Les supporters du Standard n'avaient pas oublié Régis Genaux samedi dernier contre Mouscron. Alors que le club n'avait rien prévu comme hommage pour le premier match à Sclessin depuis son décès (les Rouches ont joué au G. Beerschot et à Lokeren depuis), une belle et large banderole " R. I. P. Régis, merci pour tout " fut déployée en première mi-temps. Et si, à l'avenir, les fans chantaient son nom à la 2e minute de chaque match ? Le 2, c'était son numéro à ses débuts au Standard. Par la suite, il changea : le 13 à Udine et le 17 pour sa seconde époque Standard. Pour ceux qui croient à la numérologie, le 13 a le même sens en Belgique qu'en Italie : certaines écoles disent qu'il porte bonheur et d'autres qu'il porte malheur. Quant au 17, s'il est totalement n...

Les supporters du Standard n'avaient pas oublié Régis Genaux samedi dernier contre Mouscron. Alors que le club n'avait rien prévu comme hommage pour le premier match à Sclessin depuis son décès (les Rouches ont joué au G. Beerschot et à Lokeren depuis), une belle et large banderole " R. I. P. Régis, merci pour tout " fut déployée en première mi-temps. Et si, à l'avenir, les fans chantaient son nom à la 2e minute de chaque match ? Le 2, c'était son numéro à ses débuts au Standard. Par la suite, il changea : le 13 à Udine et le 17 pour sa seconde époque Standard. Pour ceux qui croient à la numérologie, le 13 a le même sens en Belgique qu'en Italie : certaines écoles disent qu'il porte bonheur et d'autres qu'il porte malheur. Quant au 17, s'il est totalement neutre en Belgique, il porte résolument malheur en Italie... Bref Régis, on ne t'oublie pas, comme en témoignent les messages qui se sont accumulés sur le site officiel du club. Enzo Scifo, lui, n'oubliera pas de si tôt son déplacement à Sclessin de samedi dernier. Il a encaissé les cartes rouges de Jérémy Sapina et Matthieu Assou-Ekoto, les renvois dans la tribune de son assistant Geert Broeckaert et lui-même, plus les mises au point critiques de Laszlo Bölöni. Devant son dug-out, Scifo a pété un câble. Et rebelote en conférence de presse : " Cartes rouges imméritées (...) arbitrage incompétent (...) c'est comme ça depuis le début de la saison (...) y'en a marre et j'assume ". Enzo y est allé tellement fort que Bölöni, estimant qu'en critiquant l'arbitrage de cette manière son collègue pouvait faire comprendre que le Standard avait été favorisé, répliqua fermement : " Je comprends que tu sois frustré par ce qui est arrivé, mais les exclusions de tes joueurs sont méritées (...) tes deux joueurs t'ont trahi (...) si tu veux réformer l'arbitrage, c'est ton problème. " Le match verbal est à voir sur www.sport.be et c'est un document unique. Enzo et Laszlo se connaissent de la France. Durant les nineties, le premier jouait à Monaco pendant que le second coachait Nancy. Samedi, ils se sont heureusement quittés en se serrant la main, sans aucune animosité. Et le lendemain, après avoir vu les images, Enzo avouait qu'il avait été trop loin à l'égard de l'arbitre et s'excusait. Il y aura toujours du gentleman en lui. Scifo l'avait mauvaise, mais l'arbitre Benoni Burie avait eu raison d'exclure Sapina sur son tacle assassin. Dommage, évidemment, car le match était déjà perdu d'avance à la 13e minute pour les Hurlus, mais le seul responsable en était Sapina. La suite de la rencontre allait voir Mouscron prendre la mouche à l'égard de l'arbitre pour tout et n'importe quoi. Un match nerveux, mais on aimerait davantage voir les arbitres prendre leurs responsabilités comme Burie... Comme ce ne fut pas le cas à Club Bruges-Anderlecht où des Karel Geraerts et Jeroen Simaeys s'en sortirent injustement comme des fleurs. Samedi, le Standard a gagné sans livrer une prestation mémorable. Mais on connaît le phénomène. Les Rouches sont ainsi faits que leurs meilleures performances ne sont obtenues que face à des équipes au moins aussi fortes, offensives et dominantes. Elles mettent les nombreuses qualités défensives du Standard à contribution et laissent de l'espace à son attaque pour frapper. Contre un adversaire qui reste derrière, le Standard a toujours plus de mal. Donc, si les choses se passent comme d'habitude, il sera meilleur demain en Coupe UEFA au Partizan Belgrade que contre Mouscron. Les Serbes doivent gagner pour encore espérer sortir du groupe et ils vont attaquer, ce qui permettra au Standard de contrer. Mais hors cette donnée tactique qui dépend de l'adversaire, le Standard conserve une caractéristique propre parfois préoccupante : son inefficacité devant le but adverse. Si samedi, Igor de Camargo et Milan Jovanovic ont marqué facilement, ce ne fut pas le cas de Leon Benko, chargé de la difficile mission de remplacer un Dieumerci Mbokani suspendu. Mais le Croate est un bon joueur, qui a le mérite d'être de plus en plus présent au bon endroit. Il finira par marquer. PAR JOHN BAETE