Samedi 24 octobre 2009. Trois heures avant le coup d'envoi du match Germinal Beerschot-Mouscron, quelques hommes d'apparence asiatique se présentent aux guichets du Kiel. L'un achète six billets pour le match, six autres en acquièrent un chacun. Il n'en faut pas plus pour intriguer l'employé car Zheyun Ye n'était-il pas asiatique comme ces hommes collés au téléphone, expulsés des tribunes ces dernières années ? L'homme alerte le responsable de la sécurité, Steven Van Beethoven.
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Samedi 24 octobre 2009. Trois heures avant le coup d'envoi du match Germinal Beerschot-Mouscron, quelques hommes d'apparence asiatique se présentent aux guichets du Kiel. L'un achète six billets pour le match, six autres en acquièrent un chacun. Il n'en faut pas plus pour intriguer l'employé car Zheyun Ye n'était-il pas asiatique comme ces hommes collés au téléphone, expulsés des tribunes ces dernières années ? L'homme alerte le responsable de la sécurité, Steven Van Beethoven. Van Beethoven et son équipe passent au stade d'alerte supérieur. Il part à la recherche des douze hommes dès le coup d'envoi. Le groupe de six est assis en rang à des places numérotées. Chacun porte une écharpe achetée au fan shop, l'un d'entre eux a également pris une casquette. La compagnie s'amuse. Quatre des six autres ne sont pas rentrés. Van Beethoven trouve les deux autres. " L'un est un supporter banal. Il a sauté en l'air chaque fois que nous avons marqué et son anversois était plus plat que le mien. "Le Beerschot bat Mouscron 3-2 mais le second Asiatique a disparu depuis longtemps quand Bart Goor inscrit le but de la victoire dans les arrêts de jeu. Van Beethoven : " Je me suis dirigé vers lui. Il n'arrêtait pas de téléphoner. Je lui ai dit qu'il n'était plus le bienvenu et il m'a répondu qu'on verrait bien. Il ne parlait pas très bien néerlandais. Je ne l'ai plus vu en deuxième mi-temps. " Van Beethoven n'en était pas à son coup d'essai, ce soir-là. A chaque match à domicile du Beerschot, des stewards ou des supporters lui signalent des Asiatiques au comportement étrange : " Souvent, ce sont des Chinois. Une fois, il s'agissait d'un Flamand. Presque toujours, ils sont des étudiants et parlent allemand ou anglais. Ils s'installent généralement tout en haut de la tribune derrière le but et ne cessent de téléphoner. "Chaque fois, la police intervient. A une exception près, toutes les personnes soupçonnées résidaient légalement en Belgique. Leurs papiers étaient en ordre. On a noté leur numéro de téléphone mais vu qu'ils n'ont commis aucun fait répréhensible - il n'est pas interdit de téléphoner pendant un match -, ils sont rentrés chez eux. Comme le prévoit la procédure, le Germinal Beerschot a prévenu le parquet fédéral et la Cellule sécurité du football de la police fédérale à Bruxelles. Celle-ci ne s'est pas manifestée en retour. Le Chinois qui téléphonait pendant Beerschot-Mouscron était le premier de la saison à être signalé. Van Beethoven n'a plus fait appel à la police : " De toute façon, elle ne donne aucune suite à l'affaire. "Retour à la saison passée, le dimanche 2 novembre 2008. Il y a du spectacle au stade de la Neuville où se produit l'Olympic Charleroi face au FC Liège. Dix buts tombent. Après vingt minutes, les visiteurs mènent confortablement 0-2. Un quart d'heure de folie et un hattrick de NadirSbaa plus tard, l'Olympic a redressé la situation. On marque encore cinq buts en seconde période. Score final : 6-4. Deux spectateurs se distinguent dans la masse des 1.500 présents, moins à cause de leur apparence asiatique que parce qu'ils sont pendus au téléphone, aussi discrètement que possible. Ils ont dissimulé l'oreillette de leur gsm sous une écharpe et le microphone se trouve dans la manche de leur veste. Ils ont pris place dans des tribunes séparées. Quelques agents en civil les surveillent puis les emmènent pour un interrogatoire. Après quelques heures, la police est obligée de laisser partir les deux Chinois. D'après les journaux, l'interrogatoire a révélé qu'ils séjournaient légalement dans notre pays et étaient en contact avec un bureau de paris de Hong-Kong, ce qui n'est pas interdit. Le même mois, l'histoire se répète en Coupe entre Malines et Visé, un match au score-fleuve également (4-3). Selon plusieurs spectateurs, un Chinois ne cesse de téléphoner pendant la partie. La police malinoise lui demande des comptes mais doit le libérer. " Ce Chinois n'a pas commis de fait répréhensible et son permis de séjour était en ordre ", se souvient un des agents. " Je ne sais pas à qui il téléphonait ni pour quelle entreprise il travaillait mais nous n'avions aucun motif pour le retenir. "Les forums de supporters commentent abondamment ce nouveau phénomène et la presse regorge de témoignages sur des Asiatiques téléphonant sans discontinuer. C'est notamment le cas lors du match de Coupe Turnhout-Roulers (1-4), à Malines-Dender (4-1) et à Tubize-Zulte Waregem (0-6). Il est question d'un Iranien à une seule reprise, au stade de la Neuville, moins d'un mois après le 6-4 contre Liège. La police l'emmène pendant Olympic-Tirlemont (0-3) et doit le relâcher faute de charges, comme dans les autres cas. Les premiers Chinois téléphonistes sont apparus bien avant la saison passée. Durant la saison 2005-2006, en pleine affaire Ye, ils se sont même installés sur les bancs de la presse, comme lors du match Lierse-Lokeren (2-0) : leurs documents de presse n'étaient pas valables et ils ont montré une accréditation pour un match de Bundesliga, qui s'était déroulé plus tôt dans la journée. Logiquement, ils ont été expulsés. L'un d'eux parle anglais. Il déclare habiter à Francfort et être sollicité de temps en temps pour suivre un match belge. Après un contrôle de leurs papiers, la police les expédie dans une autre tribune. Ils n'ont pas quitté leur gsm une seconde et abandonnent le stade peu avant le coup de sifflet final pour monter dans une voiture immatriculée en Allemagne. Scénario identique à Saint-Trond, où il est à peine possible de bavarder avec un Asiatique par ailleurs très sympathique : son anglais est trop pauvre et son allemand encore pire, ce qui est étrange pour quelqu'un qui prétend étudier à Francfort. Dans ses papiers, on trouve un billet pour le match néerlandais Top Oss-FC Twente et un duel de Ligue 1 française, le même week-end. Il disparaît à cinq minutes du coup de sifflet final. Les journalistes asiatiques restent des habitués de Gand. Sur le parking, leur auto est immatriculée en Allemagne. La plaque est précédée de HH, qui indique Hambourg, à 500 kilomètres. Han Kin Ho et Chan Kim Wing déclarent toujours travailler pour Nikko Sports ou une variante, comme Apple Daily, un journal chinois qui paraît à Hong-Kong et à Taïwan. Il est interdit en Chine. Sport/Foot Magazine se renseigne auprès de l'association des journalistes de Hong-Kong, qui affirme que ces gens ne sont pas journalistes. Le journal pour lequel ils prétendent travailler n'existe pas. Ce serait le nom d'un magasin de sport ! Au Beerschot, les Chinois ont évoqué " une firme allemande, une sorte d'agence de presse ". L'association de Hong-Kong semble se méfier d'eux et nous conseille d'appeler la police ! Deux ans plus tard, après Olympic-Liège, un quotidien parle de ces Chinois ; " On suppose qu'ils suivent des matches pour le compte de la mafia chinoise des paris. " Interpellé, le procureur fédéral de l'Union belge, René Verstringhe alimente de bon gré les spéculations : " Il y a deux semaines, nous avons déjà reçu un rapport signalant que ce match pourrait être douteux. La déclaration était vague mais ce qui se produit peut démontrer que les parieurs chinois sont à nouveau actifs dans notre pays. " Verstringhe ne va pas plus loin que cette insinuation gratuite. Il ne juge pas le phénomène digne d'une enquête. Pourtant, un coup de fil à Dieter Vanlerberghe l'aurait renseigné. Vanlerberghe est un des directeurs d'Unibet, une des principales agences de paris sportifs en ligne en Europe. Il connaît le phénomène mais n'y voit pas de raison de s'inquiéter : " Ces personnes pendues au téléphone ou occupées sur leur PDA ( Personal Digital Assistant, sorte d'ordinateur de poche) pendant les matches sont au service de bureaux de paris et de bookmakers. Leur activité est tout-à-fait légale : ils transmettent des informations sur le déroulement du match. Dans notre jargon, nous appelons ça du monitoring. Ils sont en contact avec un call-center qui utilise les données téléphoniques ou digitales pour adapter les cours et les cotations des paris. Unibet fait appel à des firmes extérieures qui se consacrent au seul monitoring et fournissent contre paiement des informations en direct des matches de la plupart des championnats. Il arrive aussi que nous envoyions nous-mêmes quelqu'un. Nous voulons être certains de l'exactitude des informations. Nous contrôlons donc les services de ces sociétés grâce aux images TV en direct et à nos propres observateurs. " Le monitoring implique que l'observateur sur place décrive le déroulement du match (voir encadré -Monitoring d'un match). " Ce système n'a pas de faille ", explique Vanlerberghe. " On parie sur de nombreux matches qui ne sont pas diffusés en direct. Le monitoring nous tient au courant de ce qui se passe au stade après deux secondes. C'est crucial pour nous. C'est vraiment une question de secondes, surtout avec la nouvelle tendance des paris, qui consiste à miser en direct. Au lieu d'effectuer un pari préalable sur le résultat, les gens ont aussi la possibilité de parier pendant la rencontre, via notre site web. " Le pari en direct, appelé Real Time Betting (pari en temps réel) offre des possibilités quasi illimitées. On peut parier en cours de match sur l'équipe qui ouvrira le score, qui bottera le premier corner, sur le nombre de cartes distribuées en une mi-temps ou sur le premier averti. Les bookmakers doivent déléguer quelqu'un à tous les matches qu'ils proposent, qu'il s'agisse d'un de leurs collaborateurs ou d'une société extérieure. Ils peuvent ainsi adapter les cotations et les coefficients en une fraction de seconde. Par exemple, si l'équipe locale campe dans la partie de terrain adverse et se crée occasion sur occasion, le parieur en ligne ne pourra pas gagner grand-chose s'il mise sur un but ou un corner de l'équipe locale, puisque le cours va baisser. Pourquoi envoie-t-on des Asiatiques aux matches de D1 et de D2 belges ? " C'est difficile à dire ", répond Vanlerberghe. " Beaucoup de sociétés de monitoring sont issues d'Asie. Elles ne sont actives que depuis quelques années. Je pense donc qu'elles ont envoyé des collaborateurs en Europe afin de mettre en place un réseau d'observateurs. Il est logique qu'ils se tournent vers la communauté asiatique d'Europe mais tout aussi possible qu'ils recrutent à distance, via internet, et là aussi, ils tombent sur des personnes d'origine asiatique, qui consultent leur site. Ce sont sans doute des jeunes qui poursuivent des études et souhaitent arrondir leurs fins de mois ou des compatriotes qui se sont installés ici. Suite à l'affaire Ye et à la panique que provoque la vue d'un Chinois dans nos tribunes, ces personnes sont immédiatement soupçonnées, injustement car souvent, les étudiants belges effectuent aussi du monitoring. On les remarque évidemment moins. "Karl Dhont, le responsable belge de la cellule anticorruption de l'UEFA, le confirme. " La saison dernière, on a observé un Belge francophone à Mons-Club Bruges. Depuis l'explosion des paris en ligne, de telles personnes assistent aux matches de D1 et de D2 de tous les championnats européens. On ne les reconnaît pas toujours. " Internet nous apprend que les Asiatiques ne sont effectivement pas les seuls. Depuis novembre 2008, une personne surnommée Eisenherz se manifeste régulièrement sur les forums internet de différents clubs belges des deux premières divisions. Les supporters communiquent entre eux par le biais de ces forums, qui constituent donc un canal idéal et anonyme pour atteindre maints amateurs de foot. Eisenherz, qui affirme travailler pour la firme Running-Ball, est " à la recherche urgente de personnes intéressées par un travail à temps partiel d'observateurs en direct des matches de la Jupiler ou de l'Exqi League. " Eisenherz, qui écrit parfois sous son vrai nom, Christian, lance toujours le même appel, notamment sur les forums d'Anderlecht, de Roulers, du Club Bruges, de Saint-Trond, de Westerlo, du Standard, de l'Eendracht Alost, du Sporting Charleroi et sur divers forums généraux, comme ceux de l'Exqi League et de Sport.be. Il est très actif et très déterminé. Quand un webmaster décide de supprimer de tels appels, Eisenherz/Christian les replace sans la moindre gêne. Curieux, par un beau dimanche après-midi, nous avons envoyé un e-mail à Eisenherz pour y signaler notre intérêt pour le job. Une demi-heure plus tard, nous recevions une réponse enthousiaste. Eisenherz s'appelle en réalité Christian Hinterholzer et est Autrichien, d'après son mail, rédigé en anglais. Il nous propose sans perdre de temps de nous envoyer une semaine plus tard au match à domicile d'Ostende. Une pièce jointe au mail comprend le mode d'emploi qui précise ce que Running-Ball attend exactement de nous ( cf. le cadre précité). En d'autres termes, après un e-mail plus que sommaire, sans que nous nous soyons présentés, un illustre inconnu autrichien nous propose concrètement de travailler pour lui. La procédure d'embauche est pour le moins rapide ! Les courriels suivants de Hinterholzer montrent qu'il a vraiment besoin de commentateurs en Belgique : " Je désire toujours que tu rejoignes mon équipe. C'est ton championnat et je te veux. " Nous répondons en demandant s'il est possible d'assister à un match en sa compagnie, en guise d'entraînement, mais il refuse. " J'habite en Autriche et je suis actuellement manager de l'Autriche, de l'Allemagne et de la Belgique pour le compte de Running-Ball ", écrit-il. Rencontrer d'autres commentateurs déjà actifs en Belgique semble tout aussi impossible. " Je ne pense pas qu'ils seraient heureux de former un concurrent et je n'ai pas de budget formation. En revanche, j'organise toujours une séance via youtube avec les nouveaux. Qu'en penses-tu ?" Le site de Running-Ball spécifie que l'entreprise est située à Singapour. Nos nombreux appels téléphoniques et e-mails restent sans réponse. Le site n'offre guère d'informations. La société affirme disposer d'un large réseau de correspondants dans plus de 80 pays de tous les continents et être présente dans tous les championnats professionnels du monde. Elle lance un appel, via internet, à des commentateurs pour les championnats de France, d'Angleterre, d'Espagne, d'Allemagne, de Tchéquie, de Suisse et même du Japon, du Ghana et d'Arabie Saoudite. Running-Ball semble également actif aux Pays-Bas. Sur le forum du FC Zwolle, nous découvrons un appel d'un certain Erik Arends, auquel nous téléphonons. Arends : Je suis manager des Pays-Bas depuis peu. Mon prédécesseur ne travaillait pas bien et a été limogé. Ce n'est qu'un travail d'appoint. Je suis étudiant en astronomie. Je dois recruter un maximum de personnes pour commenter les matches des deux premières divisions des Pays-Bas. J'ai moi-même été observateur. Maintenant, je dispatche les autres. Je parviens à couvrir un tiers des matches. Un call-center de Singapour réceptionne les appels mais j'ignore la procédure exacte. Running-Ball vend les informations aux bookmakers et à d'autres sites qui tiennent le public au courant du déroulement des matches. Non. Je n'ai ni vu ni entendu quelqu'un de Singapour. Tout se déroule par e-mails. Non, c'est moi qui l'ai décidé car c'est la solution la plus simple. Je ne connais pas des gens partout aux Pays-Bas. Les commentateurs perçoivent un montant fixe par match, versé sur un compte Moneybookers, une sorte de portefeuille électronique. On peut facilement y verser et en retirer de l'argent. Je suis également payé par ce biais. Non mais tout est parfaitement légal. J'ai demandé au fisc ce que je devais faire de ces rentrées et il m'a conseillé de les déclarer moi-même afin d'être en ordre avec la sécurité sociale. En résumé, voici la méthode de travail : des étudiants se rendent au stade. Peu avant le coup d'envoi, un numéro caché les appelle. Ces étudiants ne savent pas pour qui ils travaillent ni qui les appelle. La langue véhiculaire est l'anglais. Un match rapporte 70 euros mais la somme varie de 50 à 100 euros en fonction du niveau de la joute. Le commentateur paie lui-même son déplacement et son billet, ce qui explique sans doute pourquoi certains tentent de se faire passer pour des journalistes. Nous découvrons l'existence d'un autre Running-Ball, mais sans tiret : Runningball. Cette firme est également spécialisée dans l'offre d'informations sportives en direct. Son siège est sis en Suisse et son site comporte beaucoup plus d'informations que celui de Singapour. Nous parvenons à joindre le président Thomas Brutter. " Que dites-vous ? Runningball avec tiret ? Jamais entendu parler. " Pendant qu'il découvre avec un étonnement croissant le site du Running-Ball asiatique, Brutter nous remercie du conseil : " J'envoie immédiatement un courriel à notre CEO ! " Les Suisses paient le ticket de leurs collaborateurs mais il y a une autre différence. Le Running-Ball de Singapour demande que ses commentateurs mentionnent tout ce qui peut mener à un but ou influencer le résultat, comme les cartes jaunes et rouges. Si un étudiant présent au stade Constant Vanden Stock annonce que MbarkBoussoufa va botter un coup franc juste en-dehors du rectangle, l'Asie va immédiatement revoir à la baisse le cours d'une victoire d'Anderlecht. Le Runningball suisse va plus loin. Il exige des informations détaillées, puisqu'on peut aussi parier, entre autres, sur le nombre de remplacements, le pied avec lequel on marque ou la minute du premier corner. Les commentateurs ne sont pas pendus au téléphone : ils sont munis d'un lap-top miniature. " Le Runningball européen est une société reconnue de monitoring, tout à fait correcte ", précise Vanlerberghe. " Je ne suis pas surpris qu'une société soit basée à Singapour avec un nom à peine différent. Elle a des hommes en Belgique mais ils ne travaillent que pour le marché asiatique. En Europe, les bookmakers et les sociétés apparentées font l'objet de contrôles stricts. L'Asie n'en est pas encore là. Certaines sociétés asiatiques sont louches et alimentent sciemment le flou. Elles démolissent le marché. Je me suis renseigné et aucun des grands bookmakers européens ne travaille avec le Running-Ball de Singapour. "Selon Karl Dhont, " on ne trouve guère de preuves accablantes contre cettesociété ". Notre enquête intéresse vivement la cellule Sécurité du football à Bruxelles. " Nous avons besoin de plus de données sur ce phénomène pour avancer ", commente un commissaire. " Les dernières informations viennent de D1 et de D2 mais nous n'avons plus rien appris ces derniers mois mais cela a-t-il cessé pour autant ? Nous n'en avons pas la moindre indication. "D'après ce que le commissaire et son équipe savent, les contacts des Asiatiques transitent par l'Allemagne et l'Autriche. " Via une société ? Disons plutôt via quelqu'un. " Il ne précisera pas s'il vise Christian Hinterholzer et Running-Ball mais confirme qu'il n'a pas constaté de contacts directs avec la Chine. " Il ne faut pas chercher aussi loin. "Le commissaire poursuit : " Le Parquet ne mène aucune enquête. Tout ce que nous pouvons faire, c'est contrôler les papiers de quelqu'un. Ceux-ci étaient toujours en ordre. Nous ne pouvons vérifier si quelqu'un qui est inscrit comme étudiant poursuit effectivement ses études. Pour que le Parquet entre en action, nous devons avoir des indications de fraude de match. Il n'y en a pas. Il n'y a pas le moindre lien entre ces Asiatiques présents dans nos tribunes et la manipulation de matches. "PS : si vous avez des RÉactions, ÉCrivez À jan.hauspie@roularta.be ou bregt.vermeulen@roularta.be. Merci. par bregt vermeulen & jan hauspie" Je vois des Chinois dans les stades de D2 depuis des années... Rien de nouveau sous le soleil. "" Des étudiants belges se chargent souvent du monitoring. On les remarque moins. "" Il n'y a pas le moindre lien entre ces Asiatiques présents dans nos tribunes et la manipulation de matches. "