Il n'a fallu que deux matches à Axel Hervelle (21 ans, 2m06 et 93 kg) pour convaincre la presse ibérique et ses supporters. Il a débuté par sept minutes de jeu contre Cibona Zagreb, en Euroligue. Il a marqué deux points et réussi quatre rebonds. Quelques jours plus tard, Hervelle a découvert le championnat espagnol, à Lleida. Cette fois, le jeune Belge a joué 21 minutes et a fait impression : 14 points, huit rebonds, un assist, un blockshot et surtout beaucoup de c£ur à l'ouvrage.
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Il n'a fallu que deux matches à Axel Hervelle (21 ans, 2m06 et 93 kg) pour convaincre la presse ibérique et ses supporters. Il a débuté par sept minutes de jeu contre Cibona Zagreb, en Euroligue. Il a marqué deux points et réussi quatre rebonds. Quelques jours plus tard, Hervelle a découvert le championnat espagnol, à Lleida. Cette fois, le jeune Belge a joué 21 minutes et a fait impression : 14 points, huit rebonds, un assist, un blockshot et surtout beaucoup de c£ur à l'ouvrage. As, un des principaux journaux sportifs en Espagne, ne tarissait pas d'éloges : " Axel Hervelle, avec ses grands bras, offrira beaucoup de rebonds et de satisfactions au Real. Son transfert sera certainement une réussite ". Pour les Espagnols, il va devenir une vedette : ce n'est qu'une question de temps. " Axel doit son transfert au Real à sa mentalité. Il a travaillé dur pour arriver. Il a effectué un énorme pas en avant l'année dernière, depuis qu'il est sélectionné en équipe nationale. Avec les Belgian Lions, il a affronté des adversaires de plus gros calibre et a constaté qu'il avait le niveau. Son assurance a grandi. Il fonctionne généralement comme ça : il essaie dans un premier temps de forcer le respect des autres en travaillant d'arrache-pied puis il assume de plus en plus de responsabilités. Il comprend très bien que les statistiques viennent au second rang. Il va encore progresser. La NBA est son ultime ambition. Avant, nous regardions souvent les matches de la NBA ensemble. Nous étions tous deux supporters des Chicago Bulls et de Michael Jordan. Axel est obsédé par Jordan. Il achetait tout ce qui était possible : chaussures, survêtements, casquettes, vestes... Nous jouions souvent ensemble dans la cour. Il supporte très mal la défaite mais à mon sens, c'est un trait positif. Le basket est très important dans notre famille et nous avons rapidement réalisé qu'Axel avait un grand potentiel. Il était toujours le plus grand de son équipe et en catégories d'âge, il exploitait beaucoup ses qualités physiques. Ensuite, il a perfectionné toutes les facettes de son jeu. En dehors du sport, Axel est très relax. Il aime aller au cinéma et il apprécie un sauna ou un jacuzzi. Il vit d'une manière très professionnelle : tout tourne autour du basket. Axel arrive le premier à l'entraînement et est le dernier à partir. Il analyse beaucoup de vidéos. Il veut connaître ses concurrents directs. Peu de joueurs investissent autant de temps dans ces analyses ". " Il y a deux ans, je disais déjà : a star is born ! A 19 ans, il avait déjà un impact fou sur l'équipe de Pepinster. Je savais que nous avions là un talent d'exception. Son transfert au Real Madrid ne constitue donc absolument pas une surprise. Il avait déjà reçu des offres de grands clubs, d'ailleurs. Axel a quelque chose de spécial : une énorme motivation. Il sait exactement ce qu'il veut et comment parvenir à ses fins. Il est carriériste. Sur le terrain, cette motivation se traduit par une saine agressivité. Il est encore un peu trop impulsif, ce qui le pousse à commettre des fautes et à se disputer avec les arbitres. Je trouve qu'il doit oser prendre plus de shoots. L'année dernière, à Pepinster, il a fait tout le sale boulot mais n'a demandé que cinq fois le shoot. Giovanni Bozzi et moi lui avons seriné, en équipe nationale, qu'il devait oser shooter plus souvent. En rejoignant le Real, il effectue un pas en avant mais ça peut aussi bien se muer en pas en arrière car Axel est beaucoup trop respectueux et se place trop au service de l'équipe et à ceux qui ont fait leurs preuves. Avec les Belgian Lions, j'ai découvert un charmant garçon. Axel est poli, gentil et il écoute ce qu'on lui dit. Il n'est pas de ceux qui font du bruit mais sait faire le tri, qu'il s'agisse de ses amis ou des conseils. C'est une bénédiction pour le basket belge. Il peut jouer un rôle de locomotive comme Dirk Nowitzki en Allemagne ou, pour rester en Belgique, comme Kim et Justine en tennis. Ce qui rend Axel si exceptionnel ? Pour sa taille, il est très mobile et rapide et il dispose aussi d'une belle détente. Il a aussi la bonne mentalité. Il ressemble un peu à un pitbull. Vous pouvez le jeter à terre dix fois, il se relèvera pour se battre. C'est comme ça qu'on arrive. Au Real, il peut encore progresser mais il ne restera pas plus de deux ans en Espagne. Ensuite, il rejoindra les Etats-Unis et la NBA ! " " J'ai découvert Axel dans les séries inférieures et l'ai conduit où il est maintenant. Son objectif, c'est la NBA. Nous travaillions en fonction de ça. Son transfert prématuré est une des raisons de mon départ de Pepinster. Le club verviétois a perdu plus que le Real Madrid n'a gagné. Je voulais le conserver en Belgique au moins un an encore, pour qu'il mûrisse. Un jeune joueur a besoin de bénéficier de la confiance de l'entraîneur, de sentir qu'il a le droit de commettre des erreurs. Je crains qu'il ne jouisse pas d'un long crédit de temps au Real. En outre, je sais mieux que nul autre comment travailler avec lui. Indépendamment de tout ceci, je dois reconnaître que la formation d'Axel a été une des plus belles périodes de ma carrière. Il aura toujours une place dans mon c£ur. Axel est un rêve pour tout entraîneur. Il prend son travail au sérieux et se soigne déjà comme s'il était en NBA. Il a une mentalité exemplaire. Il veut toujours gagner, ne redoute personne. Tactiquement, il est particulièrement intelligent. Il comprend tout du premier coup. C'est pour ça que je l'ai intronisé capitaine l'année passée. Il était un modèle pour les autres. Il pense toujours au bien de l'équipe. Il essaie d'être positif à l'égard de ses coéquipiers et procède à son introspection au lieu de critiquer les autres. Axel était en bons termes avec tout le monde. Même en faisant de son mieux, il est impossible de ne pas avoir une bonne relation avec lui. Axel est avide d'apprendre : quand je lui ai dit qu'il devait apprendre à tirer autrement, il s'est mis au travail comme un fou. Pendant l'été, alors que la plupart des clubs et des joueurs sont au repos, il a beaucoup travaillé sa condition et sa force. Je me souviens qu'il y a quelques années, il pesait 79 kg. A son départ pour Madrid, il en était à 103. Du muscle ! Je suis convaincu qu'Axel peut jouer en NBA. Il va devenir un des plus grands sportifs de ce pays ". Matthias Stockmans" Il deviendra un des PLUS GRANDS SPORTIFS BELGES de tous les temps "