C'était un inconnu, débarqué d'un obscur club slovaque. Et pourtant, il allait faire basculer le championnat. Au mois de janvier 2015, Moses Simon rejoint Gand et sublime le système d' Hein Vanhaezebrouck. Le Nigérian s'installe sur le côté gauche du trident offensif des Buffalos, et ravage toutes les défenses de l'élite sur son passage.
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C'était un inconnu, débarqué d'un obscur club slovaque. Et pourtant, il allait faire basculer le championnat. Au mois de janvier 2015, Moses Simon rejoint Gand et sublime le système d' Hein Vanhaezebrouck. Le Nigérian s'installe sur le côté gauche du trident offensif des Buffalos, et ravage toutes les défenses de l'élite sur son passage. Une fois " connu " des adversaires, Simon attirera deux, voire trois joueurs sur lui pour contrer ses dribbles supersoniques et ouvre des espaces entre les lignes. Sven Kums en profite pour collectionner les buts, les passes décisives, et décrocher un Soulier d'or dans la foulée. Vanhaezebrouck a besoin d'un dribbleur pour transformer son idée de jeu dominante en football efficace. Anderlecht a longtemps tardé à lui en offrir un, confisquant Sofiane Hanni au mois de janvier dernier et vivant au rythme des blessures trop fréquentes de Lazar Markovic dans le sprint final de la défunte saison. Désormais, le coach des Mauves peut résolument compter sur Zakaria Bakkali. Le rôle a changé. Le système aussi, puisque le Sporting s'est rendu au Freethiel dans un 4-3-2-1 qui permettait à Adrien Trebel de presser haut tout en ayant les arrières protégées par Sven Kums et Yevhen Makarenko. Devant, Bakkali avait toute la liberté de se déplacer entre les lignes adverses, étirées en profondeur par la menace constante des appels tranchants de Landry Dimata. Souvent, le numéro 99 des Mauves s'est installé sur la droite, là où Anderlecht avait rassemblé ses armes les plus redoutables. Alexis Saelemaekers, Trebel et Dimata s'associaient en losange avec Bakkali pour faire la différence, et entrer dans la surface adverse, bien protégée par le bloc compact mis en place par Yannick Ferrera. L'étincelle est souvent venue de Bakkali. Ou de Dimata. Pas assez pivot pour être l'attaquant de référence idéal de Vanhaezebrouck, le Diablotin propose un registre différent, fait de décrochages dans des combinaisons au sol ou d'appels en profondeur bien préparés, qui font souffrir la défense adverse. À plusieurs reprises, en plus de son but et de sa passe décisive, il a étalé son aisance technique. Celle qu'on attend toujours d'un attaquant du RSC Anderlecht.