Formé à Lindelhoeven puis à Lommel, Bernt Evens a rejoint le PSV à 12 ans. Pendant cinq saisons, son père l'a conduit au stade tous les jours. Il a atteint l'équipe B d'Eindhoven puis, à 17 ans, il a été transféré au RC Genk par Aimé Anthuenis. Il n'y a jamais joué.
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Formé à Lindelhoeven puis à Lommel, Bernt Evens a rejoint le PSV à 12 ans. Pendant cinq saisons, son père l'a conduit au stade tous les jours. Il a atteint l'équipe B d'Eindhoven puis, à 17 ans, il a été transféré au RC Genk par Aimé Anthuenis. Il n'y a jamais joué. Après des passages au Patro Maasmechelen et à l'Antwerp, il a atterri la saison passée à Westerlo. Depuis, il est devenu un pion incontournable, à l'arrière gauche : " Au premier tour, seul Anderlecht nous a collés dos au mur. Je pense qu'il sera champion ". Et Westerlo ? " Nous n'allons pas nous effondrer comme la saison passée. Mais nous irions encore plus loin si nous adjoignions aux qualités de Westerlo - l'enthousiasme et la modestie - la rage de vaincre de l'Antwerp ". Il ne trouve pas que Westerlo dépend trop de Patrick Ogunsoto : " Douze buts en un tour, c'est fantastique. Cependant, s'il atteint ce rendement, indépendamment de son talent, exceptionnel, c'est parce qu'il peut s'appuyer sur une équipe bien équilibrée. Un avant reflète la valeur d'une formation. Regardez Jaja Coelho : il a cassé la baraque avec nous puis est parti à Getafe. Et là, il ne réussit plus rien ! J'espère que Patrick sera assez malin pour rester à Westerlo jusqu'au terme de la saison. Il n'est pas encore prêt pour un tranfsert ". Jusqu'à présent, Evens a signé un bon parcours, même s'il n'a pu concrétiser maintes opportunités, comme l'intérêt du FC Utrecht et de Stoke City : " Je ne crois pas aux belles promesses. Il me faut du concret ". Le Limbourgeois de 28 ans se plaît en Campine et l'affronter n'est pas un cadeau : " Je veux que le médian droit adverse ait l'impression d'être un arrière ". Sur le terrain, Evens est imperméable aux insultes de ses adversaires mais si les supporters s'en prennent à lui, il explose. Vexé par les huées des fans du Germinal Beerschot, qui voyaient en lui l'ancien joueur de l'Antwerp, l'arrière leur a adressé un doigt d'honneur. Il a failli devoir verser une amende de 5.000 euros mais a été acquitté : " Les Anversois sont très émotionnels. Quand l'Antwerp perdait, nous n'osions pas nous montrer en rue, par peur de représailles. Je comprends que les fans du G. Beerschot m'aient hué mais sur le moment même, c'en était trop. Ils s'en sont pris à moi, à ma mère, à ma famille et puis à certaines races. Là, j'ai pété les plombs. Cependant, la prochaine fois, j'y réfléchirai à deux fois avant de réagir ". STEVE VAN HERPE