Suite à la nouvelle contre-performance de la Belgique dans son troisième match qualificatif pour la prochaine Coupe du Monde, j'ai décidé de ne pas parler de sportif pour ne pas en remettre une couche par rapport aux critiques (justifiées) qui font déjà la une de tous les journaux. J'ai eu très envie cette semaine de commenter plusieurs articles parus dans la presse quelques jours avant le match contre la Serbie & Monténégro. On y parlait de la plainte déposée par Arie Haan contre le Sporting d'Anderlecht en général et contre Pär Zetterberg et l...

Suite à la nouvelle contre-performance de la Belgique dans son troisième match qualificatif pour la prochaine Coupe du Monde, j'ai décidé de ne pas parler de sportif pour ne pas en remettre une couche par rapport aux critiques (justifiées) qui font déjà la une de tous les journaux. J'ai eu très envie cette semaine de commenter plusieurs articles parus dans la presse quelques jours avant le match contre la Serbie & Monténégro. On y parlait de la plainte déposée par Arie Haan contre le Sporting d'Anderlecht en général et contre Pär Zetterberg et les Vanden Stock en particulier. J'ai personnellement eu la chance de connaître le joueur Haan durant mes deux premières années de footballeur pro ; par contre une décennie plus tard, j'ai eu la malchance de le retrouver comme entraîneur. L'avoir comme coéquipier, pour quelqu'un qui, comme moi, débarquait dans la jungle du foot pro et qui avait vibré à ses exploits lors des deux coupes du monde précédentes, où les Pays-Bas avaient chaque fois atteint la finale, était un honneur gigantesque. Et je dois bien avouer que son comportement vis-à-vis de ses équipiers même les plus jeunes fut toujours exemplaire. Il a même contribué à mon éclosion et mon épanouissement grâce à ses judicieux conseils. A contrario, les souvenirs que j'ai de lui en tant que coach, sont diamétralement à l'opposé. En dehors des entraînements de qualité qu'il délivrait et de sa vision tactique, tous les autres aspects du job d'entraîneurs chez Haan sont d'un très faible niveau. Psychologie, préparation physique, gestion du groupe, discipline et rôle d'exemple en tant que coach vis-à-vis des joueurs sont autant de paramètres dans lesquels il n'excelle pas et c'est un euphémisme. Si je voulais raconter toutes les péripéties que j'ai vécues pendant l'année de notre collaboration, je pourrais presque écrire une bibliothèque entière. A part sa garde rapprochée, faite au Standard de quatre joueurs, à qui il passait toutes les frasques et encore plus, les autres étaient des faire-valoir envers qui il ne faisait montre d'aucun respect. Les propos à son égard pour lesquels il dépose plainte et réclame des dommages et intérêts pour la modique somme de 250.000 euros, je peux les confirmer car j'ai vécu tout cela de l'intérieur et même plus. Haan m'a appelé dans son vestiaire le 15 avril 1992 pour m'annoncer que j'étais renvoyé dans le noyau B après 13 ans au club, avec un contrat d'un an qui courait, et ceci sans aucune explication et sans avoir commis la moindre faute ! Maintenant, on pourrait croire que mon avis n'est pas très objectif mais je ne suis pas du tout rancunier et les propos tenus par Zetterberg ne sont que pure vérité. Mais Haan tente, à mon avis, de gagner de l'argent en dehors des terrains de football, comme il l'a toujours fait en touchant des énormes dédits lors de ses nombreux limogeages ! Étienne Delangre " Les propos de ZETTERBERG SUR HAAN ne sont que pure vérité "