Du côté du Staaienveld, on espère fortement que le nouvel attaquant, Henri Munyaneza, devienne le nouveau Salou Ibrahim. Tant physiquement que mentalement, il est vrai qu'ils se ressemblent et qu'ils impressionnent. Munyaneza est Rwandais. Il a donc échappé aux dramatiques événements survenus il y a quelques années dans son pays, ce qui n'est pas le cas de sa famille, assassinée.
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Du côté du Staaienveld, on espère fortement que le nouvel attaquant, Henri Munyaneza, devienne le nouveau Salou Ibrahim. Tant physiquement que mentalement, il est vrai qu'ils se ressemblent et qu'ils impressionnent. Munyaneza est Rwandais. Il a donc échappé aux dramatiques événements survenus il y a quelques années dans son pays, ce qui n'est pas le cas de sa famille, assassinée. Munyaneza est donc venu relancer son existence en Belgique. Le plus beau sport au monde, le talent, l'humilité et une force de caractère sans failles sauvent Henri. Il explose en D3 au FCV Dender. Ses débuts dans la Jupiler League, il les ponctue d'un but contre Anderlecht... Un autre éclat de la première journée fut la prestation de Jonathan Blondel. Limite conspué après deux saisons ratées à Tottenham Hotspur et au Club Bruges, Jonathan a brillé. Une prestation qui demande confirmation. Grâce à lui, les téléspectateurs de Belgacom TV ont eu droit à un spectacle footballistique en guise d'ouverture du championnat. Blondel a généreusement démontré que sa résurrection personnelle était due à l'abandon d'une vie polluée par les excès et à la bonne approche de son coach. Emilio Ferrera sera-t-il l'artisan d'un nouveau souffle à Bruges, plus technique et plus glamour ? On a déjà eu, en tout cas, un petit aperçu de ses prétentions. Le Club entretient quelque chose de particulier avec les Limbourgeois. Après Borkelmans, Vandereycken et autres Leekens, Daerden est également un joueur entier, volontaire, acharné au sens propre comme au sens figuré. Le football moderne, le Standard peut en parler... Après une saison passée au Standard, Mémé Tchité rejoint les rangs anderlechtois ennemis. Sans se soucier de l'aveuglante tenue orange fluo de Bart Deelkens -" Un steward entre les perches ?", s'exclamèrent certains supporters- Mémé a fait ce qu'il avait fait de mieux au Standard : marquer. Une fois n'est pas coutume, une ancienne gloire portugaise a atterri en terres liégeoises : Ricardo Sà Pinto, numéro 76, l'année de fondation du plus gros club de supporters du Sporting Lisbonne, son club. Johan Boskamp, le polyglotte du football, va devoir harmoniser un noyau complexe, trempé dans le talent et les caractères bouillonnants. Il a déjà réussi à Bruxelles alors pourquoi pas dans un des clubs les plus difficiles du pays, le Standard ? S'il échoue, nos téléspectateurs et les amoureux du ballon rond en général n'oublieront jamais ses truculentes interventions, celles d'une vie et d'une passion indicible pour le football. A méditer. PIERRE DANVOYE