L'intelligence de Guilmot

Il y a un an, Sport/Foot Magazine mettait en évidence que l'arrière des Loups avait réussi son examen. Il était parvenu à s'imposer au centre de la défense avec succès et régularité.
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Il y a un an, Sport/Foot Magazine mettait en évidence que l'arrière des Loups avait réussi son examen. Il était parvenu à s'imposer au centre de la défense avec succès et régularité.Olivier Guilmot est un garçon doté d'une intelligence incroyable. Il a d'abord choisi de terminer ses études avant de privilégier sa carrière professionnelle. C'est l'exemple type du joueur futé. Il voulait d'abord voir où il en serait avant de se jeter dans le bain. Il a évidemment bien fait ! C'est une belle personnalité du milieu footballistique. Il n'est pas capitaine de La Louvière pour rien. Le week-end passé, je l'ai averti du fait que j'allais changer le système tactique pour construire une défense à trois. Il a été extrêmement réceptif et tout a bien fonctionné. Il y a vraiment moyen de parler avec lui comme un homme. Il ne fuit pas ses responsabilités et c'est la raison pour laquelle c'est un garçon très agréable à coacher. La saison passée, le Belgo-Turc Yassin Karaca obtenait son transfert à Ostende. Il entendait s'affirmer chez les Côtiers. Il avait d'ailleurs déclaré qu'il considérait avoir quitté trop tôt Anderlecht au moment où il est parti en Turquie.Il a clairement souhaité gagner plus d'argent. Mais il n'avait pas encore la mentalité pour évoluer et convaincre. Les retours sur terre ont été difficiles. Il a aussi éprouvé quelques difficultés à se remettre en question. Il aurait évidemment mieux fait de rester au Sporting. Il aurait sûrement dû faire face à des situations compliquées mais son parcours aurait été tout tracé. Il jouit d'un talent énorme. Il n'a sans doute pas été correctement conseillé. C'est dommage. J'espérais qu'il puisse vraiment trouver ses marques à Ostende où tout n'était bien entendu pas si facile. Son début de carrière s'oppose à celui de Vincent Kompany qui attend d'être à point pour quitter le navire anderlechtois. Vincent gère bien son parcours et compte sur un entourage qui lui fournit d'excellents conseils. Bertrand Crasson avait opté pour un retour dans la capitale. Le Lierse était dans le rétro et une belle fin de carrière l'attendait, en principe, au FC Brussels. C'est dommage qu'il se soit fait rabaisser tant de fois. Il avait une certaine réputation qui lui a joué des tours sur le terrain. Pendant une rencontre, il se faisait très souvent siffler. A tort naturellement ! Il est doté d'une intelligence de loin supérieure à celle de beaucoup de joueurs évoluant dans notre championnat. Il a parfaitement réussi sa reconversion en devenant consultant pour Belgacom TV. C'est quelqu'un qui mérite beaucoup plus de respect. Il jouait à sa manière. Chacun son style ! Mais il était très efficace. Beaucoup de gens se trompaient en le critiquant et en ne l'appréciant pas. C'est assez difficile à comprendre d'ailleurs. Il était la proie d'insultes telles que - Crasson tupues ". C'était lamentable. Il faudrait que de tels supporters réfléchissent à deux fois avant de proférer de telles insanités. Bertrand est réellement quelqu'un qui gagne à être connu. René Vandereycken était chahuté à Genk. D'aucuns soulignaient que son équipe piétinait.Ses rapports avec la presse n'ont jamais été extraordinaires. C'est quelqu'un d'impassible qui ne se dévoile pas énormément. Il manie l'ironie, ce qui déplaît à bon nombre de journalistes. Il reste le même, tant dans la victoire que dans la défaite. Il s'est forgé une carapace avec le monde extérieur. Ceci dit, il possède bel et bien toutes les caractéristiques et les qualités pour devenir coach fédéral. 99 % des joueurs seront de cet avis. Ce qui lui est arrivé à Genk est dégoûtant. Il a tout de même qualifié son club pour la Coupe de l'UEFA, ce qui est loin d'être acquis actuellement. Il ne faut regarder que les résultats. Ceux-ci ont été très bons et c'est scandaleux qu'il ne soit plus en place chez les Limbourgeois. C'est peut-être positif pour les Diables Rouges. A la question " comment faut-il se comporter avec une bande de jeunes ?", Herman Helleputte répondait qu'il faut à tout moment faire preuve d'indulgence. L'entraîneur était la saison passé à Beveren. Puis, il a signé à Westerlo.Lorsqu'il coachait Beveren, c'était un véritable régal de voir évoluer son équipe. Malgré un noyau qui recelant des joueurs de qualité, sa tâche n'en était pas moins ardue. Il est parvenu à gérer ce noyau avec brio. Cette saison, Westerlo engrange d'excellents résultats. Il n'était cependant pas facile de succéder à Jan Ceulemans. Son secret tient dans le fait d'être près de ses joueurs. Il s'intéresse sans cesse à eux. A Beveren, il a dû composer avec la faiblesse et le manque de discipline de beaucoup d'Africains, qui débarquent dans un championnat professionnel. Il a été récompensé par ce passage à Westerlo qui est une promotion. Herman Helleputte mérite qu'on lui tire un grand coup de chapeau. Après une longue carrière, Glen De Boeck tournait la page avant de rejoindre le staff technique mauve. C'est quelqu'un d'intelligent et il est en train de le prouver au poste d'adjoint à Anderlecht. Il a une grande expérience car il est passé par des moments difficiles. Il a été blessé pas mal de fois mais a toujours su revenir. C'est un type de joueur indispensable à un groupe. Il évoluait avec son intelligence et son placement. Il forme un excellent duo avec Frankie Vercauteren. Je le vois évoluer dans ses nouvelles fonctions. A l'avenir, il pourrait devenir T 1 comme son patron actuel. Il en a toutes les capacités. Il est très doué pour la communication et peut donc trouver les mots justes. Kristof Snelders éprouvait quelques difficultés à oublier le Germinal Beerschot. Il entamait une nouvelle expérience au FC Brussels.Ce n'est jamais facile de devoir prester lorsqu'on a de la pression supplémentaire. Comme Kevin Vandenbergh à Genk, son père a été quelqu'un de connu pour son talent. Ils sont perpétuellement confrontés à une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête. Beaucoup estiment que s'ils en sont là aujourd'hui, ce n'est que grâce à leur nom. C'est dommage de penser cela. En football, on ne parvient à percer que si l'on possède du talent. Ils ont été poussés par leurs parents mais ces derniers ne sont pas l'unique cause de leur réussite. Kristof est un joueur très calme et il a été patient avant de trouver son équilibre. Il a certainement prouvé à bon nombre de détracteurs qu'il ne suffisait pas d'être le fils d'un ancien joueur pour faire carrière. Kristof et son père n'ont eu besoin de personne pour arriver là où ils en sont. l PROPOS RECUEILLIS PAR tim baete