Riku Riski, l'avant de 29 ans du HJK Helsinki, a refusé sa convocation pour le stage hivernal de l'équipe nationale finlandaise. Ce stage se déroule au Qatar, où la Finlande va disputer des matches de préparation contre la Suède et l'Estonie. Riski, qui compte 26 caps, a déclaré qu'il préférait ne pas mettre les pieds dans ce pays " pour des raisons d'ordre éthique et af...

Riku Riski, l'avant de 29 ans du HJK Helsinki, a refusé sa convocation pour le stage hivernal de l'équipe nationale finlandaise. Ce stage se déroule au Qatar, où la Finlande va disputer des matches de préparation contre la Suède et l'Estonie. Riski, qui compte 26 caps, a déclaré qu'il préférait ne pas mettre les pieds dans ce pays " pour des raisons d'ordre éthique et afin de respecter mes valeurs ". Il a déclaré à l' Helsingin Sanomat, le principal journal finlandais : " J'ai reçu une invitation. J'ai ensuite eu un entretien avec le manager général et le sélectionneur. Ils me comprennent mais ont une autre opinion. J'ai campé sur mes positions et je n'ai rien à ajouter. J'ai été suffisamment clair : je ne veux pas aller au Qatar. " Le fait que le Mondial 2022 se déroule au Qatar continue à faire du bruit. En septembre, Amnesty International a publié un rapport selon lequel les ouvriers qui construisent les stades aux alentours de Doha sont exploités. Les droits de l'homme sont carrément bafoués. Un reportage du quotidien anglais The Guardian, paru en fin d'année, a révélé que des ouvriers ghanéens gagnaient 5,5 euros par jour. Un montant scandaleux dans le pays le plus riche du monde. Le sélectionneur de la Finlande, Markuu Kanerva, apprécie modérément la décision de Riski. " Nous n'avons pas commenté son argumentation. Nous devons la respecter. Mais je dois insister sur l'importance de ce stage. C'est à l'occasion de ce genre de matches que les joueurs peuvent se faire une place pour les matches de qualification pour l'EURO. " Ari Lahti, président de la fédération de football, s'est fendu d'une déclaration : " Notre message est clair : nous n'acceptons pas que les droits de l'homme soient bafoués et que les immigrés travaillent dans de piètres conditions. Les autorités du Qatar doivent leur offrir des conditions de travail sûres. "