Jean Marc Guillou, le manager sportif de Beveren, nous a juré jeudi dernier, avant la troisième victoire de rang de son équipe contre le GBA, que son équipe pourrait être troisième du championnat en tenant compte des matches où elle alignait au minimum huit de ses Ivoiriens! Samedi soir, contre les Anversois, ils n'étaient que six au coup d'envoi, Moussa Sanogo ne montant qu'à la 89ème minute à la place de Venance Zezeto.
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Jean Marc Guillou, le manager sportif de Beveren, nous a juré jeudi dernier, avant la troisième victoire de rang de son équipe contre le GBA, que son équipe pourrait être troisième du championnat en tenant compte des matches où elle alignait au minimum huit de ses Ivoiriens! Samedi soir, contre les Anversois, ils n'étaient que six au coup d'envoi, Moussa Sanogo ne montant qu'à la 89ème minute à la place de Venance Zezeto. Beveren vient de marquer les imaginations trois fois de suite en prenant la mesure de St-Trond (2-0), Lokeren (1-2) et du GBA (3-1). Du football offensif qui rigole, avec de la technique en mouvement et des buts plus que jolis.Guillou doit avoir raison dans sa statistique. Grâce aux règlements belges qui ne limitent pas le nombre d'étrangers par club, Beveren compte actuellement 11 Ivoiriens dans son noyau et vient d'en aligner un nombre important lors des trois derniers matches.Contre St-Trond: Emmanuel Eboué, Arsène Né, Arthur Boka, Yaya Touré, Gilles Yapi Yapo,Constant Kipré Kaiper et Venance Zezeto furent alignés. Sept effectifs, le réserviste Sanogo ne montant qu'à la fin du match. Zezeto marqua l'un des buts et Davy Theunis l'autre. A Lokeren, le coach Herman Helleputte avait repris Eboué, Né, Boka, Yapi Yapo, Touré, Kaiper, Zezeto et Joss Péhé: huit Ivoiriens et les deux buts venant de Kaiper. Contre le GBA, il ne furent donc que six: Kaiper, Zezeto, Boka, Eboué, Né, Touré et le réserviste Sanogo, les buts étant marqués par Kaiper, Yapi Yapo et Steven Wostijn. Beveren est dixième aujourd'hui alors que l'équipe aurait dû jouer en D2 cette saison sans les refus de licences du RWDM et d'Alost. Mais il ne s'agit pas d'un simple heureux concours de circonstances. Le Beveren actuel regorge de talents arrivés à maturation à Abidjan au sein de l'Académie de Guillou. On connaît son histoire et son idée d'investir le marché belge la saison dernière. Les joueurs présents en 2001-2002 étaient Né, Touré, Péhé, Yapi Yapo et Zezeto. Six au total. Les derniers arrivés ont fait la différence...Le projet de Guillou à Abidjan date de 1994 et depuis, il n'a cessé de produire des éléments plus que prometteurs. Selon lui, une quarantaine, de quoi bâtir trois équipes de bon niveau. Il ne faut pas oublier qu'un certain Kolo joue à Arsenal, sans oublier Dindane à Anderlecht, Zokora à Genk et Copa à Rennes. Une quinzaine de ces joueurs ont déjà été alignés en équipe nationale A et bien plus en sélections nationales d'âge ou olympique! Guillou a constamment donné la preuve que son système de détection et de formation fonctionne à merveille et il n'est embêté actuellement que par ses problèmes avec le club de l'ASEC Abidjan, qui servait de rampe de lancement en Côte d'Ivoire à ses jeunes pousses. Les ponts sont rompus entre l'Académie et le club...qui l'a fait condamner à cinq ans de prison pour fraude. Mais le projet continue à Abidjan et Guillou est persuadé qu'il y retournera un jour, quand les choses seront clarifiées. En attendant, son centre de formation déborde toujours de talents et Guillou a demandé à la FIFA de trouver une solution pour les joueurs bloqués à l'ASEC.Mis à part les quelques réussites individuelles précitées, la remontée de Beveren n'est plus improbable. Le club est à la dixième place et ce ne sera pas qu'un feu de paille. Sauf que quelques joueurs participeront en mars à la Coupe du Monde des moins de 20 ans...car les dates de naissance des Ivoiriens de Beveren sont comprises entre 81 et 83.On ne sait où pourrait s'arrêter ce groupe s'il continuait à travailler ensemble. Mais doit-on penser que les résultats amèneront beaucoup plus de monde à Beveren? Difficile à dire. Jusqu'à présent, Lokeren -qui opère une politique d'occupation étrangère du terrain quasi maximale tout en obtenant de bons résultats - ne vend pas beaucoup plus de tickets qu'avant, en tout cas. Plus les Ivoiriens sont alignés, plus Beveren gagne