Samedi, à Beveren, le Standard a eu une idée des obstacles qui l'attendaient pour la fin de la saison pour garder sa troisième place au classement. Les Ivoiriens, pourtant très peu en verve ces dernières semaines (Beveren n'a pris que neuf points au deuxième tour), ont mis les Liégeois dans les cordes. Accusant les coups, le Standard s'est accroché, résistant 80 minutes à dix après l'exclusion d'Ivica Dragutinovic.
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Samedi, à Beveren, le Standard a eu une idée des obstacles qui l'attendaient pour la fin de la saison pour garder sa troisième place au classement. Les Ivoiriens, pourtant très peu en verve ces dernières semaines (Beveren n'a pris que neuf points au deuxième tour), ont mis les Liégeois dans les cordes. Accusant les coups, le Standard s'est accroché, résistant 80 minutes à dix après l'exclusion d'Ivica Dragutinovic. Dans un système identique à celui affiché contre Saint-Trond (Wamberto et Cédric Roussel alignés), il fallut donc une libération venue des ailes, Beveren ayant bien fermé l'axe central en faisant descendre Romaric pour avoir du poids dans les airs face à Roussel et Sambegou Bangoura. Wamberto : Cela a été une soirée très difficile. On savait qu'on allait avoir affaire à une équipe technique et la consigne consistait à mettre le pressing sur l'homme afin de ne pas laisser jouer l'adversaire. Nous devions également faire circuler le ballon le plus vite possible pour qu'ils perdent leurs repères. On jouait avec deux joueurs au milieu : Geraerts plus défensif et moi, un peu devant. Cependant, j'ai eu du mal à trouver mes marques après l'exclusion de Drago car l'entraîneur m'avait dit de reculer. J'ai d'ailleurs rapidement pris un carton jaune car j'avais taclé en retard. Sur ce coup-là, l'arbitre avait bien vu ( il sourit). En deuxième période, l'entrée de Gonzague Vandooren à la place de Cédric m'a permis d'avancer dans le jeu et ce fut plus facile. Il reste deux journées et cette qualification européenne ne dépend que de nous. J'ai toujours fait mon travail correctement et je savais que je reviendrais un jour dans l'équipe. Je n'ai jamais baissé la tête et j'ai toujours tout donné. Et quand on tient, on parvient toujours à son objectif. La blessure en elle-même ne fut pas si dure à supporter mais c'est le fait d'être resté éloigné des terrains pendant quatre mois qui fut pénible. Je tournais en rond dans mon appartement comme un lion en cage. Là, je m'amuse avec le ballon. J'essaie certains trucs que je n'ai pas l'occasion de tester dans un entraînement classique. Cela me rappelle quand on était gosse dans la rue. On a l'habitude de s'entraîner à huis clos le vendredi et c'est ce jour-là qu'il a décidé de tester un nouveau système plus offensif. Il m'a annoncé que je débuterai la rencontre. Karel Geraerts devait occuper une position plus reculée que la mienne mais je devais revenir lui prêter main forte en perte de balle. Comme on n'avait essayé cette tactique que le dernier jour, on avait un peu peur que cela ne fonctionne pas. Mais ce ne fut pas le cas. Maintenant, on va tenter de conserver cela car on a toujours besoin de points. On doit former un bloc au milieu du terrain. J'ai disputé quatre rencontres comme titulaire en janvier mais je n'étais pas encore totalement rétabli. L'entraîneur a effectué un bon choix en me remettant sur le banc. Je devais encore retrouver le rythme. Non. Un joueur se dit toujours dans un coin de sa tête que perdre sa place coûte toujours cher. D'autres éléments avaient profité de l'occasion et l'équipe tournait bien mais je me suis concentré à 100 % et j'ai continué à travailler. Je conservais l'idée que je faisais encore partie des titulaires. Cela ne pouvait qu'être bénéfique pour le Standard. Mais si le club a transféré Rapaic, Conceiçao et Roussel, c'était pour jouer le titre. Non, non. C'est vrai que je me sens bien. Mais elle fut tellement pourrie pour moi que j'ai hâte d'en finir avec cette saison. Pour commencer une année sur de nouvelles bases. Je ne partirai d'ailleurs pas au Brésil pour me permettre de me concentrer sur la reprise et de vivre également avec ma famille car mon fils est resté aux Pays-Bas pour le football où il s'entraîne avec les jeunes de l'Ajax. Je ne suis pas encore à 100 % mais ce qui importe, c'est que j'ai complètement oublié ma blessure. Je rentre dans les duels et j'effectue les actions que j'apprécie sans retenue. Je savais que cela allait être difficile mais je pensais que cela guérirait plus vite. Je n'en veux plus à Soley Seyfo qui est venu s'excuser. Il m'a téléphoné et lors du match retour, on a parlé dans les vestiaires. Ce jour-là, j'y ai repensé. Mais j'ai pardonné. Les supporters un peu moins puisqu'ils ont sifflé Seyfo durant tout le match. Pourtant, avant la rencontre, ils étaient venus me voir et m'avaient demandé û Wambi, tu veux qu'on le siffle ? J'avais refusé. Mais c'est vrai que j'ai longtemps ressassé cette phase. Quand on frappe quelqu'un, on oublie vite mais quand on est frappé, ce n'est pas la même chose. Je préfère jouer derrière les attaquants mais je ne dirai jamais non quand on me demandera de disputer une rencontre à une autre position. A Mons, j'évoluais comme deuxième attaquant. A l'Ajax, Co Adriaanse m'avait fixé sur le côté gauche. Et en début de saison, au Standard, j'ai même joué plus défensivement : j'ai essayé de m'y habituer. Et si on veut de moi comme gardien de but, ce sera difficile vu ma petite taille, mais je ne dirai pas non ( il rit). Geraerts dispose d'un physique incroyable qui lui permet d'être présent autant défensivement qu'offensivement. Quant à Assou, il est très important pour l'équipe. Il s'agit de quelqu'un qui ne se montre pas beaucoup mais sa présence a permis au groupe de mieux gérer l'occupation de terrain. C'est très important pour un groupe d'avoir sur le banc des joueurs qui peuvent être titulaires mais qui savent rester tranquilles. Nous avons attendu le bon moment et quand l'entraîneur a fait appel à nous, il fallait montrer ce que nous valions. Un bon banc, cela motive tout un groupe. Celui qui veut arracher sa place dans le onze et le titulaire qui doit se surpasser... Au premier tour, le groupe ne se connaissait pas bien. Il a fallu que la machine se mette en route. Par contre, au deuxième tour, on a aperçu une équipe qui pouvait lutter pour le titre. Le groupe faisait preuve de davantage de concentration. Une équipe ne fonctionne pas s'il n'y a qu'un secteur performant. Pour le moment, les trois le sont. On possède autant de qualités que ces deux formations mais si on veut parvenir à leur niveau, il faut conserver l'ossature. Il faut garder le groupe actuel mais ce n'est pas évident car chaque année, le Standard se fait piller (sic). Mais je pense que la direction prend trop en compte le point de vue du joueur en ne lui mettant aucun bâton dans les roues s'il veut partir. C'est tout à leur honneur mais parfois, il faut savoir obliger le joueur à rester si on veut gagner un titre. Et puis, le Standard fait encore montre de trop de précipitation. A Anderlecht et à Bruges, on prend le temps de faire circuler le ballon. Ces deux clubs gardent la balle et la lâchent au bon moment. Le Standard procède encore trop par de longs ballons. Il devra montrer son caractère pour que le groupe le respecte dès le départ mais être à la fois conciliant et autoritaire pour parvenir à tirer le meilleur. Il ne nous faut pas quelqu'un comme Aad De Mos qui exagérait. Il avait notamment placé Edmilson dans le noyau Junior. Non, il faut quelqu'un qui communique et privilégie le dialogue. Moi, pas. Cela nous touche beaucoup car c'est quelqu'un que l'on côtoie tous les jours. Ce n'est pas évident de gérer un groupe aussi expérimenté mais il a su faire face. C'est vrai. Parfois, il nous manque un peu de concentration. A Anderlecht, tout le monde n'a pas travaillé à 100 %. (Il réfléchit). On fait preuve à certaines occasions d'un excès de confiance coupable. On possède un groupe d'expérience mais qui manque de vécu commun : on doit encore communiquer davantage sur le terrain. Stéphane Vande Velde" Cette saison a été tellement pourrie pour moi que J'AI HâTE D'EN FINIR " " QUAND ON FRAPPE QUELQU'UN, on oublie vite mais quand on est frappé, ce n'est pas la même chose "