PAR BENEDICT VANCLOOSTER
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PAR BENEDICT VANCLOOSTERLa plupart des équipes est au complet pour 2010 et les rumeurs de transfert s'apaisent mais plusieurs managers rêvent toujours de réaliser un grand coup. Alberto Contador, qui n'est sans doute qu'au début d'une série de victoires au Tour, est toujours disponible et son avenir reste incertain. Au printemps, quand Astana a failli rater le Tour à cause de problèmes de paiement, Contador a déjà pris langue avec la Caisse d'Epargne. Pendant l'épreuve, Contador et Astana semblaient se diriger vers une rupture définitive, malgré un contrat valable jusqu'en automne 2010. " J'avais le sentiment que chacun, chez Astana, me tournait le dos alors que j'étais sur le point de remporter le Tour ", a-t-il déclaré. Le départ de Lance Armstrong pour The Shack a constitué une délivrance pour Contador. Mandaté par le ministère du Sport et du Tourisme kazakh, le Néerlandais Rinus Wagtmans a établi une nouvelle structure et a insufflé confiance à l'Espagnol. Wagtmans a embauché un compatriote, Theo de Rooij (ex-Rabobank), pour prendre place dans l'auto suiveuse. Il a également reçu les deux représentants de Contador. A l'hôtel Sheraton de l'aéroport de Zaventem, Astana a proposé à l'Espagnol un salaire annuel de quatre millions d'euros en échange d'un séjour plus long dans l'équipe. Toutes les pommes de discorde semblaient oubliées quand Wagtmans a perdu son emprise sur l'équipe. Sa suspension purgée, Alexandre Vinokourov s'est manifesté avec de plus en plus d'insistance. Ses fidèles ont requis davantage de poids au sein de l'équipe, refusant la mainmise néerlandaise sur leur équipe nationale. D'un coup, même les vélos d' Eddy Merckx, que devait utiliser l'équipe en 2010, ne semblaient plus suffisants. Wagtmans a mis fin à ses activités, laissant Astana à la dérive. La situation s'est compliquée quand la commission des licences de l'UCI a affiché son scepticisme face au dossier d'Astana. L'équipe a reçu un délai mais vendredi prochain, le 20 novembre, l'UCI décidera si la nouvelle structure mise en place en toute urgence est crédible. Si Astana perd sa licence Pro Tour, Contador partira. La Caisse d'Epargne semble être sa favorite mais Garmin-Slipstream et Quick-Step sont également candidats. Si Astana obtient sa licence, Contador ne pourra la quitter que moyennant une indemnité d'un million et demi d'euros, soit la moitié de son salaire annuel actuel. Les Kazakhs de Vinokourov réaliseraient un exploit s'ils obtenaient leur licence mais d'autre part, si l'UCI rejette Astana, elle se ferme les portes de l'Asie.