Chacun a assurément encore en mémoire les images de la blessure que le Molenbeekois Richard Culek s'était occasionnée lors du derby à Anderlecht. Une fracture du péroné, assortie d'une lésion des ligaments de la cheville. Et qui s'ajoute à des faits similaires dont ont été victimes des gars comme Thomas Chatelle voire Mustapha Oussalah, victimes de déchirures des ligaments croisés du genou, non ...

Chacun a assurément encore en mémoire les images de la blessure que le Molenbeekois Richard Culek s'était occasionnée lors du derby à Anderlecht. Une fracture du péroné, assortie d'une lésion des ligaments de la cheville. Et qui s'ajoute à des faits similaires dont ont été victimes des gars comme Thomas Chatelle voire Mustapha Oussalah, victimes de déchirures des ligaments croisés du genou, non pas au Parc Astrid mais à Lokeren, l'un avec Genk la saison passée et l'autre durant sa période mouscronnoise, un an plus tôt. Faut-il y voir de simples accidents de parcours, liés à la seule fatalité, ou bien l'aire de jeu doit-elle être mise également en cause ? Toujours est-il que certains ont relevé que tant à Daknam qu'au Parc Astrid, la pelouse n'est plus constituée de seuls brins d'herbe, mais aussi de fibres synthétiques, dans une proportion de 7 à 11 % de la surface totale. Et c'est précisément cet artifice qui est montré du doigt, même si aucune étude n'a démontré, jusqu'à présent, qu'il y avait bel et bien un lien entre ces gazons remodelés et les bobos plus ou moins sérieux des acteurs. " La surface est plus résistante, dans la mesure où les véritables brins finissent par s'enrouler autour des fils de polypropylène ", observe le médecin du FC Brussels, Louis Kinnen. " Par là même, les plaques de gazon ne se détachent plus comme autrefois, en cas de tacle glissé par exemple. C'est bon pour l'entretien puisque l'herbe est mieux enracinée, mais il y a un revers à la médaille : elle accroche d'autant plus. Avec, comme conséquence, un taux plus élevé de pépins physiques. Je ne prétends pas que les proportions sont plus élevées. Mais les lésions sont plus sérieuses ". Un constat quand même : tous les accrocs se sont produits, jusqu'à présent, dans le chef de joueurs évoluant dans le camp visiteur. Pur hasard ou bien la nature des crampons utilisés est-elle susceptible d'expliquer l'une ou l'autre chose ? " Il y a sûrement un lien ", observe Eric Dehaeseleer, le physical trainer d'Anderlecht. " Chez nous, les joueurs ont dû s'adapter, en testant les studs les plus adéquats . Mais on peut fort bien comprendre que certains, qui ne sont pas habitués à jouer sur un semi synthétique, soient pris un peu au dépourvu. " BRUNO GOVERS