Daniel Ricciardo se rappelait parfaitement les courses durant lesquelles sa Red Bull a dépassé les Renault bancales de Nico Hülkenberg et de Carlos Sainz Jr. mais ça n'a pas influé sur sa décision. Après cinq saisons chez Red Bull, l'Australien a fait le tour. Il a remporté sept GP. La saison passée, il a été le plus rapide en Chine et à Monaco mais l'offre du constructeur français est arrivée au bon moment. Ses amis, sa famille et son management l'ont poussé en tous sens mais il a mis à profit la trêve estivale pour s'envoler seul pour Los Angeles et déterminer lui-même...

Daniel Ricciardo se rappelait parfaitement les courses durant lesquelles sa Red Bull a dépassé les Renault bancales de Nico Hülkenberg et de Carlos Sainz Jr. mais ça n'a pas influé sur sa décision. Après cinq saisons chez Red Bull, l'Australien a fait le tour. Il a remporté sept GP. La saison passée, il a été le plus rapide en Chine et à Monaco mais l'offre du constructeur français est arrivée au bon moment. Ses amis, sa famille et son management l'ont poussé en tous sens mais il a mis à profit la trêve estivale pour s'envoler seul pour Los Angeles et déterminer lui-même son avenir. Il a tranché en survolant le désert californien. Reculer pour mieux sauter. L'Australien effectue un pas en arrière mais il mise sur un projet à long terme, comme Lewis Hamilton en 2012, quand il a quitté McLaren pour Mercedes. Sa décision a également suscité le doute mais le temps lui a donné raison. Il a adjoint quatre titres mondiaux à celui enlevé avec McLaren et porté le nombre de ses victoires de 20 à 73. " Lewis est certainement une source d'inspiration de ce point de vue. Je rêve d'offrir de nouvelles victoires et des titres à cette écurie ", a déclaré Ricciardo lors de la présentation de son nouveau bolide. Ses propos sont d'autant plus étonnants que Renault n'est plus nulle part depuis les deux titres mondiaux de Fernando Alonso en 2005 et 2006. Pourtant, après quelques mois chez Renault, Ricciardo est content : " De jour en jour, le sentiment d'avoir opéré le bon choix se renforce. J'ai vraiment l'impression de faire partie de l'écurie et ça me fait chaud au coeur ", a-t-il raconté dans son style habituel, avec un sourire désarmant. Un style contagieux, d'après le patron, Cyril Abiteboul. " Nous avons ajouté beaucoup d'ingrédients à l'équipe depuis trois ans : du personnel, du savoir, des moyens financiers, mais Daniel doit être la flamme qui refait de Renault un bon produit. Pas dans l'immédiat, personne n'y parviendrait, mais nous espérons obtenir des podiums d'ici 2020 et renouer avec la victoire en 2021. " Renault a terminé la saison en quatrième position, avec 122 points, mais avec près de 300 points de retard sur le troisième, Red Bull. " Nous ne devons pas brûler les étapes mais qui sait ? ", espère Abiteboul. Ricciardo a terminé sixième du dernier championnat avec 170 points, devant son nouveau coéquipier, Nico Hülkenberg, qui a été contraint à l'abandon à sept reprises et n'a collecté que 69 points. D'aucuns ont craint que l'Allemand, le chef de file incontesté de Renault depuis deux ans, accepte mal l'arrivée de Ricciardo mais l'écurie affirme que les deux pilotes entament la saison à égalité. Fernando Alonso n'en démord d'ailleurs pas : Hülkenberg est un des pilotes les plus talentueux du moment, selon lui. " Certes, il n'est pas encore monté sur le podium mais il y a une explication à cette carence : la mauvaise qualité du matériel. "