Treize ans après son accession parmi l'élite, Mouscron aurait-il livré son dernier match à ce niveau samedi passé à Roulers ? La réponse à cette question dépend d' Alain Zenner, le curateur désigné par le Tribunal de commerce de Tournai suite à la demande de mise en liquidation volontaire du club exprimée par la direction, vendredi dernier. Les scénarii possibles sont les suivants :
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Treize ans après son accession parmi l'élite, Mouscron aurait-il livré son dernier match à ce niveau samedi passé à Roulers ? La réponse à cette question dépend d' Alain Zenner, le curateur désigné par le Tribunal de commerce de Tournai suite à la demande de mise en liquidation volontaire du club exprimée par la direction, vendredi dernier. Les scénarii possibles sont les suivants : 1. Le club trouve un repreneurDans ce cas, l'Excel serait bel et bien sauvé. Une cession de patrimoine n'est toutefois possible que si le candidat-investisseur reprend toutes les dettes du club. Et cette perspective-là, justement, a échaudé quelques repreneurs potentiels, comme Andersen Funds (proposé par Capitalium Consult), Imagina International Sales et Laurilan. On doute, dès lors, que d'autres mordent à l'hameçon. Même si l'ancien président Jean-Pierre Detremmerie prétend avoir un plan de sauvetage. 2. Le club poursuit ses activitésA défaut d'un repreneur, le liquidateur peut décider de poursuivre les activités pour peu qu'il apure les dettes et rembourse les créanciers prioritaires que sont l'ONSS, la TVA et le précompte professionnel. Les caisses du club peuvent, par exemple, être renflouées grâce à la vente de l'un ou l'autre joueur qui a une belle cote sur le marché comme Maxime Lestienne, Jaycee ou Daan Van Gijseghem. Vu la proximité du mercato, c'est parfaitement faisable. 3. Le club stoppe les fraisSi le curateur estime que la situation pécuniaire est tout simplement sans issue (autrement dit si le club continue à coûter plus cher qu'il ne rapporte), il peut décider d'arrêter les frais sur-le-champ en licenciant l'ensemble des employés (parmi lesquels les 33 joueurs pros du noyau) et en mettant fin, par là même, aux diverses procédures juridiques en cours. L'Excel serait alors scratché de la D1 et tous les points obtenus par ses adversaires contre lui seraient perdus. Indépendamment du liquidateur, la Ligue pro peut fort bien, elle aussi, jouer les trouble-fête. Car ce jeudi, ses membres doivent se prononcer sur l'exclusion ou non du club hennuyer. Vendredi passé, seuls Lokeren, Genk, Charleroi et le Standard s'étaient prononcés en faveur de cette mesure draconienne. Mais qu'en sera-t-il demain ? par bruno govers"Vendredi passé, quatre clubs étaient pour l'exclusion mais qu'en sera-t-il demain ?"