La participation de Damiano Cunego au Tour de France a du plomb dans l'aile, surtout depuis qu'on a annoncé, le 2 juin, que le coureur avait contracté le virus d'Epstein-Barr. Il s'agit d'une forme de mononucléose, dont les effets négatifs se seraient déclenchés juste au début du Giro et expliqueraient le rendement û décevant û du Véronais dans cette épreuve. En attendant que d'autres analyses confirment que la maladie est en voie de guérison, les probabilités de voir le Petit Prince au départ du Tour restent minces. Bien sûr, on citera l'exemple de Paolo Bettini, qui s'est retrouvé aux prises avec le même virus en mars et avril et qui a été en mesure ...

La participation de Damiano Cunego au Tour de France a du plomb dans l'aile, surtout depuis qu'on a annoncé, le 2 juin, que le coureur avait contracté le virus d'Epstein-Barr. Il s'agit d'une forme de mononucléose, dont les effets négatifs se seraient déclenchés juste au début du Giro et expliqueraient le rendement û décevant û du Véronais dans cette épreuve. En attendant que d'autres analyses confirment que la maladie est en voie de guérison, les probabilités de voir le Petit Prince au départ du Tour restent minces. Bien sûr, on citera l'exemple de Paolo Bettini, qui s'est retrouvé aux prises avec le même virus en mars et avril et qui a été en mesure de disputer un excellent Giro, mais les ambitions de Cunego sont toutes autres : il n'entend pas faire de la figuration sur les routes de France. A la fin du Giro, Cunego (18e à 24'05 du vainqueur) paraissait lessivé physiquement et n'était pas bien dans sa tête. C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre dans ses déclarations : " J'ai été pénalisé par le stress. Je sentais la pression de tous sur mes épaules. J'étais dans l'obligation de prouver je ne sais quoi. Les attentes générales ont pesé. J'étais toujours en train de penser à ce qu'il pouvait m'arriver et j'ai gaspillé beaucoup d'énergie. C'était quand même une expérience utile. Ce sont des défaites que l'on apprend le plus ".. On était bien loin du Cunego dominateur que certains attendaient. Et ce ne sont pas les précisions apportées par la suite sur la pression comme cause principale de son échec au Giro qui y ont changé quelque chose : " Mes observations ont été mal interprétées et erronément rapportées. Depuis le début de la saison, je n'ai subi aucun type de pression ni de mes sponsors ni de mes supporters. Que du contraire : ils m'ont manifesté leur confiance et apporté leur soutien. Ce soutien s'est d'ailleurs renforcé après ma défaillance lors de l'étape du Passo Duran. Il est évident que le dernier vainqueur du Tour d'Italie est attendu au tournant mais le staff a toujours tout mis en £uvre pour que je puisse travailler dans la meilleure ambiance possible ". Tout cela sonne creux. Personne n'est dupe : son entente avec GilbertoSimoni n'était pas aussi parfaite que Cunego le laisse entendre. Fâché d'avoir perdu le Giro pour 28 secondes, Simoni n'y a pas été par quatre chemins : " Je termine deuxième d'un Tour alors que je roulais mieux que lors de ma victoire il y a deux ans. Le problème est que je n'ai pu compter sur l'aide de personne. Si j'avais eu un compagnon pour me donner un coup de main, je l'aurais emporté. Je pensais aller au Tour de France pour aider Damiano et bien maintenant je m'en irai à la mer et préparerai la fin de saison ". Rappelons qu'avant la disparition de l'équipe Saeco en fin de saison dernière, Cunego avait précisé qu'il ne disputerait son premier Tour de France qu'en 2006. Quelques jours plus tard, la fusion avec l'équipe Lampre-Caffita étant actée, il a déclaré qu'il ferait ses débuts dans la Grande Boucle un an plus tôt. Difficile de croire que les nouveaux patrons ne sont pas intervenus. Enfin, par superstition, le Tour de France n'a jamais été inscrit dans le programme du coureur. En lieu et place, il faisait indiquer " stage d'été " à la même période. " par Roel Van den broeck et Nicolas Ribaudo