On connaissait déjà le Taureau du Bosphore, Hakan Sükür, ex-star de Galatasaray, l'Inter Milan et Torino entre autres. A présent, c'est le Taureau de Kodikoy qui nous attend, puisqu'il en va là du sobriquet de la nouvelle recrue turque du RSCA, Serhat Akin (24 ans, 1m78 et 76 kilos).
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On connaissait déjà le Taureau du Bosphore, Hakan Sükür, ex-star de Galatasaray, l'Inter Milan et Torino entre autres. A présent, c'est le Taureau de Kodikoy qui nous attend, puisqu'il en va là du sobriquet de la nouvelle recrue turque du RSCA, Serhat Akin (24 ans, 1m78 et 76 kilos). Kadiköy n'est autre que le quartier stambouliote, du côté asiatique, où est implanté Fenerbahçe, le club de provenance du néo-Anderlechtois. L'espace d'un lustre, le jeune attaquant, détenteur de la double nationalité germano-turque, avait défendu les couleurs des Jaune et Bleu après s'être solidarisé d'abord au foot dans son pays natal, à Karlsruhe. Durant cette période, il a disputé quelque 125 matches pour le compte du Fener, avec un total de 41 buts à son actif, soit un goal tous les trois matches en moyenne. S'il a été particulièrement prolifique en 2001-2002, avec 16 roses, la saison passée son compteur personnel est resté bloqué à deux réalisations à peine. Il est vrai qu'au fil du temps, la concurrence s'est singulièrement accrue pour lui. D'abord avec l'arrivée du Néerlandais Pierre van Hooydonck et surtout celle du Français Nicolas Anelka, transféré lors du mercato pour la coquette somme de 15 millions d'euros. Réserviste plus souvent qu'à son tour du fait de la présence de ce duo, Serhat Akin n'a pas voulu prolonger son contrat, qui venait à expiration cette saison, en dépit d'une offre de dernière minute, plantureuse, de son président, Aziz Yildirim. Pressenti par les Ukrainiens de Shakhtar Donetsk, drivés par le Roumain Mircea Lucescu, qui lui avaient fait une offre de deux millions d'euros par an, l'international a préféré les 800.000 euros proposés par Anderlecht. " A ce stade de ma carrière, l'argent n'est pas le plus important ", observe le joueur. " L'essentiel pour moi est de rebondir dans un club de bon niveau et Anderlecht répond sans conteste à ce critère. Chaque année, pour ainsi dire, il dispute la phase finale de la Ligue des Champions et tient invariablement le haut du pavé dans son championnat. C'est également un nom bien établi en Europe, contrairement au Shakhtar qui n'offre pas les mêmes consonances familières. Cet aspect-là était important aussi ". Au Parc Astrid, où il a signé un contrat de trois ans, Serhat Akin portera finalement un maillot floqué à la fois de son prénom, Serhat (et non pas de son nom, Akin, comme Anderlecht l'avait fait lors de sa présentation officielle à la presse, vendredi passé) et du numéro 24. Un nombre qui réfère à la ville d'Erzincan, en Turquie, dont sa famille était originaire avant de s'installer en Allemagne, il y a un quart de siècle. Serhat Akin a d'emblée fait figure de priorité, dans les hautes sphères anderlechtoises, afin de pourvoir à la succession d' Aruna Dindane, annoncé au Racing Club de Lens. Dès le mois de février, le bureau de management anglais Stellar l'avait en effet proposé au Sporting. A l'époque, les Mauves doutaient toutefois de la faisabilité de l'entreprise, entendu que la tête du joueur avait encore été mise à prix pour 5 millions d'euros. Si, par acquit de conscience, le responsable de la cellule scouting, Werner Deraeve, suivit bel et bien ses évolutions, il noua encore bon nombre d'autres contacts. Avec l'Ivoirien Baki Koné de Lorient, notamment, voire avec Jean-Claude Darcheville, des Girondins Bordeaux. Mais tantôt l'indemnité de transfert, tantôt encore les exigences salariales du joueur constituèrent autant de pierres d'achoppement. Le néo-Sportingman, qui peut évoluer indifféremment sur l'aile droite ou à la pointe de l'attaque, ne manque en tout cas pas d'ambition : il vise ni plus ni moins le titre de meilleur buteur la saison prochaine ainsi qu'une accession avec le RSCA en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. " Mes amis û l'ex-Standardman Onder Turaci et l'ex-anderlechtois Samuel Johnson û m'ont toujours dit le plus grand bien de mon nouveau club ", soutient-il. " A moi de m'en montrer digne à présent ". Bruno Govers " Avant l'arrivée d'Anelka à Fenerbahçe, Akin marquait UN BUT TOUS LES TROIS MATCHES "