Sport/Foot Magazine a lancé une vaste enquête par internet auprès des supporters du pays et celle-ci a obtenu un grand succès. Linda Scheerlinck, la responsable Research de Roularta Media Group, dévoile les coulisses de ce sondage national qui sera présenté, commenté et analysé prochainement.
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Sport/Foot Magazine a lancé une vaste enquête par internet auprès des supporters du pays et celle-ci a obtenu un grand succès. Linda Scheerlinck, la responsable Research de Roularta Media Group, dévoile les coulisses de ce sondage national qui sera présenté, commenté et analysé prochainement. Oui, c'est bien plus que la plupart des autres enquêtes. Généralement, on touche 1.500 personnes si on a de la chance. Ce n'est pas par intérêt. Il y avait certes des cadeaux à gagner, mais le supporter aime d'abord donner son avis. Et il le fait plus volontiers via internet. Ce n'est pas toujours le cas. Si je dois récolter des données sur des médecins ou des pharmaciens, la formule papier fonctionne mieux. Ici, nous avons uniquement privilégié la formule online. Nous avons envoyé 5.000 questionnaires par mail à des abonnés. La moitié a répondu. Un lien a été mentionné dans la newsletter. Et John Baete, le rédac-chef de Sport/Foot, a repris le lien sur Facebook. Nous avons d'ailleurs obtenu plus de 1.000 réponses via le réseau social. Le positif : peu de gens ont abandonné le questionnaire. Quand c'est trop long, certains décrochent. Il y a des enquêtes où la moitié des répondants laisse tomber ! Ici, le nombre s'est limité à 500. Nous sommes partis d'un questionnaire de l'ULB. Mais il y avait trop de questions ouvertes, ce qui a nécessité un travail de reformulation de la rédaction de Sport/Foot et de ma part. Par exemple, on demandait à une personne de dire quel club elle supporte, sans préciser la division. On a restreint aux clubs de D1. Par contre, on a choisi de laisser ouverte la même question pour les clubs étrangers. Ce qui débouche sur un boulot de dingue car les gens expriment différemment la même réponse. Pour le Bayern Munich, je trouve " B. Munich ", " Munich ", " Bayern ", " München ", etc. Mon gamin de neuf ans y joue. Cet été, on était en vacances en Espagne et on a assisté à la Supercoupe entre le Real Madrid et Barcelone. Avec le temps, j'ai compris que les supporters ne criaient pas " Merci " mais " Messi " (elle rit). Il a aussi fallu m'expliquer les play-offs belges car je ne comprenais rien. Oui. On est plus vigilant avec les questionnaires politiques car il est déjà arrivé que des partis demandent à leurs membres de participer. Ici, on voit mal les clubs agir de la même manière avec leurs supporters. Anderlecht ne recevra aucun prix s'il est le club le plus populaire ! PAR SIMON BARZYCZAK