Ces derniers mois, aux Pays-Bas et en France, le dopage à l'EPO, plus particulièrement au Tour 1998, a été mis à jour par la commission Sorgdrager et la commission sénatoriale française. En Belgique, le président de l'Union vélocipédique, Tom Van Damme, ne voit pas l'intérêt de se fixer sur le passé. " Et si cela se produit, cela doit se faire par l'intermédiaire d'une commission internationale, mise sur pied par l'AMA, l'UCI ou même le CIO. Nous préférons nous concentrer sur les problèmes actuels et effectuer un travail de prévention. " Au plus fort de l'affaire Armstrong, en novembre dernier, Van Damme avait annoncé la mise en oeuvre d'un plan antidopage. Huit mois plu...

Ces derniers mois, aux Pays-Bas et en France, le dopage à l'EPO, plus particulièrement au Tour 1998, a été mis à jour par la commission Sorgdrager et la commission sénatoriale française. En Belgique, le président de l'Union vélocipédique, Tom Van Damme, ne voit pas l'intérêt de se fixer sur le passé. " Et si cela se produit, cela doit se faire par l'intermédiaire d'une commission internationale, mise sur pied par l'AMA, l'UCI ou même le CIO. Nous préférons nous concentrer sur les problèmes actuels et effectuer un travail de prévention. " Au plus fort de l'affaire Armstrong, en novembre dernier, Van Damme avait annoncé la mise en oeuvre d'un plan antidopage. Huit mois plus tard, le directeur général Jos Smets et Wim De Geyter, le président de la commission antidopage, établissent une série de mesures concrètes. L'une d'elles est entrée en vigueur en avril : une séance d'information sur le dopage chez les juniors, organisée dans toutes les provinces. " Une étude indique que les jeunes entrent en contact avec les drogues et donc le dopage à cet âge ", explique Jos Smets. " Il est donc important que nous les mettions au courant des dangers qu'ils courent. Nous avons mis en scène un contrôle, expliqué la no needle policy, insisté sur la nécessité d'une nourriture saine... Nous allons obliger tous les juniors première année à assister à cette session chaque année. " Autre pilier, le point de contact. Toute personne confrontée à des faits inquiétants en matière de dopage et de commerce de produits pourra s'y adresser. " Par courriel mais pas de manière anonyme pour éviter un afflux d'accusations infondées ", précise Smets. " Un membre de la Fédération ou une personne extérieure filtrera l'information. Nous étudions encore la forme juridique de ce point pour limiter ses failles. Les informations vraiment accablantes seront transmises au procureur de la Fédération, Jaak Franssen, qui entamera une enquête. Ce point de contact doit être opérationnel en automne. " Début 2014, la Fédération veut également faire signer une charte antidopage à tous les acteurs du cyclisme belge, des coureurs aux directeurs, aux soigneurs, au personnel des clubs et aux organisateurs. " Nous sommes en train d'étudier avec l'UCI les directives que nous y inclurons. Ce sera assez similaire à la charte du mouvement pour un cyclisme crédible, le MPCC, dont notre Fédération est membre, de même qu'une volée d'équipes professionnelles. Les coureurs qui ne signent pas la charte ne peuvent être sanctionnés individuellement - le règlement UCI nous l'interdit - mais à partir de 2015, nous pourrons refuser leur licence aux équipes continentales. Les organisateurs ont également la latitude de lier le droit de départ à la signature de la charte. Le MPCC planche actuellement sur la possibilité d'écarter les coureurs dopés des sélections nationales pour deux ans après leur suspension. " La Fédération collabore étroitement avec la cellule hormones de la Justice. " Nous lui transmettons les informations reçues et vice-versa. Ainsi, cette cellule peut intervenir plus rapidement en cas d'infraction, notamment en procédant à des perquisitions, ce qui ne nous est pas permis. Nous allons également demander à l'Ordre des Médecins de tancer un médecin mis en cause. Il ne faut pas seulement punir les coureurs dopés mais aussi responsabiliser les personnes de leur entourage. " PAR JONAS CRÉTEUR