Suite à une indiscrétion d'un joueur, les médias ont appris entre-temps que Zola Matumona avait dû subir le mardi 30 octobre avec une remarque à caractère raciste de son président Johan Vermeersch ( Retourne dans ton arbre et mange des bananes). Le journal Het Laatste Nieuws est le premier à répercuter l'affaire, puis les autres embraient. Du coup tout s'enchaîne : indignation des joueurs africains, actifs au club ou non comme Sydney Kargbo ou Mbo Mpenza, puis rupture unilatérale du contrat du joueur, à l'instigation de Maître Laurent Denis qui entend également porter le dossier aux plus hautes instances du football et au Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme.
...

Suite à une indiscrétion d'un joueur, les médias ont appris entre-temps que Zola Matumona avait dû subir le mardi 30 octobre avec une remarque à caractère raciste de son président Johan Vermeersch ( Retourne dans ton arbre et mange des bananes). Le journal Het Laatste Nieuws est le premier à répercuter l'affaire, puis les autres embraient. Du coup tout s'enchaîne : indignation des joueurs africains, actifs au club ou non comme Sydney Kargbo ou Mbo Mpenza, puis rupture unilatérale du contrat du joueur, à l'instigation de Maître Laurent Denis qui entend également porter le dossier aux plus hautes instances du football et au Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme. Dans la foulée, Kia, l'un des partenaires financiers du club, décide sur-le-champ de mettre un terme au contrat de sponsoring liant les deux parties (165.000 euros par an et 20 voitures mises à la disposition du club). Après trois journées passées en France, Vermeersch reprend la parole le samedi en conférence de presse. Il observe avoir voulu provoquer un déclic auprès des valeurs sûres de son effectif mais qu'il n'a jamais eu l'intention de blesser qui que ce soit. JV présente également un document, signé par le manager du joueur, Alfred Raoul, qui se distancie des agissements des prétendus autres " conseils " et qui désire au plus tôt une réunion entre toutes les parties afin d'aplanir le différend. Plus tard, ce soir-là, le joueur affirme qu'il a bien confié ses intérêts au seul Maître Denis. Johan Vermeersch : J'espère que le bon sens l'emportera et que Matumona suivra son homme de confiance plutôt qu'une personne qui s'est servi de mes propos, déplacés je l'admets, pour s'engouffrer dans une brèche dont il espère lui-même, en premier lieu, tirer profit. J'ai fait une erreur et je m'en repens mais ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un raciste. Si je l'étais, je ne ferais pas la part belle aux allochtones dans mon club. En catégories d'âge, ceux-ci représentent quand même 75 % des jeunes. Au sein de mon entreprise, on recense aussi un nombre appréciable de travailleurs non-belges. Je ne suis nullement xénophobe. J'ai appris cette décision par voie de presse mais je n'ai pas encore eu de contact avec Benoît Morenne, le patron de la firme. Je compte le voir sous peu pour arrondir les angles. D'accord, j'ai eu des paroles regrettables mais si Matumona Zola revient parmi nous, je ne vois pas pourquoi Kia ne suivrait pas le même exemple. J'ai donné dans un passé récent une deuxième chance à des garçons comme Sydney Kargbo ou Arnaud Sutchuin. L'année passée, j'avais d'ailleurs agi de façon similaire envers Matumona Zola, quand Albert Cartier avait décidé de le reléguer dans le noyau B. Sans vouloir me pousser du col, je pense pouvoir dire que je mérite de pouvoir me racheter moi aussi, compte tenu de mon action envers le FC Brussels. Si Kia reste sur ses positions, j'irai en justice. Je dois peut-être apprendre à ne plus m'emporter. Et redoubler de prudence aussi lorsque je m'exprime en français, qui n'est pas ma langue maternelle. Dans le cas de Matumona Zola, mes paroles ont largement dépassé le cadre de ma pensée. Désormais, je serai plus prudent. Et moins disponible aussi. Je compte en tout cas faire appel à une personne pour s'occuper de la communication au FC Brussels. C'est nécessaire... Si Pat fait son introspection, il doit quand même pouvoir admettre qu'il n'est plus aussi souverain que jadis. Les deux buts qu'il encaisse contre Charleroi sont de la rigolade. Et il n'en est pas à son coup d'essai depuis le début de la compétition. A Mons, déjà, il avait fait une faute professionnelle, selon moi, en dégageant mal le ballon sur la phase du premier goal. A ce moment-là, déjà, j'estime qu'il aurait été bien inspiré en tirant sa révérence. A défaut, l'entraîneur aurait peut-être dû aussi le pousser dans cette direction. En définitive, il n'en a rien été et c'est vrai qu'après coup, le Campinois s'était bien racheté lors du match crucial que nous avions livré chez nous devant Saint-Trond. Ce soir-là, je l'admets, il avait signé deux interventions de grande classe face à Asanda Sishuba. Depuis lors, il n'a plus jamais réitéré cette prestation-là, que du contraire. J'estime qu'il se doit d'en tirer les conséquences. Il n'a rien à perdre car il est de toute façon assuré d'un avenir chez nous, puisqu'il est appelé à devenir le responsable des gardiens du FC Brussels. Personnellement, je préférerais qu'il s'implique à fond dans ce projet dès à présent. Je suis peut-être le patron mais je me garde toujours de m'ingérer dans les affaires des autres. La sélection, ou non, de Pat est du ressort de l'entraîneur. Si, pour toutes sortes de raisons, Albert Cartier estime que le doyen de la corporation des gardiens est toujours l'homme de la situation, je m'incline. Car je pars du principe qu'il est mieux placé que moi pour trancher puisqu'il vit ses hommes au quotidien. Dans un registre à peu près similaire, j'avoue que je ne suis pas toujours d'accord non plus avec la tactique du technicien français ou avec ses changements. Régulièrement, je lui livre d'ailleurs mon point de vue à ce sujet mais, en matière de système ou de choix, il est et reste le seul maître à bord. Il ne pourra jamais me reprocher de ne pas le laisser travailler comme il le veut, même si je ne partage pas toujours ses conceptions. A sa place, je jouerais 10 mètres plus haut par moments. Surtout à domicile. Pour la bonne et simple question que lorsque j'ai posé la question de confiance aux joueurs la majorité était contre le maintien du Bruxellois. Dans le cas présent, en revanche, tous, sans exception, désiraient poursuivre la route avec l'entraîneur actuel. C'est évidemment un signal très fort, qui mérite qu'on s'y attarde. Mais, eu égard aux contingences sportives actuelles, il tombe sous le sens que ma patience a des limites. J'ai dit aux joueurs que si réellement ils tenaient à leur coach, ils devaient me le prouver par le biais de réponses probantes contre le FC Malines et le FC Dender. Son sort est entre leurs pieds car au-delà de la réalité humaine, il y a une autre réalité, celle des chiffres. Et celle-là est, bien sûr, catastrophique. Je n'ai absolument rien à redire quant à son engagement et à son professionnalisme. Mais j'attendais quand même autre chose au niveau des points et de la progression de certains joueurs. J'ai jeté mon dévolu sur le Français notamment pour la manière dont il avait fait croître le blé en herbe à La Louvière. De ce point de vue-là, je reste un peu sur ma faim. Les trois Loups qui ont débarqué dans son sillage n'ont pas répondu à l'attente jusqu'à présent : Michaël Cordier fait toujours office de doublure de Patrick Nys, malgré un investissement de 375.000 euros, Quentin Durieux est loin d'une place de titulaire et Julien Pinelli s'est enfoncé dans les brumes de l'oubli. D'autres n'ont guère été mieux lotis. Je songe à Cédric De Troetsel ou encore à Michaël Jonckheere. C'est un mystère : pourquoi donc ces garçons, qui avaient manifestement de bonnes dispositions, ne sont-ils pas devenus des incontournables ? Je ne sais pas. Reste que tout n'est quand même pas négatif non plus en ce qui concerne la jeune classe. Je constate quand même avec satisfaction que des garçons comme Steve Colpaert ou Sydney Kargbo ont progressé. Et d'autres pointent le bout du nez à présent. Il y a Benjamin Mokulu, qui vient d'ailleurs de signer son premier contrat pro chez nous et, dans la foulée, il y aura bientôt Sébastien Phiri. Sans oublier d'autres jeunots qui ont déjà été repris en Première comme Michaël De Greef et Aurélien Coppin. De fait, un club formateur comme le nôtre devrait pouvoir sortir chaque année trois jeunes en fonction de l'équipe A. A terme, nous disposerions alors d'une équipe quasiment à 100 % bruxelloise, ce qui reste mon v£u le plus cher. C'est tout à fait vrai. On aurait pu augmenter cette proportion si certains, comme De Troetsel ou Jonckheere entre autres, avaient tenu la distance. En lieu et place, il a bien fallu que je me rabatte sur d'autres prêts à l'emploi. De là l'appel à la main-d'£uvre française, à l'instigation du coach. Il y a un an, c'était un choix pertinent. Aujourd'hui, l'appréciation globale est plus mitigée. Gorius et Le Postollec sont méconnaissables, Dieudonné Owona est bon une fois sur deux. Je me demande dans quelle mesure Cartier n'est pas trop tendre avec eux. Protéger un gars, c'est déjà limite. Mais le surprotéger n'est pas bon du tout. Si on trouve toujours des excuses à une mauvaise prestation, globale ou collective, on perd automatiquement le goût de se surpasser. Et c'est cela qui manque un peu au FC Brussels : les joueurs disent qu'ils ont pleinement foi en leur coach mais, sur le terrain, ils ne se battent pas suffisamment pour lui. Ils ne se défoncent pas suffisamment pour eux non plus. S'ils ne savent pas demeurer concentrés l'espace de 90 minutes pour empocher de 3 à 5.000 euros par mois, c'est lamentable. Ils n'ont qu'à bien se tenir car à l'échelon inférieur, ils se contenteront de 625 euros par mois. A eux de faire la part des choses. D'accord, je suis en partie responsable. Mais qu'y puis-je si Michaël Citony ou Jean-Paul Akpa Akpro, qui répondent à ce profil, sont blessés ? Mais dans d'autres cas, je l'admets, mon feeling n'a pas été bon. Pour moi, Ebou Sillah était de nature à jouer dans le couloir gauche, mais il n'a jamais retrouvé ses sensations brugeoises. Je voyais aussi en Pinelli le digne successeur de Polleke De Mesmaeker, mais je me suis trompé, c'est l'évidence même. On peut dès lors me reprocher des erreurs de casting, j'en conviens. Ceci dit, la grande majorité de ceux que j'ai fait venir doivent être en mesure de nous maintenir en D1. Si des gars comme Deflandre, Zoltan Petö, Richard Culek, Alan Haydock et Pavel Fort, pour ne citer qu'eux, ne sont pas capables d'assurer l'avenir du club parmi l'élite, alors j'y perds mon latin. Cette bande-là représente quand même des dizaines et des dizaines de matches au plus haut niveau. Sans oublier les autres car les Zamzam, Christ Bruno et Gorius ont pas mal de rencontres à leur compteur eux aussi. Si quelqu'un peut disposer, c'est lui. Son rendement a été insuffisant durant toutes ces années. Il ne cesse de répéter que le club manque de moyens financiers mais il ne m'a jamais consulté en ce sens. Je ne connais personne non plus qui se déplace aussi peu que lui. Si je n'avais pas été à Toulouse pour finaliser les transferts de Pavel Fort et Jean-Paul Akpa Akpro, ces deux garçons ne seraient pas chez nous. Et ce constat ne vaut pas seulement pour ceux qui viennent d'horizons lointains. Si Jos Smolders ne m'avait pas mis sur la piste d'Olivier Werner ou Léon Semmeling sur celle de Jonathan Téhoué, jamais ces garçons n'auraient rallié le FC Brussels. Dimi veut tout régler à partir de son bureau et de son GSM. Moi, j'attends d'un manager un rayon d'action plus grand et j'entends surtout qu'on me mâche la besogne de temps en temps. Trouvez-vous normal que j'aie dû m'investir et mener à bout une multitude de dossiers, depuis cinq ans, au lieu d'y apposer simplement ma signature finale ? Moi pas. Il a beau dire ce qu'il veut, il ne m'a pas convaincu. S'il veut voir ailleurs, c'est son bon droit. Je ne le retiendrai pas. Tout le monde peut le savoir. On ne développe pas un football-champagne, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais j'entends la même remarque trois kilomètres plus loin, à Anderlecht aussi. Alors ? Je ne pense pas qu'on soit armé pour dispenser un jeu attrayant mais il y a moyen de faire mieux, c'est certain. Depuis que j'ai repris les affaires en mains, je constate que le Brussels a progressé en tous domaines, sauf dans le sportif. Le budget est passé de 1 million d'euros en 2002 à 4,5 millions actuellement mais, dans l'intervalle, l'équipe n'a pas subi la même progression... par bruno govers et geert foutre