L'année dernière, Florentino Pérez, à peine élu président, a offert au club Luis Figo. Un cadeau de quelque 2,480 milliards. L'été passé, le club a reçu un nouveau présent: Zinedine Zidane. Coût: 2,9 milliards. Il semble que Pérez soit insatiable en matière d'achats. "Le Real est simplement fidèle à son histoire", réplique-t-il. "Mon club s'est forgé une solide réputation dans ...

L'année dernière, Florentino Pérez, à peine élu président, a offert au club Luis Figo. Un cadeau de quelque 2,480 milliards. L'été passé, le club a reçu un nouveau présent: Zinedine Zidane. Coût: 2,9 milliards. Il semble que Pérez soit insatiable en matière d'achats. "Le Real est simplement fidèle à son histoire", réplique-t-il. "Mon club s'est forgé une solide réputation dans le monde en acquérant la crème de la crème. Hier, il s'agissait de Di Stefano, Kopa et Puskas. Aujourd'hui, c'est Raul, Figo et Zidane". Il compte préserver cette philosophie: "En principe, nous voulons posséder le meilleur joueur à chaque position. Ça ne veut pas dire que nous sommes constamment obligés d'acheter des joueurs. Nous avons l'intention de les former nous-mêmes. Jorge Valdano est d'ailleurs en train de réaliser un modèle du genre". Satisfait, le président constate que le Real Madrid a retrouvé son lustre, ces dernières années: "Des millions de gens, dans le monde entier, éprouvent une grande affection pour ce club. Pas seulement en Europe mais aussi en Amérique du Sud, au Mexique, en Chine, au Japon. J'ai cerné le potentiel du Real pendant mes voyages à travers le monde. C'est pour cela qu'il n'est pas si périlleux de dépenser autant d'argent en une seule année pour deux joueurs". Le Real avait accumulé une dette colossale, mais elle est effacée. Pérez: "Nous sommes propriétaires de notre stade et du centre d'entraînement de onze hectares, situé dans la plus belle rue de Madrid. Nous y avons des terrains pour 380 millions d'euros afin d'y faire construire des immeubles de bureaux. Nous n'aurons donc plus aucun problème pour régler nos dettes qui s'élevaient à 282 millions d'euros. Il reste un bénéfice, certes, mais le club de football n'est pas là pour réaliser des bénéfices mais pour gagner des matches". Traduction quand même: le Real a désormais l'argent pour payer ses 11,4 milliards de francs de dettes grâce à l'encaissement d'une somme de 15,275 milliards basée sur la vente de terrains dont l'affectation a été changée en mai dernier grâce à la bienveillance de la mairie de Madrid et du gouvernement régional... Comme quoi, ça rapporte d'être connu et d'avoir du style!