Le lundi 6 décembre dernier, Raymond Goethals (83 ans) nous quittait à jamais. En guise d'hommage à celui qui peut être considéré comme le plus grand coach belge de tous les temps, nous avons replongé dans nos archives, sélectionnant et répertoriant par périodes tous les bons mots qu'il nous avait fournis depuis la création de notre revue en 1981. Morceaux choisis.
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Le lundi 6 décembre dernier, Raymond Goethals (83 ans) nous quittait à jamais. En guise d'hommage à celui qui peut être considéré comme le plus grand coach belge de tous les temps, nous avons replongé dans nos archives, sélectionnant et répertoriant par périodes tous les bons mots qu'il nous avait fournis depuis la création de notre revue en 1981. Morceaux choisis. Natif de Forest (7 octobre 1921), Raymond Goethals fourbit ses premières armes en tant que joueur sur le plateau de Koekelberg, où fut érigée plus tard la célèbre basilique. A l'âge de 12 ans, il s'affilia au Daring, transitant par les diverses équipes d'âge avant de concurrencer Robert Speeckaert au poste de titulaire entre les perches. Transféré chez les voisins du Racing, il y officia ensuite comme doublure de Jean Loeckx. " J'étais un gardien moyen ". Sport/Foot Magazine n°51, 19 décembre 2001, p. 60" Junior, je n'avais déjà d'yeux que pour les séances de l'entraîneur Jack Butler, un Anglais qui instaura le WM au Daring. Mon appel dans le noyau A coïncida, hélas, avec le début des hostilités en 1940. Ce n'est qu'après la libération que j'ai eu ma chance en Première aux côtés de Fernand Buyle et Marius Mondelé ". Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 58 Raymond Goethals débuta comme joueur/entraîneur au FC Hannutois, en 2e Provinciale, au cours de la saison 1956-57. Chemin faisant, il répondit à une demande d'entraîneur émanant du Stade Waremmien, parue dans La Vie Sportive, l'organe de l'URBSFA. Avec les Stadistes, il gagna le titre en Promotion en 1957-58 avant de terminer 4e en D3 l'année suivante. En 1959, il mit alors le cap sur Saint-Trond où il resta sept ans. Son moment de gloire chez les Canaris, il le vécut en 1965-66, terminant deuxième du championnat derrière Anderlecht. " On ne devient pas entraîneur. On naît entraîneur. " Sport/Foot Magazine, 19 décembre 2001, p. 60 " Après l'entraînement du soir, je discutais tactique avec le président. Régulièrement, le chef de gare retardait le dernier train vers Bruxelles, histoire que je puisse embarquer in extremis ". Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 59 " J'ai tout connu durant ma carrière : titre de champion avec le Standard, Coupe de Belgique, Coupe des Coupes et Supercoupe avec Anderlecht, participation en phase finale de la Coupe du Monde avec les Diables Rouges. Mais s'il me faut épingler un souvenir en particulier, je retiendrai les 14 matches sans défaite û 13 victoires et un nul û que j'ai réalisés avec Saint-Trond l'année où nous avons été vice-champions ainsi que les deux partages obtenus face à la grande équipe de Hollande lors de la phase qualificative pour les Championnats du Monde 1974 ". Foot Magazine n°63, décembre 1986, p. 8 " Une défense formée de Marcel Lemoine, Lucien Boffin, Jean Claes et Luc Martens, ce n'était peut-être pas toujours joli joli sur le plan académique mais, au moins, ces gars-là avaient du répondant. Il valait mieux s'asseoir à table avec eux que les rencontrer sur le terrain, ha, ha " ! Foot Magazine n°63, décembre 1986, p. 8 " Le club a organisé une fête à l'occasion de mon 80e anniversaire, 38 ans après que j'aie quitté le Staaienveld. Cela m'a profondément touché. Surtout à notre époque, où les morts sont oubliés une semaine à peine après avoir été enterrés ". Sport/Foot Magazine n°14, 17 avril 2002, p. 35 Après avoir dirigé les sélections nationales de jeunes dès 1960, Raymond Goethals fut désigné adjoint au directeur technique des A, Constant Vanden Stock, en 1966. Deux ans plus tard, il était investi des pleins pouvoirs et réussit la gageure de qualifier les Diables Rouges pour la Coupe du Monde au Mexique, en 1970, 16 ans après la dernière apparition de nos représentants à ce même niveau, en Suisse. Quatre ans plus tard, la Belgique fut à un fifrelin d'une nouvelle participation à la phase finale, en ne devant s'avouer vaincue qu'au goal-average face à la Hollande, pourtant tenue deux fois en échec : 0-0 à Deurne et 0-0 à Amsterdam. " Ce que je retiens, c'est que dans les moments importants, j'ai toujours été soutenu d'une façon exceptionnelle par le public liégeois avec l'équipe nationale. Les matches contre l'Ecosse et l'Espagne, par exemple, restent parmi mes plus beaux souvenirs. Moi qui adore les stades qui bougent, qui brûlent, j'ai toujours eu un faible pour Sclessin et je maintiens que si nous avions joué notre match contre la Hollande à Liège au lieu de Deurne û le fameux 0-0 avec le tir de JeannotThissen sur le poteau û, nous aurions gagné ". Foot Magazine n°4, juillet-août 1981, p. 10 " Au retour à Amsterdam, on a été volé. Oui, volé, c'est le vieux qui te le dit. Les Kees étaient à nouveau mal barrés et, à la 89e minute, un but parfaitement valable de Jan Verheyen était annulé pour un hors-jeu de position de Maurice Martens, alors que celui-ci ne participait pas à l'action. On était dehors après avoir battu la meilleure équipe du monde, sans défaite et sans le moindre but encaissé ". Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 60 " Si je l'avais réellement voulu, j'aurais pu faire fortune dans le Calcio à l'époque qui suivit le légendaire 0-0 de l'équipe nationale belge à San Siro. Un match qui m'avait valu la réputation d'être plus réaliste encore que les Italiens. Mais cela ne m'intéressait pas. L'argent, je m'en fiche. Si l'on s'en tient purement aux chiffres, je n'ai pas peur d'avouer que les gens se sont enrichis davantage sur mon compte que moi sur eux. J'ai travaillé 17 ans à la fédération. Je sais ce que j'y ai gagné et je sais également quelles ont été les rentrées financières réalisées grâce à mes Diables durant tout ce temps. Je m'excuse, mais mon salaire n'aura pas pesé bien lourd en comparaison des millions qui sont entrés dans les caisses de l'Union Belge ". Foot Magazine n°79, mai 1988, p. 18 " En 1970, il n'y avait que 16 équipes à la Coupe du Monde. Pour la Belgique, c'était un tour de force de répondre présent là-bas. Aujourd'hui, tout le monde est pour ainsi dire de la revue. Si t'es deuxième de ton groupe de qualification, tu passes. Et si t'es un troisième sympathique, tu es repêché aussi. A ce train-là, les taxisverts auront bientôt leur chance dans quelques années ". Sport/Foot Magazine n°6, 6 février 2002, p. 41 " Le Brésil 70, c'est sans doute ce qui s'est fait de mieux à l'échelon des équipes nationales. D'accord, son gardien Felix partait régulièrement à la chasse aux papillons et sa défense, à l'exception de Carlos Alberto, ne valait pas tripette non plus. Mais que dire du reste : Rivelino, Clodoaldo, Gerson, Jaïrzinho, Tostao et Pelé ! Sorry, hein, mais c'était la toute grande classe ". Sport/Foot Magazine n°41, 10 octobre 2001, p. 46 De 1976 à 1979 d'abord, puis en 1987-89 et, enfin, l'espace de quelques semaines en 1995, Raymond Goethals dirigea le RSCA. S'il ne remporta aucun écusson national avec les Mauves, il gagna une Coupe des Coupes (1978 contre l'Austria Vienne) et deux Supercoupes (1977 face au Bayern Munich et 1978 devant le FC Liverpool). Sans oublier deux succès en Coupe de Belgique en 1988 et 1989. " J'aime la difficulté parce que j'aime le travail. A Anderlecht, j'étais condamné à réussir : le Sporting venait de remporter une Coupe des Coupes à Bruxelles, j'étais donc obligé de remporter une Coupe d'Europe à l'étranger. Ce que j'ai fait ". Foot Magazine n°4, juillet-août 1981, p. 11 " J'ai formellement déconseillé à Constant Vanden Stock de débourser 20 millions pour Jan Ceulemans. Je continue à prétendre aujourd'hui que j'avais raison et que je lui ai rendu service, quoi qu'il en pense. Amortir une somme pareille dans un club belge, tu te rends bien compte de ce que c'est ?" Foot Magazine n°4, juillet-août 1981, p. 58 " Pour l'avoir eu sous mes ordres pendant trois ans à Anderlecht, je suis bien placé pour dire que Rob Rensenbrink était le meilleur que j'aie jamais dirigé en Belgique. C'est bien simple, à côté de lui, les autres étaient tout simplement des sukkeleirs. Quand il enfilait son smoking, c'était la soirée de gala garantie au Parc Astrid ". Foot Magazine n°63, décembre 1986, p. 11 " Quand je songe à ma première période anderlechtoise, cinq noms me reviennent automatiquement en mémoire : Ludo Coeck, Arie Haan, Swat Van der Elst, Franky Vercauteren et Rob Rensenbrink. Et, ce qui ne gâte rien, ces gars-là étaient complémentaires. Ludo possédait la frappe, Arie la passe, Swat la vitesse, Franky le centre et Robby le génie. Réunir pareil quintette, le Sporting n'y parviendra sans doute jamais plus ". Foot Magazine n°79, mai 1988, p. 17 " Sans carte de visite, un entraîneur n'a aucune chance au Parc Astrid. Les joueurs vous rient alors au nez. Ce n'est pas la poigne qu'il faut au Sporting, mais un nom. Un type qui a fait ses preuves et dont le palmarès impose le respect ". Foot Magazine n°79, mai 1988, p. 51 " Mon seul regret, durant ces cinq ans, est de ne pas avoir décroché le titre. Mais une victoire en Coupe des Coupes et deux Supercoupes constituent plus qu'une consolation. Les Mauves ont engrangé pas mal d'argent à cette époque et il pleuvait des invitations à des tournois à l'étranger. C'est ce qui m'a poussé à dire un jour à Constant Vanden Stock que j'avais ma part dans l'édification du nouveau stade qui porte son nom ". Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 61 Après un crochet par les Girondins Bordeaux et Sao Paulo au Brésil, Raymond Goethals mit le cap sur le Standard avec lequel il remporta deux titres de champion en 1982 et 1983. Avec les Rouches, il participa également à une finale de Coupe des Coupes, perdue 2-1 contre et à Barcelone. " Je n'ai plus l'âge de passer ma vie sur le terrain. Semmeling fera l'affaire. P'tit Léon, c'est un peu mon contraire, comme Martin Lippens l'était à Anderlecht. Il est aussi calme que je suis bouillant. Ensemble, nous formons une bonne moyenne ". Foot Magazine n°4, juillet-août 1981, p. 58 " Il n'est vraiment pas possible de gagner en Espagne. Pour Barcelone, cette finale était davantage qu'un match de football. Elle revêtait aussi un intérêt politique. On sait les animosités qui opposent les différentes régions du pays. Un Basque et un Catalan n'ont rien en commun. Un Andalou et un Castillan changent de trottoir, ou presque, lorsqu'ils se croisent. Aussi, la victoire pour le Barça était-elle, pour la Catalogne, pratiquement devenue une nécessité, afin que soit redoré un blason défraîchi par plusieurs échecs successifs en championnat et en Coupe d'Europe ". Foot Magazine n°14, juin 1982, p. 63 " Ce que certains ont osé écrire sur mon compte après " l'affaire " n'a pas de nom. On s'est mêlé de tout, même de ma vie privée... Il y en a même un qui a fait un papier sur moi alors qu'il ne m'a même pas vu. Quand il est passé à Guimaraes, j'étais à Madère avec l'équipe, pour un match amical... Je veux qu'on en reste là. Raymond a toujours su se taire, et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer. Dans cette histoire, si je n'ai rien dit, c'est pour protéger un homme, tu me comprends ? Je ne veux pas en dire plus, n'insiste pas. Mais tu dois savoir quand même qu'il y a des gens, impliqués jusqu'à la moelle, qui n'ont même pas été punis, tu te rends compte ! Ah, si je devais raconter tout ce que je sais, fieu, pas mal de têtes tomberaient. Les matches qui s'achètent sans même que les joueurs bénéficiaires de l'opération soient au courant, cela existe aussi. Et pas des petites équipes, tu peux me croire. Des grandes. Je ne dois pas te faire un dessin ?" Foot Magazine n°46, mai 1985, p. 9 " Petit pays, petite mentalité, je l'ai toujours soutenu. Dans cette affaire, croyez-moi, on a fait beaucoup de bruit pour rien. Il y a eu des décisions pénibles parce qu'on a voulu faire des exemples mais en fait, sur le fond, il ne s'est rien passé. Rien. Niks. Noppes ". Foot Magazine n°46, mai 1985, p. 10 A l'OM, Raymond Goethals vécut le point d'orgue de sa carrière d'entraîneur avec une victoire en Ligue des Champions en 1993. La même année, il avait conduit les Phocéens à un troisième titre d'affilée. Ce fut le moment, pour lui, de tirer sa révérence. " Comme je n'ai quasiment jamais pris de vacances, j'irai tranquillement terminer ma carrière dans un petit club français du Midi. Relax, à l'aise, tu saisis ?" Foot Magazine n°4, juillet-août 1981, p. 58 " Bernard Tapie, ce n'est sûrement pas un homme qui a le sens du football. Mais il compense cette lacune en s'entourant d'hommes de confiance qui connaissent leur métier, comme Michel Hidalgo ou Gérard Banide. Tapie mesure mieux que quiconque que le public a besoin de vedettes et de spectacle et je pense que ses idées sont géniales. Plutôt que de faire la fine bouche comme certains dirigeants l'ont fait en Belgique, je suis d'avis qu'un homme de cette trempe devrait être accueilli à bras ouverts, car dans le contexte du football actuel, cet homme est un bienfait. Le problème, pour lui, sera toutefois de s'introduire dans les clubs et de changer certaines mentalités. Car j'en connais déjà, en Belgique, qui doivent se poser la question : mais si ce type débarque ici, qu'est-ce qu'on aura encore à dire ? Et ce, alors que ces snuls n'ont tout de même rien à dire ". Foot Magazine n°63, décembre 1986, p. 11 " Jean-Pierre Papin est irremplaçable. Quand il est enrhumé, c'est l'OM tout entier qui tousse. Ou bien il marque, ou bien il fait marquer. C'est l'homme providentiel. Un buteur et un remiseur né. Je ne vois que Marco van Batsen qui lui soit supérieur. Celui-là, il possède réellement toutes les qualités de l'attaquant moderne. Il est le plus complet dans le championnat le plus difficile du monde, le Calcio ". Foot Magazine n°122, décembre 1991, p. 5 " Eric Cantona m'a dit un jour : -Moi, sur le banc ? C'est pas sérieux, coach ! Je lui ai répondu : - Si tu veux pas t'asseoir sur le banc, tu t'assieds à côté ". Sport/Foot Magazine n°51, 19 décembre 2001, p60 " S'il me faut établir un Top 11 de tous ceux que j'ai eus sous mes ordres, je citerai Christian Piot, Odilon Polleunis, Wilfried Van Moer, Robby Rensenbrink, Paul Van Himst, Arie Haan, Simon Tahamata, Georges Grün, Abedi Pelé, Jean-Pierre Papin et Chris Waddle. Certains s'étonneront peut-être de voir le nom de Giorgio dans cette liste mais j'ose prétendre que lorsque, comme lui, on s'impose en tant qu'arrière dans le pays qui est le berceau même des défenseurs, on mérite l'étiquette de crack ". Foot Magazine n°122, décembre 1991, p. 6 " L'OM, c'est en quelque sorte l'amalgame de la maîtrise technique anderlechtoise et de la puissance physique des gars de Sclessin. En plus des qualités athlétiques des Basile Boli, Carlos Mozer et autres Bernard Casoni, Marseille peut effectivement compter sur le pouvoir créateur d' AbediPelé et de ChrisWaddle ainsi que sur les qualités de finisseur de Jean-Pierre Papin. Qui dit mieux ?" Foot Magazine n°122, décembre 1991, p. 6 " Quand tout va bien, je suis Raymond, mais dans le cas contraire, Bernard Tapie m'appelle le Belge, ha, ha ! Il n'empêche, je suis fou de ce club. Après le chaudron anderlechtois et l'enfer de Sclessin, je suis content de vivre sur ce volcan qu'est le stade Vélodrome ". Foot Magazine n°122, décembre 1991, p. 6 " Les Marseillais sont franchement très marrants : ils s'insultent d'abord, puis ils s'embrassent. Certains sont complètement fadas. Après un nul à Glasgow, comme je voulais retirer ma voiture du garage, le patron m'a dit : - Mais comment t'as fait ça, coach ? Un miracle. Devant la télé, j'avais les larmes aux yeux. Jamais ma femme ne m'a fait jouir comme ça... Je t'aime, coach, si j'étais une nana, je te ferais des choses... "Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 62 " Trois fois par jour, Bernard Tapie menaçait de me renvoyer. Je lui répondais toujours : pas de problème, Président, j'ai un avion pour Bruxelles demain à 9 h 30 ". Sport/Foot Magazine n°51, 19 décembre 2001, p. 60" Je préfère Raymond-la-science à Raymond-le-sorcier. Car le football, c'est quand même davantage affaire de réflexion que d'autre chose. Je ne dis pas que j'ai toujours raison. Mais dans 99 % des cas, je vois quand même juste, ha, ha ". Sport/Foot Magazine n°51, 19 décembre 2001, p. 61" Le football du 21e siècle, c'est celui prôné par Valéri Lobanovsky avec le Dynamo Kiev lors de la finale de la Coupe des Coupes 1986 contre l'Atletico Madrid : un pressing sur toute la largeur du terrain au lieu d'un harcèlement du porteur du ballon dans une zone précise. J'ai adopté cette démarche à l'AC Milan lors de notre partage là-bas. Malheureusement, elle réclame tant de concentration et de débauche d'énergie qu'elle ne peut être répétée à intervalles réguliers. Mais le jour où les footeux seront des surhommes, qui sait s'il ne s'agira pas là du menu quotidien ". Foot Magazine n°122, décembre 1991, p. 8" La victoire en Ligue des Champions face à l'AC Milan, c'est le sommet de ma carrière. J'aurais pu rempiler à ce moment car le club ne souhaitait rien tant. Bernard Tapie me disait : -Tu vas pas me faire chier, le Belge, tu restes. Mais j'ai préféré arrêter et sortir par la grande porte. Tout le monde ne peut en dire autant ". Sport/Foot Magazine n°51, 19 décembre 2001, p. 60 " La mort idéale ? Vous vous attendez sans doute à ce que je vous dise que je veux mourir sur un terrain ou dans une tribune ? Awel, non. Tout ce que je souhaite, c'est une mort sans souffrances. Crac boum patatras, en den gedoen ". FootMagazinen°63, Décembre1986, p. 11" J'ai passé mon premier check-up à l'âge de 79 ans, sur ordre de mon fils, Guy. Quand je pense à tous les gens de ma génération qui sont déjà morts, je me dis que je n'en ai plus pour longtemps. Ce qui me fait mal, ce sont tous ces gens rongés par le cancer ". Sport/Foot Magazine n°36, 3 septembre 2003 p. 16" J'ai dit à mon fils : -Le jour où je ne suis plus là, tu organises une messe à la basilique. C'est là, sur le plateau de Koekelberg, que tout a commencé pour moi. Et c'est là que je veux finir. Un Anglais m'a dit un jour : - On retourne toujours à l'endroit où l'on est né pour mourir. C'est la vérité. Il ne croyait pas si bien dire ". Sport/Foot Magazine n°61, 19 décembre 2001, p. 61" J'habite un appartement qui donne sur le cimetière de Molenbeek. Du balcon, on n'a qu'à me laisser glisser... Ah, ah, ah ". Sport/Foot Magazine n°44, 29 octobre 2003, p. 62Compilé par Bruno Govers" C'est bien simple, à côté de Rensenbrink, LES AUTRES ÉTAIENT DES SUKKELEIRS " " Si je devais raconter tout ce que je sais, FIEU, PAS MAL DE TêTES TOMBERAIENT "