Le footballeur international sénégalais Khalilou Fadiga a passé une nuit au commissariat de Daegu, en Corée du Sud, pour avoir volé un collier d'une valeur de 460 euros.
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Le footballeur international sénégalais Khalilou Fadiga a passé une nuit au commissariat de Daegu, en Corée du Sud, pour avoir volé un collier d'une valeur de 460 euros.L'information a fait le tour du monde, à quelques heures du coup d'envoi de France-Sénégal. L'ancien Brugeois fut le premier héros du Mondial! Il n'en revient toujours pas."J'essaye encore de comprendre cette histoire", lance-t-il. "Les faits sont clairs: je suis dans une bijouterie avec d'autres joueurs, je prends un collier sur le présentoir et je le sors du magasin pour rigoler. Dix secondes après, je le remets à sa place".Quelques heures plus tard, Fadiga lit que, suite à une plainte du bijoutier, il a été emprisonné, puis relâché. "Au moment où j'étais censé dormir au commissariat, je mangeais avec Bruno Metsu au restaurant chinois de notre hôtel. Le bijoutier ne comprenait pas ce qui lui arrivait: il m'a envoyé une lettre d'excuse et un cadeau. Il n'avait jamais déposé plainte. Vous croyez que j'aurais pris le risque de bousiller ma Coupe du Monde pour un collier à 460 euros?" Cette histoire a pourtant failli priver le Sénégal de l'une de ses principales armes. "J'ai été vraiment perturbé. Je voulais prendre mes cliques et mes claques, rentrer illico en France. J'ai remarqué qu'un de mes coéquipiers avait été chargé de me surveiller pendant toute la nuit, pour que je ne puisse pas quitter l'hôtel. Je voyais les dégâts: l'ambassadeur du Sénégal en Corée envoyé à notre camp d'entraînement par le président, des manifestations au pays, etc. Une chose m'a fait plaisir dans cette affaire: le soutien de très grands entraîneurs. Guy Roux a déclaré à la presse que j'étais incapable de faire un truc pareil, et il a ajouté qu'il n'hésiterait pas à me confier son portefeuille. Arsène Wenger, que je ne connaissais pas, est venu me trouver le jour du match contre la France et m'a dit: -Khali, concentre-toi et n'écoute surtout pas tous ces ragots. Gérard Houllier, que je n'avais jamais vu non plus, a pris la peine de m'appeler sur mon GSM". D'où est partie la rumeur? Et dans quel but l'a-t-on propagée? Fadiga a son avis. "Le but? Il était clair: me saper le moral. J'étais une cible facile: le gars qui avait grandi dans les quartiers les plus pauvres de Paris. Je n'accuse personne et je ne veux pas de polémique avec les Français. Mais j'ai remarqué une chose: on a lancé cette information quand l'absence de Zidane pour le premier match a été confirmée"...