Pourquoi être tellement étonné des succès en déplacement d'Anderlecht cette saison, alors que les Mauves jouent à domicile en prenant déjà toutes les précautions possibles et imaginables ? Hugo Broos est un épicier et on sourit en repensant à certaines déclarations récentes du nouveau manager Herman Van Holsbeeck, qui voudrait tant redonner à Anderlecht son allant offensif d'antan.

Samedi soir, contre Gand, Broos a aligné Vincent Kompany devant une défense à quatre. En fait, cela faisait cinq défenseurs car le plus jeune Anderlechtois ne fut d'aucune utilité offensive. Bien sûr, il y eut l'assist qu'il donna à un Seol oublié par la défense gantoise au milieu du rectangle adverse après une minute de jeu, mais un bon Scolaire en aurait fait autant. Pour le reste, Kompany s'est dépensé sans compter mais on doute qu'il fasse carrière à cette position.

Pourquoi Broos l'a-t-il mis là ? Pour le faire courir et maigrir ? Pour faire un peu jouer Glen De Boeck ? Toujours est-il qu'Anderlecht présenta un visage très déséquilibré. Walter Baseggio dut encore plus que d'habitude fonctionner en tant que milieu créateur, mais on sait que son avenir à lui se situe un rien plus en retrait.

Pendant une heure de jeu, Anderlecht eut une occasion. : sur le but de Seol. Pour le reste, rien. Un ennui mortel et inacceptable avait envahi le stade Constant Vanden Stock alors qu'il abrite une équipe sur une voie royale en championnat. Et Broos qui gesticulait sur la ligne de touche sans prendre la décision que tout le monde attendait : faire monter Pär Zetterberg au jeu. Ce fut finalement le cas, et le Suédois délivra instantanément un caviar à Ivica Mornar qui marqua. Comme par enchantement, un nombre incroyable de ballons transita par Zetterberg qui améliora nettement le jeu de son équipe au point de créer d'autres occasions de but.

Après le match, le coach des Mauves reprocha à son équipe d'avoir mal joué pendant une bonne heure. Evidemment...

Broos est très fort. En prolongeant son bail à Anderlecht, il a définitivement gagné le match contre une belle idée du football. On peut sans doute compter sur lui pour obtenir des résultats, mais ce ne sera jamais beau à voir. Et on sait qu'en sport, quand la manière n'y est pas, on ne va jamais vraiment loin. Le pire dans la menace de la disparition définitive du mythe du beau jeu anderlechtois est que le public ne se sent même plus le dépositaire d'une revendication esthétique. Il n'a commencé à scander le nom de Zetterberg qu'au début de son échauffement, le long de la ligne de touche. Au temps des années que Van Holsbeeck et tant d'autres voudraient retrouver, le public aurait exigé Zetterberg sur le terrain après 22 minutes et 45 secondes.

Le week-end dernier, le spectacle eut lieu ailleurs, et notamment grâce à un Mouscron déjà affaibli qui gagne à 11 contre neuf (faut-il que Georges Leekens apprenne bien à ses joueurs de n'avoir peur de rien !), à des Zèbres qui ont rayé du terrain un Genk pourtant efficace cette saison (le travail de Robert Waseige paye enfin !) et un La Louvière dans un bon jour (mais qu' Ariel Jacobs a raison quand il dit que ses Loups devraient toujours se montrer plus gourmands !).

Il n'y a finalement que le Standard pour lequel le ballon n'a pas roulé, mais il a au moins su se créer des occasions et, de la sorte, les frères D'Onofrio peuvent continuer à rêver à la Ligue des Champions.

Quant à Bruges, il a tiré ses dernières cartouches en engageant dans ce mercato le Brésilien Victor (pas mauvais au Germinal Beerschot mais pas vraiment un buteur) et le Croate Bosko Balaban (qui s'est planté à Aston Villa). Deux attaquants alors que c'est au niveau de la créativité pure que les champions en titre souffrent peut-être le plus.

Faut-il penser qu'à l'avenir le trio d'entrejeu brugeois sera composé de Gert Verheyen, Timmy Simons et Gaëtan Englebert ? Trond Sollied a de toute manière intérêt à trouver la bonne formule car le Club Brugeois est toujours engagé sur trois fronts et veut absolument remporter un trophée.

par John Baete

Les frères D'Onofrio peuvent continuer à RÊVER à LA LIGUE DES CHAMPIONS

Pourquoi être tellement étonné des succès en déplacement d'Anderlecht cette saison, alors que les Mauves jouent à domicile en prenant déjà toutes les précautions possibles et imaginables ? Hugo Broos est un épicier et on sourit en repensant à certaines déclarations récentes du nouveau manager Herman Van Holsbeeck, qui voudrait tant redonner à Anderlecht son allant offensif d'antan. Samedi soir, contre Gand, Broos a aligné Vincent Kompany devant une défense à quatre. En fait, cela faisait cinq défenseurs car le plus jeune Anderlechtois ne fut d'aucune utilité offensive. Bien sûr, il y eut l'assist qu'il donna à un Seol oublié par la défense gantoise au milieu du rectangle adverse après une minute de jeu, mais un bon Scolaire en aurait fait autant. Pour le reste, Kompany s'est dépensé sans compter mais on doute qu'il fasse carrière à cette position. Pourquoi Broos l'a-t-il mis là ? Pour le faire courir et maigrir ? Pour faire un peu jouer Glen De Boeck ? Toujours est-il qu'Anderlecht présenta un visage très déséquilibré. Walter Baseggio dut encore plus que d'habitude fonctionner en tant que milieu créateur, mais on sait que son avenir à lui se situe un rien plus en retrait. Pendant une heure de jeu, Anderlecht eut une occasion. : sur le but de Seol. Pour le reste, rien. Un ennui mortel et inacceptable avait envahi le stade Constant Vanden Stock alors qu'il abrite une équipe sur une voie royale en championnat. Et Broos qui gesticulait sur la ligne de touche sans prendre la décision que tout le monde attendait : faire monter Pär Zetterberg au jeu. Ce fut finalement le cas, et le Suédois délivra instantanément un caviar à Ivica Mornar qui marqua. Comme par enchantement, un nombre incroyable de ballons transita par Zetterberg qui améliora nettement le jeu de son équipe au point de créer d'autres occasions de but. Après le match, le coach des Mauves reprocha à son équipe d'avoir mal joué pendant une bonne heure. Evidemment... Broos est très fort. En prolongeant son bail à Anderlecht, il a définitivement gagné le match contre une belle idée du football. On peut sans doute compter sur lui pour obtenir des résultats, mais ce ne sera jamais beau à voir. Et on sait qu'en sport, quand la manière n'y est pas, on ne va jamais vraiment loin. Le pire dans la menace de la disparition définitive du mythe du beau jeu anderlechtois est que le public ne se sent même plus le dépositaire d'une revendication esthétique. Il n'a commencé à scander le nom de Zetterberg qu'au début de son échauffement, le long de la ligne de touche. Au temps des années que Van Holsbeeck et tant d'autres voudraient retrouver, le public aurait exigé Zetterberg sur le terrain après 22 minutes et 45 secondes. Le week-end dernier, le spectacle eut lieu ailleurs, et notamment grâce à un Mouscron déjà affaibli qui gagne à 11 contre neuf (faut-il que Georges Leekens apprenne bien à ses joueurs de n'avoir peur de rien !), à des Zèbres qui ont rayé du terrain un Genk pourtant efficace cette saison (le travail de Robert Waseige paye enfin !) et un La Louvière dans un bon jour (mais qu' Ariel Jacobs a raison quand il dit que ses Loups devraient toujours se montrer plus gourmands !). Il n'y a finalement que le Standard pour lequel le ballon n'a pas roulé, mais il a au moins su se créer des occasions et, de la sorte, les frères D'Onofrio peuvent continuer à rêver à la Ligue des Champions. Quant à Bruges, il a tiré ses dernières cartouches en engageant dans ce mercato le Brésilien Victor (pas mauvais au Germinal Beerschot mais pas vraiment un buteur) et le Croate Bosko Balaban (qui s'est planté à Aston Villa). Deux attaquants alors que c'est au niveau de la créativité pure que les champions en titre souffrent peut-être le plus. Faut-il penser qu'à l'avenir le trio d'entrejeu brugeois sera composé de Gert Verheyen, Timmy Simons et Gaëtan Englebert ? Trond Sollied a de toute manière intérêt à trouver la bonne formule car le Club Brugeois est toujours engagé sur trois fronts et veut absolument remporter un trophée. par John BaeteLes frères D'Onofrio peuvent continuer à RÊVER à LA LIGUE DES CHAMPIONS