C'est reparti ! C'est la rentrée. Nos gosses sont retournés, à reculons, vers ce qui peut les faire avancer. Vers l'éducation. La seule chose qui peut encore sauver le monde. En attendant, nous on se dit : " Sauvés. D'autres prennent le relais. Merci messieurs, mesdames les professeurs, professeures. Plus que jamais on vous bénit. "

Pour d'autres, la rentrée ressemble déjà à des bons de sortie. Comme à Anderlecht, sorti très vite du conte de fée. La belle clochette sonne déjà le glas de l'espoir du Peter Pan revenu de Manchester. Premier bulletin en forme de boudin. Noir, très noir. Pour beaucoup. Pas pour moi. Ce début de saison des Mauves est tout sauf de la guimauve. Pour moi ça fleure bon le printemps. Un printemps que j'annonce en hiver. En fait, l'Anderlecht de Vince The poisse me fait penser à un teaser en forme de bande annonce. C'est court mais bref. C'est percutant mais pas payant, mais ça me donne envie d'aller voir le film. Loin d'être fini mais déjà excitant dans l'imaginaire qu'on s'en fait. On sait pas quand il va sortir mais on devine que ça va être bon.

Le casting est chatoyant mais toujours hésitant. Des jeunes starlettes pas encore prêtes à supporter le poids d'une superproduction et des moins jeunes plus en état de la porter sur leurs mollets. Les jeunes voudraient bien, les vieux aussi mais ne peuvent point. Ou pas encore. Ça fait un an qu'ils sont en manque de conditions. Des conditions que Vince The boss connaissait. Oui mais voilà, les Nasri et Chadli sont des cibles privilégiées. De leurs propres tourments et aussi des adversaires qui se disent : " Celui-là, je vais me le faire. " Donc compliqué, pour eux, de mettre un beau passement de jambe dans le caquet des ambitieux devenus. Les résultats ne suivent pas mais le constat suit l'ambition de grandeur du chef de cordée. Pour gravir les plus hauts sommets, faut se débarrasser des poids qui suivent plus qu'ils ne guident.

Kums est parti. Trebel attend de faire ce qu'il a toujours fait. Partir pour aller chercher plus ailleurs. On ne peut pas lui en vouloir. Le système le lui permet. Un système qui privilégie les arrangements extra-sportifs aux réalités du terrain. Un joueur doit rapporter plus sur le terrain que ce qu'il ne coûte dans l'intimité d'un vestiaire. Le talent, c'est faire gagner et rendre les autres meilleurs. La brièveté d'une commission d'agent vaut trop souvent plus que la longueur d'une performance sportive qui rapporte au club plutôt qu'à des intérimaires du (pitoyable) spectacle qui ruine notre football. Et là, le projet Kompany prend toute son évidence. Lui peut se permettre cela. Nettoyer les écuries. Il est venu pour ça aussi. C'est un pur-sang. Plus pour longtemps sur les terrains mais il est doué aussi au saut d'obstacles. Il en aura bien besoin.

Des obstacles, on a l'impression que notre boudeur national n'en a jamais eu. Tout semble facile pour De Bruyne. Le talent et l'insouciance permettent cela. Kevin s'en bat l'entrejambe mais nourrit de ses jambes notre certitude que le talent gagne toujours à la fin. Il vient de rentrer dans l'histoire de la Premier League. À Bournemouth, il a délivré son cinquantième assist dans le plus grand championnat du monde. Tout cela en 123 matches. Record battu. Éclipsé le fantôme devenu Özil et le soleil éternel Cantona.

Cela dit, vous l'avez vu cet assist ? Il rate son tir, le ballon arrive par hasard dans les pieds d' Agüero et hop pour les stats, c'est un assist. Ou passe décisive. Mais bon dans décisive, il y a décision. Dans cette action, il n'y avait aucune intention d'être décisif pour permettre à un coéquipier de marquer. Peu importe. Le bénéfice du doute profite à celui qui ne laisse aucun doute. Notre Droopy national rapporte plus sur le terrain que personne. Comme Vince The Prince. La brièveté d'un constat n'enlèvera jamais rien à l'éternité d'un apostolat. L'un comme l'autre ont une vision du foot qui nous tient beaucoup à coeur. C'est sur le terrain qu'on prend et donne du plaisir. Merci.

C'est reparti ! C'est la rentrée. Nos gosses sont retournés, à reculons, vers ce qui peut les faire avancer. Vers l'éducation. La seule chose qui peut encore sauver le monde. En attendant, nous on se dit : " Sauvés. D'autres prennent le relais. Merci messieurs, mesdames les professeurs, professeures. Plus que jamais on vous bénit. " Pour d'autres, la rentrée ressemble déjà à des bons de sortie. Comme à Anderlecht, sorti très vite du conte de fée. La belle clochette sonne déjà le glas de l'espoir du Peter Pan revenu de Manchester. Premier bulletin en forme de boudin. Noir, très noir. Pour beaucoup. Pas pour moi. Ce début de saison des Mauves est tout sauf de la guimauve. Pour moi ça fleure bon le printemps. Un printemps que j'annonce en hiver. En fait, l'Anderlecht de Vince The poisse me fait penser à un teaser en forme de bande annonce. C'est court mais bref. C'est percutant mais pas payant, mais ça me donne envie d'aller voir le film. Loin d'être fini mais déjà excitant dans l'imaginaire qu'on s'en fait. On sait pas quand il va sortir mais on devine que ça va être bon. Le casting est chatoyant mais toujours hésitant. Des jeunes starlettes pas encore prêtes à supporter le poids d'une superproduction et des moins jeunes plus en état de la porter sur leurs mollets. Les jeunes voudraient bien, les vieux aussi mais ne peuvent point. Ou pas encore. Ça fait un an qu'ils sont en manque de conditions. Des conditions que Vince The boss connaissait. Oui mais voilà, les Nasri et Chadli sont des cibles privilégiées. De leurs propres tourments et aussi des adversaires qui se disent : " Celui-là, je vais me le faire. " Donc compliqué, pour eux, de mettre un beau passement de jambe dans le caquet des ambitieux devenus. Les résultats ne suivent pas mais le constat suit l'ambition de grandeur du chef de cordée. Pour gravir les plus hauts sommets, faut se débarrasser des poids qui suivent plus qu'ils ne guident. Kums est parti. Trebel attend de faire ce qu'il a toujours fait. Partir pour aller chercher plus ailleurs. On ne peut pas lui en vouloir. Le système le lui permet. Un système qui privilégie les arrangements extra-sportifs aux réalités du terrain. Un joueur doit rapporter plus sur le terrain que ce qu'il ne coûte dans l'intimité d'un vestiaire. Le talent, c'est faire gagner et rendre les autres meilleurs. La brièveté d'une commission d'agent vaut trop souvent plus que la longueur d'une performance sportive qui rapporte au club plutôt qu'à des intérimaires du (pitoyable) spectacle qui ruine notre football. Et là, le projet Kompany prend toute son évidence. Lui peut se permettre cela. Nettoyer les écuries. Il est venu pour ça aussi. C'est un pur-sang. Plus pour longtemps sur les terrains mais il est doué aussi au saut d'obstacles. Il en aura bien besoin. Des obstacles, on a l'impression que notre boudeur national n'en a jamais eu. Tout semble facile pour De Bruyne. Le talent et l'insouciance permettent cela. Kevin s'en bat l'entrejambe mais nourrit de ses jambes notre certitude que le talent gagne toujours à la fin. Il vient de rentrer dans l'histoire de la Premier League. À Bournemouth, il a délivré son cinquantième assist dans le plus grand championnat du monde. Tout cela en 123 matches. Record battu. Éclipsé le fantôme devenu Özil et le soleil éternel Cantona. Cela dit, vous l'avez vu cet assist ? Il rate son tir, le ballon arrive par hasard dans les pieds d' Agüero et hop pour les stats, c'est un assist. Ou passe décisive. Mais bon dans décisive, il y a décision. Dans cette action, il n'y avait aucune intention d'être décisif pour permettre à un coéquipier de marquer. Peu importe. Le bénéfice du doute profite à celui qui ne laisse aucun doute. Notre Droopy national rapporte plus sur le terrain que personne. Comme Vince The Prince. La brièveté d'un constat n'enlèvera jamais rien à l'éternité d'un apostolat. L'un comme l'autre ont une vision du foot qui nous tient beaucoup à coeur. C'est sur le terrain qu'on prend et donne du plaisir. Merci.