Le Standard était trop affaibli pour s'imposer à Genk dimanche soir dans le deuxième retour du test-match. Et les Limbourgeois ont écrasé " la deuxième mi-temps " comme René Vandereycken avait qualifié cette partie, le jeudi à Sclessin.
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Le Standard était trop affaibli pour s'imposer à Genk dimanche soir dans le deuxième retour du test-match. Et les Limbourgeois ont écrasé " la deuxième mi-temps " comme René Vandereycken avait qualifié cette partie, le jeudi à Sclessin. Les Rouches ont donc raté leur objectif cette saison, à savoir, se qualifier pour la Coupe de l'UEFA. De prime abord, on peut souligner qu'ils perdent trop de qualité s'ils doivent se passer à la fois de Sergio Conceiçao et de Karel Geraerts, mais tout en soulignant l'immense qualité de ces deux joueurs, un club digne de ce nom doit pouvoir se rattraper dans la profondeur de son noyau. Ce ne fut pas le cas et û mises à part les blessures de joueurs aussi importants que Philippe Léonard ou Cédric Roussel par exemple û , il faut souligner que malgré les efforts de Dominique D'Onofrio pour moduler son équipe, cette dernière ne fut efficace que dans UNE configuration avec tous ses joueurs fit and well. C'est sans doute le constat le plus réaliste et le plus froid à dresser de ce test-match de triste mémoire. A la direction liégeoise d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Evidemment, la mission était plus rude face à Genk que d'aller gagner à Ostende lors du dernier match de la saison. Mais les regrets sont superflus. Les Standardmen manquent la Coupe de l'UEFA d'un souffle, point final. Il ne sert à rien d'y revenir mais il faut se concentrer sur l'avenir et û à cet égard û la signature du nouveau contrat de Conceiçao est porteuse de jolis lendemains. Le Portugais est certes un râleur mais est-il pire dans ce domaine qu'un Aruna Dindane ? Nous ne le pensons pas. L'un comme l'autre appartiennent à la catégorie des dribbleurs créatifs de haut vol û avec un avantage dans ce domaine au Portugais û et si c'est vrai qu'ils provoquent l'adversaire et l'arbitre et essayent de tomber, ils apportent tout de même bien plus de positif que de négatif au jeu. Si nous n'avions pas de carte de presse, nous serions prêts à payer notre ticket pour aller voir le Portugais jouer... Le champion en titre brugeois fut méconnaissable en finale de la Coupe de Belgique contre le Germinal Beeschot. Non pas que les Blauwzwart aient perdu leur football en quelques jours. Non, s'ils n'ont pu évoluer qu'aux trois quarts de leur potentiel, le mérite en revient essentiellement aux Anversois. Leur coach Marc Brys est un drôle de pistolet. Alors que la défense en zone est fort à la mode, l'ex-policier opte régulièrement pour l'individuelle, quitte à passer auprès des esprits chagrins pour un fossoyeur. Samedi, contre Bruges, il aligna d'ailleurs cinq défenseurs, mais avec deux backs qui montaient sans cesse et sans libéro. Quand on parvient à menotter aussi serré les avants champions et à couper tous les angles de passe, c'est toujours bien joué. On n'en veut pour preuve que le nombre anodin de centres brugeois, normalement la base de leurs succès. Rune Lange, d'ordinaire constamment alerté pour jouer de la tête, fut inexistant. T rond Sollied constata après coup que ses joueurs n'aient pas fait preuve d'assez de patience malgré ses conseils et aient abusé de longs ballons dans l'axe. Il n' y a pas que Lange qui fut inexistant. Timmy Simons et d'autres encore passèrent à côté de leur match. Bref, le Germinal Beerschot a rendu son adversaire mauvais en jouant comme on joue au basket (le deuxième sport anversois le plus populaire) : une défense virevoltante pour repartir vers l'avant en profitant d'un adversaire mal placé pour être menaçant. " Notre système fonctionne parce qu'on est capable de se donner à fond dans une défense très stricte et de repartir grâce à une très bonne transition offensive ", explique Brys qui sera dès le mois d'août û pour sa troisième saison en D1 seulement û une des références tactiques du championnat. Car les coaches à avoir pu secouer de la sorte les Brugeois sont rares. Et n'allez surtout pas conclure que ces derniers n'avaient que des ambitions mesurées samedi dernier. " Ceux qui pensent cela ne comprennent rien au sport de haut niveau ", rétorquait Sollied à ce propos sans la moindre aménité. " Ce doublé, on le voulait mais ce n'est pas facile. Une finale, c'est toujours du 50/50 ". par John BaeteAU STANDARD, LA BONNE NOUVELLE c'est la reconduction du contrat de Conceiçao