Remonté jusqu'au sommet du championnat sous les couleurs du Beerschot, qu'il a enfilées pour la première fois en quatrième division, Tom Pietermaat a quelques dizaines de coéquipiers au compteur. Pourtant, quand le milieu de terrain voit débarquer Ismaïla Coulibaly dans la Métropole, le choc est instantané. "Quand on l'a vu jouer pour la première fois, on a ouvert de grands yeux", reconnaît le Brabançon dans les colonnes de la Gazet Van Antwerpen. Une phrase qui résume à merveille la sensation que procure la première rencontre footballistique avec le Malien.
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Remonté jusqu'au sommet du championnat sous les couleurs du Beerschot, qu'il a enfilées pour la première fois en quatrième division, Tom Pietermaat a quelques dizaines de coéquipiers au compteur. Pourtant, quand le milieu de terrain voit débarquer Ismaïla Coulibaly dans la Métropole, le choc est instantané. "Quand on l'a vu jouer pour la première fois, on a ouvert de grands yeux", reconnaît le Brabançon dans les colonnes de la Gazet Van Antwerpen. Une phrase qui résume à merveille la sensation que procure la première rencontre footballistique avec le Malien. Coulibaly a du football à revendre, et de l'ambition sous les semelles. En un regard, on pourrait d'abord penser que le longiligne milieu de terrain va avaler les kilomètres et engloutir les offensives adverses en grattant des ballons. Tout ça, c'est avant qu'il reçoive le ballon. C'est alors que tout devient juste. La qualité du contrôle, l'analyse de la situation et la conscience des endroits qu'il faut éviter et où se trouvent l'espace. Tout est là, entre les crampons d'un joueur dont on a du mal à définir le meilleur pied, tant l'aisance est égale du gauche et du droit. Premier joueur prêté par Sheffield United aux Rats dans le cadre de la collaboration United World qui rassemble les clubs possédés par les Saoudiens à la tête du Beerschot, Coulibaly est un bien beau cadeau de mariage pour Hernán Losada. Rapidement conscient du potentiel hors-normes de sa nouvelle recrue, le coach argentin adapte d'ailleurs son système de jeu pour lui conserver une place dans le onze au retour de Tom Pietermaat. Fini le 5-2-2-1, et place à un schéma en sapin de Noël, celui des plus grandes heures du Milan de Carlo Ancelotti, qui permet de placer Pietermaat devant la défense et d'associer devant lui les passes de Ryan Sanusi aux infiltrations de Coulibaly, impressionnant ballon au pied et loin d'être maladroit quand il s'approche de la surface adverse. En Norvège, dans le club de Sarpsborg où il avait été précédé par un certain Krépin Diatta, le Malien était présenté comme un attaquant à son arrivée. Et si une vingtaine de mois plus tard, c'est dans la peau d'un milieu de terrain à vocation défensive qu'il est annoncé au Beerschot, Coulibaly ne tarde pas à étaler des qualités face au but qui incitent Losada à lui ouvrir la voie de la zone de vérité. Dans ses sept premiers matches, Ismaïla fait mouche à quatre reprises, notamment en slalomant dans la défense d'un Vincent Kompany qu'il avait pris l'habitude de suivre par écran interposé. De quoi susciter cette réflexion: et si le meilleur milieu de terrain habillé en mauve du pays, c'était déjà lui?