Au coup d'envoi de sa cinquième saison à la tête du Sporting, Mazzù a vu son immuable colonne vertébrale perturbée par le départ de Marcq, l'un des pions essentiels du dispositif qui avait permis aux Zèbres de s'inviter dans le top 6 la saison dernière. Le noyau a connu un lifting plutôt inédit, puisque quatre titulaires en puissance ont rejoint le Pays Noir cet été.
...

Au coup d'envoi de sa cinquième saison à la tête du Sporting, Mazzù a vu son immuable colonne vertébrale perturbée par le départ de Marcq, l'un des pions essentiels du dispositif qui avait permis aux Zèbres de s'inviter dans le top 6 la saison dernière. Le noyau a connu un lifting plutôt inédit, puisque quatre titulaires en puissance ont rejoint le Pays Noir cet été. Malgré les envies de départ de Mata et N'Ganga, la défense est le secteur qui affiche sans doute le plus de certitudes. Entre les perches, Penneteau reste le numéro 1, préféré à l'excellent Mandanda pour son expérience et son coaching. Le capitaine Martos reste le leader de la défense centrale, où il sera associé à Dessoleil, qui profite de la longue indisponibilité de Willems pour entamer la saison dans la peau d'un titulaire. Zajkov, pourtant très prometteur, et Célestine ne devraient pas souvent quitter le banc cette saison, vu la hiérarchie très claire en charnière. Sur les côtés, Marinos retrouve à droite un statut de titulaire qu'il avait perdu suite à l'éclosion de Mata. En cas de départ de l'Angolais, une doublure du Grec devrait être recrutée. À gauche, c'est la recrue Nurio qui semble en pole pour s'installer dans le onze, laissant le moins convaincant Boulenger à son statut de remplaçant. Le départ de Marcqa été compensé par le recrutement d'Ilaimaharitra, mais le Français manquera le début de saison à cause d'une blessure. Aux côtés de l'infatigable Diandy, c'est donc Saglik qui devrait entamer le championnat, prenant le dessus sur Hendrickx grâce à la précision de son pied gauche, précieux pour botter les phases arrêtées. Face à ce quatuor, difficile pour le jeune Rodès, promu dans le noyau pro, d'envisager du temps de jeu. Sur les flancs, la concurrence risque de faire rage. À gauche, Baby est le seul qui semble avoir la voie libre, puisque Tainmont est sur le départ et que ses trois concurrents semblent plus à l'aise sur le flanc opposé. Là, ce sont les dribbles de Lukebakio qui tiennent visiblement la corde, préférés à la pointe de vitesse de Fall et aux centres précis d'un Remacle qui lutte depuis de longues semaines avec un genou récalcitrant. Prêté par Anderlecht, Dodi présente l'avantage d'offrir des solutions dans les intervalles, et d'ainsi offrir des espaces à l'activité débordante de Marinos. Puisqu'il dispose des armes et des profils nécessaires pour le mettre en place, Mazzù devrait se diriger vers un 4-4-2, son système favori. Avec une subtilité possible : s'il trouve enfin de la continuité dans ses actions de génie, Benavente pourrait exploser cette saison, et s'installer en soutien de l'attaquant de pointe dans un rôle de neuf et demi. Dans le cas contraire, les deux places les plus avancées du dispositif carolo devraient se disputer entre trois hommes. Débarqué dans la peau du challenger, Rezaei est rapidement devenu favori pour obtenir une place de titulaire. Intelligent dans son pressing et plutôt fin techniquement, l'Iranien semble être une version améliorée du profil de Pollet, un temps cité sur le départ, et qui devra batailler pour une place dans le onze. Plus unique dans un registre de pivot qu'il a beaucoup amélioré en l'espace d'un an, Bédia devrait occuper le second poste d'attaquant. L'Ivoirien suscite de grandes attentes au sein du club, qui voit en lui l'homme qui doit réinstaller un nom carolo dans les premières places d'un classement des buteurs rapidement déserté par les Zèbres l'an dernier. Charleroi semble mieux armé qualitativement qu'il y a un an, mais a perdu une partie de cette stabilité qui lui avait permis d'engranger, en début de saison, de précieuses unités dans la course aux play-offs. Au vu des mouvements opérés par la concurrence, les Zèbres ne semblent pas faire partie des six meilleures équipes du pays sur le papier. Mais Felice Mazzù a pris l'habitude de faire décoller le papier en le posant sur le terrain. Il faudra encore compter avec son Sporting dans la course au top. GUILLAUME GAUTIER