Charleroi aime jouer sur les détails. Plus que partout ailleurs, les matches se jouent souvent à un but de différence quand les Zèbres sont sur la pelouse. Lors des deux dernières saisons, c'est donc par un 1-0 accroché mais victorieux que les hommes de Felice Mazzù avaient entamé la saison à domicile, fac...

Charleroi aime jouer sur les détails. Plus que partout ailleurs, les matches se jouent souvent à un but de différence quand les Zèbres sont sur la pelouse. Lors des deux dernières saisons, c'est donc par un 1-0 accroché mais victorieux que les hommes de Felice Mazzù avaient entamé la saison à domicile, face à Waasland-Beveren puis contre Courtrai. Cette année, l'Antwerp a préservé la tradition, mais inversé les chiffres : le Great Old a donné le coup d'envoi d'une saison délicate. Avec trois points en cinq matches et un départ inattendu de Kaveh Rezaei, l'homme-clé du système carolo parti à Bruges, la lutte pour les play-offs 1 paraissait déjà appartenir au passé. Dans le sprint final du grand marché d'été, Mehdi Bayat a donc donné à son coach quelques briques de choix pour une nouvelle reconstruction du football zébré. S'il a d'abord misé sur Adama Niane, Mazzù a ensuite imaginé un nouveau duo offensif complémentaire et performant, où la recrue nigériane Victor Osimhen a été associée à Cristian Benavente, devenu le joueur le plus déterminant du onze avec 9 buts et 3 passes décisives. Le 4-4-2 installé à la sortie de l'été s'est donc transformé en 4-4-1-1, avec Benavente derrière Osimhen et entouré de profils techniques, généralement Massimo Bruno et Ali Gholizadeh. Si ce quatuor permet à Charleroi d'être plus éclectique offensivement, l'implication défensive des ailiers n'est plus la même que lors des saisons précédentes. De quoi faire perdre à Charleroi un hermétisme qui était devenu sa marque de fabrique.