Plantons tout d'abord bien le décor. Il s'agit de la situation où le bloc-équipe met la pression sur la construction de l'adversaire et où les derniers défenseurs restent le plus longtemps possible en ligne. L'objectif essentiel consiste à limiter les possibilités de jeu dans le sens de la profondeur, en se basant sur la loi du hors-jeu. Il s'agit donc de rendre tout un espace, celui compris entre la dernière ligne défensive et le but, inutilisable et donc de compliquer considérablement l'approche du but par les attaquants. Avec un pressing se déroulant aux alentours de la ligne médiane, le dernier mur défensif se dresse souvent un peu en avant du tiers du terrain. C'est là qu'on espère que les forwards adverses se retrouveront en position offside ! C'est donc bien de la phase pendant laquelle l'équipe adverse ...

Plantons tout d'abord bien le décor. Il s'agit de la situation où le bloc-équipe met la pression sur la construction de l'adversaire et où les derniers défenseurs restent le plus longtemps possible en ligne. L'objectif essentiel consiste à limiter les possibilités de jeu dans le sens de la profondeur, en se basant sur la loi du hors-jeu. Il s'agit donc de rendre tout un espace, celui compris entre la dernière ligne défensive et le but, inutilisable et donc de compliquer considérablement l'approche du but par les attaquants. Avec un pressing se déroulant aux alentours de la ligne médiane, le dernier mur défensif se dresse souvent un peu en avant du tiers du terrain. C'est là qu'on espère que les forwards adverses se retrouveront en position offside ! C'est donc bien de la phase pendant laquelle l'équipe adverse maîtrise le ballon et attaque qu'il est question ici. Nous ne parlons donc pas de la remontée rapide de toute une équipe suite à une balle dégagée vers l'avant, soit par un défenseur, soit par le gardien de but, par exemple consécutivement à un coup-franc ou à un coup de coin. Encore que l'évolution de ce genre de phase puisse conduire à la situation envisagée ! Nous ne parlons pas non plus de la mise en hors jeu individuelle qui reste une obligation dans le bagage tactique individuel de chaque défenseur. Mais avec la nouvelle loi du hors-jeu, en quoi la mise en position illicite provoquée de manière collective peut-elle encore constituer une arme défensive lorsqu'on tente de récupérer le cuir ? Le fait que l'attaquant qui se trouve sur la même ligne que l'avant-dernier adversaire, au moment de la passe en avant, ne soit pas hors-jeu, rend le jugement de la situation plus difficile pour les défenseurs... ainsi que pour les arbitres et les juges de ligne. De plus, cette position ne peut être considérée comme fautive que si l'attaquant participe et influence la phase de jeu ! Ce qui reste extrêmement difficile à juger. La difficulté de perception de la situation et les risques encourus par l'équipe qui défend sont considérablement augmentés. Il est dès lors préférable de laisser les attaquants adverses se démarquer vers l'avant et se mettre hors-jeu que d'avancer collectivement vers le porteur du ballon ! Le démarquage vers l'avant prouve au moins une intention. La mise hors-jeu d'un ou de plusieurs joueurs adverses en avançant collectivement est donc de moins en moins utilisée ! Il y a quelques situations où nous estimons la pratique de la mise en hors-jeu collective comme intéressante. La première se présente lorsqu'on joue contre des équipes qui pratiquent prioritairement le jeu long ou direct sur un ou plusieurs attaquants qui aiment demander le ballon en profondeur. La mise hors-jeu collective reste une des armes classiques de défense contre ce type d'opposition. Notons toutefois, que même en Angleterre, cette conception de la priorité au jeu direct est de moins en moins présente ! La présence de nombreux coaches et joueurs continentaux y a certainement largement contribué. Une deuxième situation propice est celle où peu de défenseurs sont confrontés à peu, voire souvent à autant d'attaquants adverses, face à un espace de jeu assez grand. Dans ce cas, il faut d'une part réduire très vite les possibilités de jeu, et d'autre part, prendre une décision judicieuse quant à la remontée synchronisée ou non de ces quelques défenseurs. C'est assurément plus facile avec peu de défenseurs ! Disposer d'un gardien de but capable de couvrir sa défense et de médians capables de mettre la pression sur le porteur du ballon adverse sont évidemment des conditions vitales pour la pratique du hors-jeu collectif. Il en est une autre que nous voudrions souligner tout particulièrement : les situations d'application doivent être reconnues par tous et un joueur doit pouvoir donner le signal de déclenchement ! Il faut donc consacrer beaucoup de temps à l'analyse sur base d'images et à la répétition de ces phases dans la pratique. Il faut aussi tout simplement oser, voire quelquefois pouvoir, se tromper durant les rencontres amicales.npar Frans Masson