Sinan Bolat est entré, le 10 août passé, dans l'histoire du foot turc : à l'occasion d'une rencontre amicale contre l'Estonie (3-0), il est devenu le premier gardien international à ne jamais avoir joué au pays. Un bonheur ne venant jamais seul, le Standardman était appelé à faire ses grands débuts, dans un match officiel, le 11 octobre face à l'Azerbaïdjan (1-0). Un succès synonyme de barrages contre la Croatie.
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Sinan Bolat est entré, le 10 août passé, dans l'histoire du foot turc : à l'occasion d'une rencontre amicale contre l'Estonie (3-0), il est devenu le premier gardien international à ne jamais avoir joué au pays. Un bonheur ne venant jamais seul, le Standardman était appelé à faire ses grands débuts, dans un match officiel, le 11 octobre face à l'Azerbaïdjan (1-0). Un succès synonyme de barrages contre la Croatie. Il y a un an, vous n'étiez pas opposé à un appel chez les Diables Rouges. A présent, plus moyen de faire marche arrière. Sinan Bolat : Il faut replacer les événements dans leur contexte. En début de campagne qualificative pour l'EURO 2012, j'étais heureux de faire figure de doublure du titulaire Volkan Demirel pour le match contre le Kazakhstan. Un mois plus tard, en octobre 2010, je ne comprenais pas pourquoi j'étais subitement écarté avant les matches face à l'Allemagne et l'Azerbaïdjan. Du coup, j'avais laissé la porte ouverte à la Belgique. En tant que Belgo-Turc ou vice-versa, j'ai toujours dit que la Belgique ou la Turquie, c'était kif-kif. C'est Guus Hiddink et non Georges Leekens qui a été le premier à m'accorder une chance. Je l'ai saisie et j'assume ce choix. Pour un gardien, les perspectives ne sont-elles pas plus favorables en sélection turque qu'avec les Diables Rouges ?C'est vrai que la concurrence est énorme avec Simon Mignolet, Thibaut Courtois, Silvio Proto, etc. Mais ce n'était pas un argument. Ce n'est qu'en se mesurant aux meilleurs qu'on progresse soi-même. Globalement, la Belgique n'a-t-elle pas plus de potentiel que la Turquie ?La Turquie a sans doute battu les Diables Rouges au bon moment lors de ces éliminatoires. Ça aurait été plus compliqué dans l'optique de la Coupe du Monde 2014, au moment où la plupart des Diables seront arrivés à maturité. La Belgique n'a plus disputé un grand tournoi depuis 10 ans mais j'ai l'impression qu'elle sera là durant dix ans à partir du Brésil. Car le talent est là. Et la Turquie ?L'équipe est en phase de construction aussi et la relève s'annonce prometteuse. Une participation à la phase finale de l'EURO 2012 est susceptible de la booster aussi. Volkan Demirel est blessé. L'avenir de la nation reposera donc entre vos mains face à la Croatie ?Il y a d'autres bons gardiens en Turquie. La seule chose qui plaide pour moi, ce sont les deux matches auxquels j'ai participé sans encaisser. Pour le reste, je croise les doigts.