Parce que son équipe, Charleroi, a réussi la gageure de battre le Standard et Anderlecht. Parce qu'après une longue éclipse sous Robert Waseige, il est revenu au plus haut niveau. Parce qu'il constitue une pierre angulaire du système élaboré par Jacky Mathijssen. Parce qu'en sept matches dans le présent championnat, il compte déjà trois assists et un but. Parce qu'il fait partie de la maison zèbre depuis bientôt deux ans. Pour toutes ces raisons, il convenait de soumettre Laurent Macquet à l'interrogatoire.

Le début de saison des Zèbres

" La préparation avait été encourageante et on entendait, de La Louvière, des échos négatifs sur la qualité du jeu des Loups. On les a sans doute pris de haut et on est tombé sur une équipe très appliquée qui nous craignait un peu. Cela nous a démontré qu'il fallait être concentré à 100 % pour réaliser un résultat. On doit se montrer sans cesse solidaires car, au contraire d'équipes comme Bruges et Anderlecht, on ne sait pas faire la différence sur le jeu seul. On a été surpris par cette défaite initiale. On s'est posé les bonnes questions et on a repris le travail. On s'est focalisé sur le jeu du Standard. L'entraîneur nous avait montré comment il fallait les contrer et on a réussi. C'est grâce à notre caractère de battant que nous sommes revenus de Liège avec les 3 points. Cette victoire contre le Standard nous a redonné confiance et a prouvé notre force de caractère. Non seulement, on s'est relevé après La Louvière mais en plus, on a su réagir au Standard après avoir été menés à la marque. Par la suite, la victoire appelle la victoire et on a pu jouer avec cet élan pour ramener 12 points après sept matches ".

La victoire contre Anderlecht

" Cette victoire constitue un bonus exceptionnel. A part Mons, on a battu des équipes qui se retrouvent dans le haut du tableau. On se sent à l'aise face à des formations qui jouent pour gagner comme le Standard, Anderlecht et le GBA. On sait que c'est toujours dur de faire le jeu car on n'est pas à l'abri d'un contre. Ceci dit, on ne peut pas dire que notre jeu est défensif car on évolue à certains moments avec trois attaquants et un milieu offensif. On est simplement très bien organisé ".

La différence par rapport à l'année passée

" Ce qui me rassure, c'est que nous marquons beaucoup plus facilement. L'an passé, il avait fallu attendre la 6e rencontre avant d'inscrire notre premier but. Actuellement, on concrétise une grande partie de nos occasions. On sait qu'on ne disposera, dans certains matches, que d'une ou deux opportunités. Il faut donc apprendre à ne pas les gaspiller. Dante Brogno n'aurait pas dû céder sa place si on avait inscrit plus de buts. On apprend également à mieux supporter la pression. On sait que notre défense résistera aux vagues adverses qui déferlent à certains moments. Enfin, on fait preuve de caractère. Il y a douze mois, on aurait certainement perdu contre Anderlecht après l'égalisation des Mauves. Cette année, on a gagné ".

Les coups de pied arrêtés

" On est performant sur phases arrêtées et ce n'est pas une coïncidence. Avant les matches contre Mons et Anderlecht, on a répété ces actions. Moi sur le côté gauche et Abdelmajid Oulmers à droite. On devait placer le ballon sur les trois joueurs qui montaient au créneau, en l'occurrence Thierry Siquet, Badou Kere et Sébastien Chabaud. Après deux semaines, on a déjà remarqué que cela portait ses fruits puisque contre Anderlecht, on gagne de cette façon. Certes, Tristan Peersman relâche le ballon mais Bertrand Laquait m'avait dit de frapper lourdement au premier poteau avec un rebond juste devant le gardien ".

Sa place sur le terrain

" Je suis avant tout milieu offensif mais je peux aussi bien jouer en 10 qu'en 6 (milieu défensif) ou 8 (relayeur). Ainsi, depuis quelques rencontres, je joue entre Chabaud et Oulmers en relayeur. Je dispose de plus d'espace et je me trouve face au jeu, ce qui est plus agréable. Par contre, je peux rendre de bons services en milieu offensif car je sais marquer et donner des assists. En plus, dans certains moments délicats, je peux conserver le ballon. Contre Westerlo, j'ai débuté sur le banc. J'ai bien compris le raisonnement de l'entraîneur qui voulait jouer avec deux attaquants spécifiques pour profiter de la lenteur de la défense adverse. Mais je crois qu'il me voyait uniquement comme un milieu typique qui surgit derrière les attaquants. Depuis lors, je lui ai prouvé que je pouvais évoluer aux côtés de Chabaud. Contre Anderlecht, j'ai gagné 5 ou 6 ballons dans les pieds adverses. L'entraîneur sait qu'il a le loisir de me placer à différents postes et finalement peu importe la place que j'occupe du moment que je suis titulaire. Quand l'entraîneur m'annonce que je suis remplaçant, je râle pendant trois-quatre heures mais le lendemain, je me remets à travailler pour lui montrer qu'il peut toujours compter sur moi ".

Robert Waseige

" J'ai vécu une période difficile sous ses ordres. Lorsqu'il est arrivé, il m'a maintenu sa confiance mais je jouais très mal. J'en étais conscient et après quelques matches, j'ai été le trouver pour lui dire que, normalement, mon rendement été supérieur. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter et que mes qualités allaient revenir. Mais après trois nouveaux matches médiocres, il a décidé de m'enlever de l'équipe, ce que n'importe quel entraîneur aurait fait. Lorsque j'ai retrouvé ma forme, il ne m'a plus donné ma chance. Il me citait toujours en exemple à l'entraînement et quand il me faisait monter en cours de jeu, il se montrait toujours satisfait de mon apport. Cependant, la semaine suivante, il me confinait dans un rôle de remplaçant. Je ne comprenais pas. Je ne voudrais pas qu'il croie que je le démolissais en coulisses. Je n'ai jamais rien dit sur son compte que ce soit dans les journaux ou auprès des dirigeants. Un jour, après un match contre l'Antwerp lors duquel on avait mené 1-0 avant de se faire rejoindre, quelqu'un lui avait raconté que j'avais souri lors de l'égalisation anversoise. Il m'a demandé durant la semaine si c'était vrai et je lui ai dit que cela n'était que des racontars. A partir de ce moment, je savais qu'il ne ferait plus appel à moi quoi que que je fasse. Je suis toujours resté correct à l'entraînement et en dehors. Je pense simplement que j'ai été victime de la mésentente qui existait entre lui et Mogi Bayat. Il voyait que je m'entendais bien avec la direction et il ne l'a pas supporté. Plusieurs joueurs se posaient la question de savoir pourquoi je ne jouais pas. Victor Ikpeba avait demandé à Waseige pourquoi il ne m'alignait pas et l'entraîneur lui a répondu qu'il n'avait rien à me reprocher mais que je ne récupérais pas assez de ballons. C'est sûr que je serai toujours un joueur technique mais je sais aussi jouer de manière défensive comme je l'ai prouvé cette saison. Récupérer un ballon, c'est bien mais il faut ensuite le garder. Ceci dit, je n'en veux pas à Waseige. C'est quelqu'un qui parle très bien. Il sait trouver les mots et est très intelligent. De plus, être sur le banc m'a permis de remarquer certaines choses que l'on ne voit pas sur le terrain. Mais je ne crois pas que l'on se serait sauvé avec lui. Il a fait une grave erreur en annonçant son transfert pour l'Algérie. Le groupe s'est senti trahi et lâché. Il restait deux mois de compétition. Il nous a dit qu'il restait concerné par le maintien du club mais quand on signe ailleurs, il y a toujours un moment où on y pense. Il a perturbé le groupe qui à partir de ce moment n'a plus eu une totale confiance en son entraîneur ".

Jacky Mathijssen

" Je n'aurais jamais cru que cela allait tourner aussi vite. Je craignais que le changement d'entraîneur à trois matches de la fin ne soit pas une bonne chose. Il faut toujours un certain temps avant qu'un nouveau coach trouve ses marques. La machine a pris immédiatement. C'est quelqu'un de très droit, très professionnel dans l'approche du jeu de l'adversaire. Je crois que cela est dû à la mentalité flamande que je trouve plus rigoureuse que la wallonne. Il fait en sorte que le groupe ne s'enflamme pas malgré les bons résultats ".

Le nouveau Macquet

" J'essaye plus de choses cette saison même si on me dit que je dois plus tenter ma chance au but car je possède une bonne frappe. Quand j'ai débarqué à Charleroi, j'ai été rapidement accepté mais j'ai vraiment apporté un plus à l'équipe depuis l'arrivée de Mathijssen. Je marque des buts importants comme celui de Mons lors de la dernière journée du précédent championnat. Je m'affirme plus dans les vestiaires mais sur le terrain, je ne suis pas encore un leader comme Siquet, Toni Brogno ou Frank Defays. Avec Mathijssen, j'ai été titulaire à huit reprises en dix matches. J'ai marqué deux buts pour quatre assists. Je peux considérer ma saison réussie si je marque à 10 reprises et que je délivre 10 assists. Et comme je me charge des phases arrêtées, je pense qu'il ne s'agit pas d'un objectif illusoire ".

Stéphane Vande Velde

Parce que son équipe, Charleroi, a réussi la gageure de battre le Standard et Anderlecht. Parce qu'après une longue éclipse sous Robert Waseige, il est revenu au plus haut niveau. Parce qu'il constitue une pierre angulaire du système élaboré par Jacky Mathijssen. Parce qu'en sept matches dans le présent championnat, il compte déjà trois assists et un but. Parce qu'il fait partie de la maison zèbre depuis bientôt deux ans. Pour toutes ces raisons, il convenait de soumettre Laurent Macquet à l'interrogatoire. " La préparation avait été encourageante et on entendait, de La Louvière, des échos négatifs sur la qualité du jeu des Loups. On les a sans doute pris de haut et on est tombé sur une équipe très appliquée qui nous craignait un peu. Cela nous a démontré qu'il fallait être concentré à 100 % pour réaliser un résultat. On doit se montrer sans cesse solidaires car, au contraire d'équipes comme Bruges et Anderlecht, on ne sait pas faire la différence sur le jeu seul. On a été surpris par cette défaite initiale. On s'est posé les bonnes questions et on a repris le travail. On s'est focalisé sur le jeu du Standard. L'entraîneur nous avait montré comment il fallait les contrer et on a réussi. C'est grâce à notre caractère de battant que nous sommes revenus de Liège avec les 3 points. Cette victoire contre le Standard nous a redonné confiance et a prouvé notre force de caractère. Non seulement, on s'est relevé après La Louvière mais en plus, on a su réagir au Standard après avoir été menés à la marque. Par la suite, la victoire appelle la victoire et on a pu jouer avec cet élan pour ramener 12 points après sept matches ". " Cette victoire constitue un bonus exceptionnel. A part Mons, on a battu des équipes qui se retrouvent dans le haut du tableau. On se sent à l'aise face à des formations qui jouent pour gagner comme le Standard, Anderlecht et le GBA. On sait que c'est toujours dur de faire le jeu car on n'est pas à l'abri d'un contre. Ceci dit, on ne peut pas dire que notre jeu est défensif car on évolue à certains moments avec trois attaquants et un milieu offensif. On est simplement très bien organisé ". " Ce qui me rassure, c'est que nous marquons beaucoup plus facilement. L'an passé, il avait fallu attendre la 6e rencontre avant d'inscrire notre premier but. Actuellement, on concrétise une grande partie de nos occasions. On sait qu'on ne disposera, dans certains matches, que d'une ou deux opportunités. Il faut donc apprendre à ne pas les gaspiller. Dante Brogno n'aurait pas dû céder sa place si on avait inscrit plus de buts. On apprend également à mieux supporter la pression. On sait que notre défense résistera aux vagues adverses qui déferlent à certains moments. Enfin, on fait preuve de caractère. Il y a douze mois, on aurait certainement perdu contre Anderlecht après l'égalisation des Mauves. Cette année, on a gagné ". " On est performant sur phases arrêtées et ce n'est pas une coïncidence. Avant les matches contre Mons et Anderlecht, on a répété ces actions. Moi sur le côté gauche et Abdelmajid Oulmers à droite. On devait placer le ballon sur les trois joueurs qui montaient au créneau, en l'occurrence Thierry Siquet, Badou Kere et Sébastien Chabaud. Après deux semaines, on a déjà remarqué que cela portait ses fruits puisque contre Anderlecht, on gagne de cette façon. Certes, Tristan Peersman relâche le ballon mais Bertrand Laquait m'avait dit de frapper lourdement au premier poteau avec un rebond juste devant le gardien ". " Je suis avant tout milieu offensif mais je peux aussi bien jouer en 10 qu'en 6 (milieu défensif) ou 8 (relayeur). Ainsi, depuis quelques rencontres, je joue entre Chabaud et Oulmers en relayeur. Je dispose de plus d'espace et je me trouve face au jeu, ce qui est plus agréable. Par contre, je peux rendre de bons services en milieu offensif car je sais marquer et donner des assists. En plus, dans certains moments délicats, je peux conserver le ballon. Contre Westerlo, j'ai débuté sur le banc. J'ai bien compris le raisonnement de l'entraîneur qui voulait jouer avec deux attaquants spécifiques pour profiter de la lenteur de la défense adverse. Mais je crois qu'il me voyait uniquement comme un milieu typique qui surgit derrière les attaquants. Depuis lors, je lui ai prouvé que je pouvais évoluer aux côtés de Chabaud. Contre Anderlecht, j'ai gagné 5 ou 6 ballons dans les pieds adverses. L'entraîneur sait qu'il a le loisir de me placer à différents postes et finalement peu importe la place que j'occupe du moment que je suis titulaire. Quand l'entraîneur m'annonce que je suis remplaçant, je râle pendant trois-quatre heures mais le lendemain, je me remets à travailler pour lui montrer qu'il peut toujours compter sur moi ". " J'ai vécu une période difficile sous ses ordres. Lorsqu'il est arrivé, il m'a maintenu sa confiance mais je jouais très mal. J'en étais conscient et après quelques matches, j'ai été le trouver pour lui dire que, normalement, mon rendement été supérieur. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter et que mes qualités allaient revenir. Mais après trois nouveaux matches médiocres, il a décidé de m'enlever de l'équipe, ce que n'importe quel entraîneur aurait fait. Lorsque j'ai retrouvé ma forme, il ne m'a plus donné ma chance. Il me citait toujours en exemple à l'entraînement et quand il me faisait monter en cours de jeu, il se montrait toujours satisfait de mon apport. Cependant, la semaine suivante, il me confinait dans un rôle de remplaçant. Je ne comprenais pas. Je ne voudrais pas qu'il croie que je le démolissais en coulisses. Je n'ai jamais rien dit sur son compte que ce soit dans les journaux ou auprès des dirigeants. Un jour, après un match contre l'Antwerp lors duquel on avait mené 1-0 avant de se faire rejoindre, quelqu'un lui avait raconté que j'avais souri lors de l'égalisation anversoise. Il m'a demandé durant la semaine si c'était vrai et je lui ai dit que cela n'était que des racontars. A partir de ce moment, je savais qu'il ne ferait plus appel à moi quoi que que je fasse. Je suis toujours resté correct à l'entraînement et en dehors. Je pense simplement que j'ai été victime de la mésentente qui existait entre lui et Mogi Bayat. Il voyait que je m'entendais bien avec la direction et il ne l'a pas supporté. Plusieurs joueurs se posaient la question de savoir pourquoi je ne jouais pas. Victor Ikpeba avait demandé à Waseige pourquoi il ne m'alignait pas et l'entraîneur lui a répondu qu'il n'avait rien à me reprocher mais que je ne récupérais pas assez de ballons. C'est sûr que je serai toujours un joueur technique mais je sais aussi jouer de manière défensive comme je l'ai prouvé cette saison. Récupérer un ballon, c'est bien mais il faut ensuite le garder. Ceci dit, je n'en veux pas à Waseige. C'est quelqu'un qui parle très bien. Il sait trouver les mots et est très intelligent. De plus, être sur le banc m'a permis de remarquer certaines choses que l'on ne voit pas sur le terrain. Mais je ne crois pas que l'on se serait sauvé avec lui. Il a fait une grave erreur en annonçant son transfert pour l'Algérie. Le groupe s'est senti trahi et lâché. Il restait deux mois de compétition. Il nous a dit qu'il restait concerné par le maintien du club mais quand on signe ailleurs, il y a toujours un moment où on y pense. Il a perturbé le groupe qui à partir de ce moment n'a plus eu une totale confiance en son entraîneur ". " Je n'aurais jamais cru que cela allait tourner aussi vite. Je craignais que le changement d'entraîneur à trois matches de la fin ne soit pas une bonne chose. Il faut toujours un certain temps avant qu'un nouveau coach trouve ses marques. La machine a pris immédiatement. C'est quelqu'un de très droit, très professionnel dans l'approche du jeu de l'adversaire. Je crois que cela est dû à la mentalité flamande que je trouve plus rigoureuse que la wallonne. Il fait en sorte que le groupe ne s'enflamme pas malgré les bons résultats ". " J'essaye plus de choses cette saison même si on me dit que je dois plus tenter ma chance au but car je possède une bonne frappe. Quand j'ai débarqué à Charleroi, j'ai été rapidement accepté mais j'ai vraiment apporté un plus à l'équipe depuis l'arrivée de Mathijssen. Je marque des buts importants comme celui de Mons lors de la dernière journée du précédent championnat. Je m'affirme plus dans les vestiaires mais sur le terrain, je ne suis pas encore un leader comme Siquet, Toni Brogno ou Frank Defays. Avec Mathijssen, j'ai été titulaire à huit reprises en dix matches. J'ai marqué deux buts pour quatre assists. Je peux considérer ma saison réussie si je marque à 10 reprises et que je délivre 10 assists. Et comme je me charge des phases arrêtées, je pense qu'il ne s'agit pas d'un objectif illusoire ". Stéphane Vande Velde