant un mois, est une autre paire de manches.