De Jacques Malvaux jadis à José Huylebroek aujourd'hui en passant par Raymond Edelman, Jean-Pierre Castiaux ou Renno Roelandt, les médecins se sont succédé à Anderlecht. Mais aucun n'est vraiment parvenu à délivrer le club de ses tourments, à savoir un nombre élevé de blessés chaque année. Sans doute n'est-ce pas anormal dans le chef d'un noyau professionnel appelé à...

De Jacques Malvaux jadis à José Huylebroek aujourd'hui en passant par Raymond Edelman, Jean-Pierre Castiaux ou Renno Roelandt, les médecins se sont succédé à Anderlecht. Mais aucun n'est vraiment parvenu à délivrer le club de ses tourments, à savoir un nombre élevé de blessés chaque année. Sans doute n'est-ce pas anormal dans le chef d'un noyau professionnel appelé à courir trois lièvres à la fois. Il n'empêche que de temps en temps, on est quand même appelé à se poser des questions quant à certains cas. Comme celui d' Oleg Iachtchouk, grand éclopé devant l'Eternel au cours de la décennie qu'il a passée à Anderlecht mais qui est frais comme un gardon depuis qu'en 2006 il a troqué la livrée du RSCA contre celles d'Ergotelis et du Cercle Bruges. " Si des erreurs ont été commises, ce n'est pas par une seule personne ", souligne-t-il. " Je crois que chacun porte une part de responsabilité : l'antenne médicale, qui n'a peut-être pas toujours réalisé le diagnostic exact, moi-même, qui ai sans doute eu tort de vouloir reprendre souvent le collier trop tôt, ou encore l'entraîneur qui aurait dû songer à un meilleur dosage des efforts. Mais à Anderlecht, pareil régime particulier n'existe pas. Tout le monde y est logé à la même enseigne. Au Cercle, c'est différent. Là, j'ai vraiment voix au chapitre quand je ressens la moindre gêne. Du coup, je suis autorisé à lever le pied. Mais il faut évidemment pouvoir comparer ce qui est comparable. Ici, j'en suis à un match par semaine. A Anderlecht, c'était plus. Dans ces conditions, il me semble normal qu'il y ait plus de blessés. OlivierDoll est moins sujet aux bobos lui aussi depuis qu'il a quitté le Parc Astrid pour Lokeren. " N'empêche, la critique est là, comme on a pu le vérifier avec les attaques de Nicolas Frutos. Celles-ci visaient en tout premier lieu le coordinateur de la cellule médicale du club, Huylebroek et moins Kristof Sas, celui qui a suivi de près (sauf en Argentine) la revalidation de l'attaquant. Il n'est pourtant pas à l'abri des critiques non plus. Intra muros, il a été affublé du sobriquet Docteur Chaos pour sa propension à se mêler de tout et de rien. Quant à Leo Groenweghe, qui suit quotidiennement le groupe des joueurs, il est surnommé Docteur Aspirine pour son habitude à vanter les effets de la petite pilule blanche miracle. Santé !