K arl-Heinz Rummenigge, le président du Bayern Munich, a récemment reçu Michel Platini, le président de l'UEFA, parce qu'il souhaite que les salaires des joueurs soient plafonnés à 50 % des recettes du club, et ce à partir de 2010. Il souhaite que la gestion saine d'un club ait une influence sur les salaires que les clubs peuvent offrir. Rummenigge veut éviter que la concurrence entre les clubs soit faussée à cause du fait que certains s'endettent jusqu'au cou pour attirer des grands noms. Un club tel que le Real peut se permettre beaucoup de choses grâce à l'argent qu'il emprunte à gauche et à droite. Les clubs anglais sont aussi dans la ligne de mire : ils dépensent sans compter et attirent les meilleurs joueurs du monde. Ce sont dès lors les joueurs anglais qui en pâtissent. Personnellement, je suis à f...

K arl-Heinz Rummenigge, le président du Bayern Munich, a récemment reçu Michel Platini, le président de l'UEFA, parce qu'il souhaite que les salaires des joueurs soient plafonnés à 50 % des recettes du club, et ce à partir de 2010. Il souhaite que la gestion saine d'un club ait une influence sur les salaires que les clubs peuvent offrir. Rummenigge veut éviter que la concurrence entre les clubs soit faussée à cause du fait que certains s'endettent jusqu'au cou pour attirer des grands noms. Un club tel que le Real peut se permettre beaucoup de choses grâce à l'argent qu'il emprunte à gauche et à droite. Les clubs anglais sont aussi dans la ligne de mire : ils dépensent sans compter et attirent les meilleurs joueurs du monde. Ce sont dès lors les joueurs anglais qui en pâtissent. Personnellement, je suis à fond pour cette nouvelle idée ! Ce serait une manière de protéger le football national. Les clubs sont donc de plus en plus endettés. Le mercato actuel illustre cette situation. En Espagne, jusqu'au week-end dernier, il n'y a eu que 18 mouvements de joueurs cet hiver, en ce compris les prêts et locations. Les mercatos d'hiver sont complètement morts. Il faut qu'ils cessent. En fait, ils profitent surtout aux agents... En fonction des différents championnats, la coupe nationale attire plus ou moins de monde. Chez nous, on peut clairement dire que c'est catastrophique : presque tout le monde s'en fout ! Même les clubs... Mais la motivation que suscite la Coupe - en Angleterre ou en France, par exemple - n'est pas innocente. La FACup a été créée en 1871. La Coupe de France, elle, en 1917. Ces compétitions ont un caractère traditionnel, ce qui se ressent très peu chez nous. 762 clubs sont engagés pour la FA Cup. En France, ils sont 7.246 ! Les sélections commencent parfois à partir de la P2, voire même de la P3. La dotation offerte par la ligue nationale est de 1,77 million d'euros en France et de 2,25 millions en Angleterre. Mais ce qui bouleverse complètement la donne, ce sont les droits TV. En France, ils sont de 14,15 millions d'euros en France. Et en Angleterre - tenez-vous bien : de 117,5 millions ! C'est vraiment un autre monde. Ce ne sont que les droits TV qui font que les clubs de ces pays jouent pleinement le jeu. La finale 2008 de la Coupe de France opposant Lyon et le PSG a attiré par moins de 6,3 millions de téléspectateurs. En Angleterre, 8 millions de personnes ont regardé Portsmouth contre Cardiff. La part de marché de la Cup est de 52 % en en Angleterre et de 31,7 % en France. Mais il faut aussi mettre en évidence les droits TV pour les retransmissions à l'étranger. En France, ils ne sont que de 500.000 euros. En Angleterre, ils sont beaucoup plus élevés : 40 millions ! Et la moyenne de spectateurs par match, à partir des 32es de finale, est de 9.164 en France, et de 24.894 en Angleterre. Mais au final, c'est surtout la thune qui fait la différence. Quand tu vois l'argent que se font les clubs belges en Coupe, c'est peanuts par rapport à la France. Et la France, c'est peanuts par rapport à l'Angleterre. Quand le Standard se fait éliminer et qu'il s'en fout, j'ai quasi envie de lui donner raison. En Belgique, pour un club du top, ce n'est vraiment pas lucratif d'essayer de gagner l'épreuve. En plus, de nombreux joueurs peuvent se blesser. En France, un club de L2 qui parvient en quarts est presque relancé financièrement pour deux saisons. En plus, les joueurs sont hyper motivés car, n'étant pas tous pros, ils peuvent toucher une belle prime. Il fallait aussi que je parle des remises. Quand j'entends le manager de Gand, Michel Louwagie, se plaindre de la remise du match face à Anderlecht, ça me fait un peu râler. L'arbitre a pris ses responsabilités, un point c'est tout ! Jeudi passé, j'ai été voir La Haye-Twente en Coupe. Le match a été annulé 10 minutes avant l'heure prévue. Et je n'ai même pas râlé ! L'arbitre a vraiment attendu la dernière minute pour prendre sa décision. La raison : une de ces draches ! Elle était moins importante que celle de Gand mais personne n'a râlé. Je pense surtout que c'est parce que le speaker a directement annoncé que le match était reporté à ce soir. Il n'y a donc pas de polémiques possibles. recueilli par tim baete - par stéphane pauwels