Le match inaugural d'Anderlecht dans cette Ligue des Champions 2007 tenait toutes ses promesses et pour la première fois depuis longtemps, les Bruxellois ne présentaient pas le profil de petit poucet du groupe. Pendant une heure, les Mauves ont fait plus que rivaliser avec leurs voisins lillois. Certes, sur l'ensemble du match, l'égalisation française à dix minutes de la fin (en position hors-jeu selon moi) est amplement méritée, mais les Anderlechtois auraient dû faire le break avec l'occasion de Mbark Boussoufa sur un débordement de Ahmed Hassan. Et le petit Marocain avait déjà raté l'immanquable seul face à ...

Le match inaugural d'Anderlecht dans cette Ligue des Champions 2007 tenait toutes ses promesses et pour la première fois depuis longtemps, les Bruxellois ne présentaient pas le profil de petit poucet du groupe. Pendant une heure, les Mauves ont fait plus que rivaliser avec leurs voisins lillois. Certes, sur l'ensemble du match, l'égalisation française à dix minutes de la fin (en position hors-jeu selon moi) est amplement méritée, mais les Anderlechtois auraient dû faire le break avec l'occasion de Mbark Boussoufa sur un débordement de Ahmed Hassan. Et le petit Marocain avait déjà raté l'immanquable seul face à Tony Sylva quelques instants avant l'ouverture du score de Nicolas Pareja sur son corner... Les hommes de Frankie Vercauteren ont payé, en fin de match, leur énorme débauche d'efforts de la première heure. Tout le monde critique le remplacement de Lucas Biglia par Roland Juhasz mais un coach fait des choix en fonction de ce qu'il estime être le meilleur pour son équipe. Et qui peut affirmer avec certitude que ce changement a été néfaste ? C'est toujours très facile de refaire le match et peut-être que sans l'entrée du Hongrois, le Sporting aurait perdu le match ou l'aurait gagné. La chose que l'on pourrait peut-être reprocher à Frankie est ne pas avoir plus utilisé son banc afin de substituer certains éléments qui s'essoufflaient dans les 20 dernières minutes. Claude Puel s'est beaucoup plus servi de ses jokers, mais il était mené au score, lui ! Un 1-4-3-2-1, c'est-à-dire une défense à 4 où, surprise, Jelle Van Damme avait permuté avec Olivier Deschacht. Le choix de placer ce dernier en position axiale se justifiait pleinement pour mieux contrer l'extrême vitesse de Peter Odenwingie mais Van Damme devait faire preuve de prudence sur le flanc et ne pas aller chercher trop haut le dribbleur véloce Kader Keita afin de ne pas être pris dans son dos. Il ne s'en est pas trop mal tiré. Dans le milieu, Yves Vanderhaeghe était entouré en récupération par Biglia à sa droite et Bart Goor à sa gauche. Le trio offensif était composé de Mémé Tchité, soutenu par Hassan et Boussoufa sur les flancs qui permutaient très souvent. Hormis la défense en ligne, le reste de l'équipe se compose de deux triangles qui se déforment continuellement. Le triangle des médians est beaucoup plus plat en perte de balle qu'en possession et il est plus ou moins de la même largeur sauf quand Goor s'aventure quelquefois sur le flanc gauche en possession de balle. Le triangle offensif est beaucoup plus large que son homologue du milieu de terrain, ce qui est assez logique vu que Boussoufa et Hassan ont des rôles de flancs spécifiques qui permutent. Ce triangle coulisse d'un côté à l'autre du terrain aussi bien en possession qu'en perte de balle en fonction de la position du ballon. C'est assez surprenant qu'Anderlecht ait trouvé l'ouverture sur une phase arrêtée et venant d'un joueur mesurant 1m81 (Pareja s'est imposé également du pied sur un corner précédent) car, normalement les Mauves auraient dû être dominés par des Lillois plus athlétiques. Seuls Vanden Borre et Deschacht culminent à 1m85 (mais ne montent pas sur les corners...) et Van Damme à 1m94. Les Mauves ont constamment rivalisé dans le trafic aérien où le timing et la volonté sont des éléments aussi importants que la taille ! par Étienne delangre