Lancé en novembre, We are the best, le nouvel hymne du Standard, s'est imposé comme une des grosses ventes musicales de cette fin d'année. Speaker du club, Jacques Massart est l'une des chevilles ouvrières du projet.
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Lancé en novembre, We are the best, le nouvel hymne du Standard, s'est imposé comme une des grosses ventes musicales de cette fin d'année. Speaker du club, Jacques Massart est l'une des chevilles ouvrières du projet. Comment expliquer ce succès ? Jacques Massart : C'est d'abord dû à la ferveur du public liégeois. Trois mois avant sa sortie officielle, on y est allé crescendo en lançant une démo avant le coup d'envoi et à la mi-temps des matches. Les supporters ont directement accroché ! J'ai reçu des milliers de demandes d'informations. Ensuite, il y a la qualité du morceau. Il est fréquemment diffusé dans les soirées et les discothèques, ce qui prouve qu'il dépasse le simple contexte footballistique. J'aurais été présomptueux de miser sur de telles ventes, surtout à un moment où l'industrie du disque se dit en crise. Mais 25.000 exemplaires ont été écoulés et le titre a été numéro 1 des téléchargements pendant plusieurs jours sur la plate-forme iTunes. Peut-on parler de phénomène liégeois ? Ou bien les ventes impliquent-elles toute la Wallonie ? La Wallonie est totalement concernée et la Flandre commence à être touchée. Il y un effet boule de neige et des pays comme l'Allemagne s'y intéressent. Le CD contient deux versions propres au Standard et deux versions neutres. Ces deux derniers morceaux interpellent les spécialistes étrangers, qui réfléchissent à une adaptation. Qui ramasse les bénéfices : le Standard ou les compositeurs ? Chacun y trouve son compte. L'image du Standard est utilisée Il est donc normal que le club empoche une partie des gains. Et le public ? Il entame le morceau à chaque rencontre ? Oui ! Un moment important s'est produit lors de Standard-Arsenal. Après vingt minutes de jeu, sans aucune concertation, des supporters ont commencé à le chanter et tout le stade l'a repris. A Athènes, pareil avec les trois milles spectateurs qui avaient effectué le déplacement. Contre l'AZ, dix secondes avant le coup franc de Benjamin Nicaise pour Sinan Bolat, l'air est monté des gradins. Aujourd'hui, le public le chante en permanence. En championnat, il ne vous a pas porté chance: jusqu'au match contre Lokeren, le Standard n'avait plus gagné depuis sa sortie!Les supporters ne sont pas superstitieux et ils savent que le morceau les a aidés en coupe d'Europe ! Grâce à ce succès, vous avez même été sélectionné parmi les personnalités liégeoises de l'année. Quand des amis m'en ont averti, j'ai pensé à une bonne blague. Cela situe la démesure de cet événement. Quelle est la prochaine étape : faire chanter les joueurs ?C'est prévu ! Mais certains ne sont pas encore au courant, alors je reste discret.