On devra donc attendre encore un peu pour savoir si les Carolos sont taillés pour cette cuvée 2005 de la Coupe de Belgique... En cause : non pas des conditions climatiques, pourtant assez limites, mais des installations lierroises qui ne répondaient plus à certaines règles élémentaires de sécurité. Après inspection, la cellule football du ministère de l'Intérieur décidait d'interdire l'accès à la tribune d'honneur, dont le toit, rendu friable à certains endroits, pouvait menacer de s'effondrer à tout moment.
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On devra donc attendre encore un peu pour savoir si les Carolos sont taillés pour cette cuvée 2005 de la Coupe de Belgique... En cause : non pas des conditions climatiques, pourtant assez limites, mais des installations lierroises qui ne répondaient plus à certaines règles élémentaires de sécurité. Après inspection, la cellule football du ministère de l'Intérieur décidait d'interdire l'accès à la tribune d'honneur, dont le toit, rendu friable à certains endroits, pouvait menacer de s'effondrer à tout moment. Verdict : match remis à une date encore inconnue et fureur des dirigeants carolos qui accusent le Lierse de ne pas avoir recherché de solutions alors que le premier fax émanant du bourgmestre Marleen Vanderpoorten n'interdisait l'accès qu'à la tribune d'honneur, le reste du stade étant conforme. Les Carolos proposeront même à leurs adversaires de venir jouer à Charleroi et à Herman Wijnants, le manager de Westerlo d'accueillir la rencontre sans réussir à convaincre leurs homologues lierrois. " Nous ne discuterons d'aucune date tant que nous n'aurons pas reçu de fax du bourgmestre de Lierre indiquant que tout est conforme ", expliquait Mogi Bayat, le manager du Sporting. Cela ne fait pas non plus les affaires des joueurs prêts à aller à la guerre dans l'antre du Lierse après un match aller explosif durant lequel les Pallieters s'étaient vengés d'un arbitrage désastreux sur le deuxième jeu de maillot local prêté par Charleroi... Ibrahim Kargbo : " Je n'aime pas le terme de guerre ou de bataille. Moi, je sais ce que c'est la guerre. Je l'ai connue avec la Sierra Leone. Ça fait mal. Tu tues quelqu'un à la guerre. Un match de football, c'est avant tout du plaisir ". Ibrahim Kargbo : Le groupe est positif. Il veut tout prendre, que ce soit en Coupe ou en championnat. Quand on pense positivement, la vie ne peut que t'apporter quelque chose. Alors, on continue à ne rien lâcher et on va tout faire pour parvenir à décrocher quelque chose. Et si on n'y parvient pas, on n'aura aucun regret car on aura montré quelque chose. Individuellement, Charleroi a toujours constitué une très bonne équipe. Maintenant, il fallait joindre le collectif à cette force individuelle. Ce que l'on ne parvenait pas à faire les autres saisons, on a réussi à l'accomplir cette année. Depuis que je suis à Charleroi, on a toujours disposé de bons joueurs. Puis, un jour, Jacky Mathijssen est arrivé et a fait de ce groupe, un ensemble de frères. L'année passée, le groupe n'était pas solidaire. Vous en voyez d'autres des changements ? On a conservé pratiquement le même groupe. Ce sont les joueurs qui forgent les résultats mais l'entraîneur sait nous placer dans le contexte idéal. C'est notre sorcier à nous. Il prédit ce qui se passe. On le dit chaque semaine mais c'est vrai. Contre Mons, il nous avait dit à la mi-temps que le but tomberait sur une phase arrêtée. L'année dernière, quand Jacky Mathijssen est arrivé, il m'a pris à part en me disant qu'il comptait sur moi pour sauver l'équipe. Je lui ai répondu que j'étais blessé aux adducteurs. Mais il a rétorqué qu'il était certain que l'équipe pouvait y arriver... avec moi. Je savais que je prenais de gros risques mais j'ai décidé de disputer les trois dernières rencontres sous infiltration. Même quand tu joues sur une jambe, si tu as la confiance et le moral, tu ne peux que réaliser une bonne prestation. Je me suis sacrifié pour l'équipe, les supporters mais aussi pour le duo d'entraîneurs. Chaque matin, je voyais Dante Brogno souffrir de la position de son équipe. Sur son visage, on pouvait lire qu'il ne supporterait pas une descente en D2. On a réussi à se sauver mais mon mal s'est aggravé. J'ai observé une période de repos mais cela n'a pas suffi et j'ai dû me résoudre à me faire opérer. Si car je me suis dit que sans jouer, je ne pourrais pas me mettre en vitrine. Car si j'avais eu une offre, je serais certainement parti. Je sais que j'ai le niveau pour évoluer à un échelon supérieur. C'est pour cela que tu essaies de toujours être le meilleur sur le terrain. Or comme j'étais blessé, personne ne s'est intéressé à moi... Non. Je savais qu'une fois prêt, je serais appelé à monter. C'est ce qui s'est passé. J'ai débuté sur le banc. Puis Jacky Mathijssen m'a demandé si j'étais apte à jouer contre Beveren. J'ai dit OK et j'ai fait mon travail. Non. Pourtant, la défense tournait bien. Mathijssen a pris un risque. Il a fait un choix. Je respecte beaucoup Thierry Siquet qui possède un vécu en D1. Il dispose de plus de matches en D1 que moi et je ne peux que m'incliner devant un tel joueur. Il n'a rien à se reprocher. Il a toujours fait son boulot. Quant à Laurent Ciman, il est encore jeune et a déjà montré de réelles aptitudes. Peu importe. J'arrive à m'adapter. C'est vrai que je me sens mieux au milieu de terrain. Mais pas comme médian offensif. A Bruges, je devais apporter plus de poids devant et ça, ce n'est pas pour moi. Je ne suis pas l'homme de la dernière passe. Par contre, sur le plan défensif, on peut tout me demander. La récupération, c'est mon job. Je prends le ballon et je le cède de suite à Nasredine Kraouche ou Laurent Macquet, qui construisent. J'apprécie pourtant beaucoup les défenseurs qui disposent d'autres armes que les défenseurs normaux, comme Didier Zokora ou Vincent Kompany. Celui-là, on voit tout de suite qu'il apporte plus qu'un arrière. Moi, je pense que je vais évoluer dans ce sens. Et avancer d'un cran dans le jeu. J'aime jouer sur l'homme. Je ne supporte pas perdre un duel et quand cela arrive, mon c£ur saigne et j'enrage quand je suis passé. Alors, je m'accroche aux basques de mon adversaire direct pour que cela ne se reproduise plus. Je commence toujours un match en pensant que je ne vais pas perdre un duel. Oui, en quelque sorte, même s'il a fallu quelque peu régler sa façon d'agir en fonction du joueur et des circonstances. Contre le Standard, j'ai évolué arrière gauche pour contrer l'importance de Conceiçao. Il ne fallait pas accepter qu'il aille chercher le ballon. Si je le laissais faire, j'aurais éprouvé certains problèmes. Il fallait éviter qu'il garde le ballon trop longtemps en sautant immédiatement dans ses pieds. Contre Bruges, on m'avait placé aux côtés de Sébastien Chabaud pour gêner Nastja Ceh. C'est un bon joueur mais qui ne travaille pas beaucoup. Il a besoin de ballons dans les pieds. Quand il a vu que je ne le quittais pas d'une semelle, il m'a demandé pourquoi je le suivais et si je comptais le faire encore longtemps. Je lui ai répondu que je faisais mon job. Contre lui, j'ai dû plus jouer à l'anticipation, couper les angles. Enfin, contre Jeremie Njock, j'ai eu affaire dans l'axe de la défense à quelqu'un de costaud, puissant. Au début du match, je me suis dit qu'il était vraiment trop grand. Surtout pour moi qui ne fait qu'1m78. Et pourtant, je possède un bon jeu de tête car j'effectue des entraînements spécifiques. Cependant, contre Mons, comme on avait affaire à deux attaquants qui bougent beaucoup, on a décidé de jouer la zone. Si on m'a vu souvent aux prises avec Njock, c'est simplement parce qu'il se trouvait plus souvent dans ma zone. Moi, je suis nerveux sur le terrain. Badou reste très calme. Il s'est amélioré sur le plan défensif et est psychologiquement très fort dans l'axe. Désormais, Charleroi dispose de deux pitbulls en défense centrale. Je plains les attaquants adverses. Mon père était militaire, un des meilleurs boxeurs du pays. Il disputait souvent des finales et je me déplaçais pour l'admirer. Je l'accompagnais à ses entraînements. Moi-même, je m'y suis mis pendant six mois pour finalement me tourner vers le football. Personne ne le sait mais je me rends encore souvent à Anvers pour effectuer des sessions de boxe. Sans adversaires évidemment. Cela aussi, c'est de l'entraînement physique. Je me rends compte que c'est vraiment mon sport. D'ailleurs, quand je dois choisir à la télévision entre un match de foot et un combat de boxe, je choisis ce dernier. Sauf quand c'est la Ligue des Champions... Aucun. Je ne vois pas cette saison d'avant-centre qui m'ait mis en difficulté. Depuis que je suis en Belgique, les gens disent que Kargbo est fort. Mais apparemment pas assez pour évoluer dans un grand club puisque je suis toujours à Charleroi. Maintenant, je prouve que j'ai le niveau. Les gens rigolent de moi car je suis un pitbull et que je pense tout le temps au football. Même après l'entraînement, je pense au top niveau. Quand je regarde la Ligue des Champions, je me dis que je vais y parvenir. J'ai 22 ans et je ne pense pas encore à mon futur contrat, celui qui me lie à Charleroi arrive à terme en juin. Mais je ne referai pas deux fois la même erreur en refusant une offre d'un grand club comme je l'avais fait il y a deux ans avec Anderlecht. Si Anderlecht revient à la charge, je remercierai Dieu. Car on ne refuse pas une bonne offre. Il n'y a pas de problème, il la connaisse. Je fais toujours un gros match contre eux. Stéphane Vande Velde" JE PLAINS les attaquants adverses "