Jeudi, l'avocat Johan Timmermans (61 ans) a renoncé à la présidence du YRFC Malines. " Volontairement ", selon ses dires, mais il a pris cette décision dans le cadre de la tourmente dans laquelle se trouve le club depuis un mois. Le parquet fédéral dispose d'indications de corruption privée, notamment pour le match Malines - Waasland-Beveren de la 30e journée de la saison passée.

Il est question d'initiatives malinoises et d'autres, via l'agent Dejan Veljkovic. L'actionnaire majoritaire de Malines, Olivier Somers, son directeur sportif Stefaan Vanroy et son directeur financier Thierry Steemans ont été arrêtés et inculpés. Les deux premiers ont été libérés sous conditions.

Timmermans a rapidement parlé " d'initiatives apparemment prises par des individus " mais au fil des révélations, il a été mis sous pression. Nous avons expliqué dans l'édition du 17 octobre comment le président, en tant que responsable final, avait défendu depuis 2014 la position privilégiée de Veljkovic au Kavé, alors que le Serbe avait déjà mauvaise réputation. Durant cette même semaine, Timmermans a subi un interrogatoire. Il n'a pas été arrêté ni inculpé mais de plus en plus de supporters se sont interrogés quant à son rôle.

Sa position est devenue encore plus précaire quand le quotidien Het Nieuwsblad - selon ses dires sur base des écoutes des enquêteurs - a procédé à la reconstruction d'un entretien entre Steemans et le président malinois : Steemans : " Hier, j'ai rencontré Olivier Swolfs (le directeur financier de Waasland-Beveren, ndlr). Tu peux dormir tranquille pour dimanche (le match contre Waasland-Beveren, ndlr). (...) Beveren a dit qu'il était absolument prêt à coopérer. Nous nous en occupons. " Timmermans : " Tous leurs joueurs vont être alignés ? Tu comprends ce que je veux dire. "

D'après le quotidien Le Soir, qui affirme avoir recueilli ses citations des enregistrements, la conversation entre Steemans et Timmermans s'est déroulée comme suit : " Walter (Mortelmans, un autre manager-maison de Malines), qui a cinq joueurs à Waasland, joue le jeu ", déclare Steemans à son président. Depuis, on a l'impression que Timmermans en savait plus long qu'il ne voulait bien le dire. Bien que sa fonction au sein de la nouvelle SA du club soit devenue plus protocolaire qu'autre chose, le départ de Timmermans est un tournant.

Le quatuor qui a dirigé Malines plus d'une décennie, depuis la faillite en 2002-2003, a complètement disparu. En 2015, le directeur sportif Fi Vanhoof, septuagénaire, a été le premier à jeter l'éponge, las des feux de la rampe, même s'il travaille toujours pour le scouting. En mai dernier, il y a eu l'exit du manager commercial Marc Faes, sur une voie de garage depuis l'arrivée des investisseurs Olivier Somers et Dieter Penninckx. Steemans est toujours à bord, officiellement, mais son retour est impensable, quand il sera libéré.

Qui va diriger le club à l'avenir ? Il n'est pas certain non plus que Somers et Vanroy puissent reprendre leurs fonctions. Quant à Penninckx, il n'a jamais eu très envie d'un rôle actif au premier plan.

Jeudi, l'avocat Johan Timmermans (61 ans) a renoncé à la présidence du YRFC Malines. " Volontairement ", selon ses dires, mais il a pris cette décision dans le cadre de la tourmente dans laquelle se trouve le club depuis un mois. Le parquet fédéral dispose d'indications de corruption privée, notamment pour le match Malines - Waasland-Beveren de la 30e journée de la saison passée. Il est question d'initiatives malinoises et d'autres, via l'agent Dejan Veljkovic. L'actionnaire majoritaire de Malines, Olivier Somers, son directeur sportif Stefaan Vanroy et son directeur financier Thierry Steemans ont été arrêtés et inculpés. Les deux premiers ont été libérés sous conditions. Timmermans a rapidement parlé " d'initiatives apparemment prises par des individus " mais au fil des révélations, il a été mis sous pression. Nous avons expliqué dans l'édition du 17 octobre comment le président, en tant que responsable final, avait défendu depuis 2014 la position privilégiée de Veljkovic au Kavé, alors que le Serbe avait déjà mauvaise réputation. Durant cette même semaine, Timmermans a subi un interrogatoire. Il n'a pas été arrêté ni inculpé mais de plus en plus de supporters se sont interrogés quant à son rôle. Sa position est devenue encore plus précaire quand le quotidien Het Nieuwsblad - selon ses dires sur base des écoutes des enquêteurs - a procédé à la reconstruction d'un entretien entre Steemans et le président malinois : Steemans : " Hier, j'ai rencontré Olivier Swolfs (le directeur financier de Waasland-Beveren, ndlr). Tu peux dormir tranquille pour dimanche (le match contre Waasland-Beveren, ndlr). (...) Beveren a dit qu'il était absolument prêt à coopérer. Nous nous en occupons. " Timmermans : " Tous leurs joueurs vont être alignés ? Tu comprends ce que je veux dire. " D'après le quotidien Le Soir, qui affirme avoir recueilli ses citations des enregistrements, la conversation entre Steemans et Timmermans s'est déroulée comme suit : " Walter (Mortelmans, un autre manager-maison de Malines), qui a cinq joueurs à Waasland, joue le jeu ", déclare Steemans à son président. Depuis, on a l'impression que Timmermans en savait plus long qu'il ne voulait bien le dire. Bien que sa fonction au sein de la nouvelle SA du club soit devenue plus protocolaire qu'autre chose, le départ de Timmermans est un tournant. Le quatuor qui a dirigé Malines plus d'une décennie, depuis la faillite en 2002-2003, a complètement disparu. En 2015, le directeur sportif Fi Vanhoof, septuagénaire, a été le premier à jeter l'éponge, las des feux de la rampe, même s'il travaille toujours pour le scouting. En mai dernier, il y a eu l'exit du manager commercial Marc Faes, sur une voie de garage depuis l'arrivée des investisseurs Olivier Somers et Dieter Penninckx. Steemans est toujours à bord, officiellement, mais son retour est impensable, quand il sera libéré. Qui va diriger le club à l'avenir ? Il n'est pas certain non plus que Somers et Vanroy puissent reprendre leurs fonctions. Quant à Penninckx, il n'a jamais eu très envie d'un rôle actif au premier plan.