À l'insistance d'ASO, de RCS (les organisateurs du Tour et du Giro) et de Flanders Classics, l'UCI a décidé de réduire le nombre de coureurs au départ des courses, de neuf à huit pour les grands tours, de huit à sept pour les classiques d'un jour et les tours d'une semaine. Les managers des équipes s'attendaient à une forte diminution du peloton car pourquoi entretenir 28 ou 29 coureurs quand on en aligne moins ? C'est aussi une bonne excuse pour aligner moins de coureurs dans les épreuves procontinentales, la D2, et éviter des triples agendas.

D'après les données récentes, sachant que certaines équipes n'ont pas encore communiqué leur sélection définitive, l'amaigrissement n'est pas trop conséquent. Sur les 18 formations du WorldTour, deux conservent l'écurie 2017 (Team Sky et Bora-Hansgrohe) et deux autres s'adjoignent un coureur de plus (Bahrain-Merida et Trek-Segafredo). Les 14 autres ont taillé dans leur sélection : BMC (-5), suivi par AG2R, Dimension-Data, Lotto-Soudal, Movistar, Quick-Step, (-3), Astana et Lotto-Jumbo (-2), FDJ, Katusha, Orica-Scott, Sunweb et UAE Emirates (-1).

Sans tenir compte des stagiaires ni des coureurs qui passent pro dans le courant de l'année, les chiffres étant basés sur les sélections de début de saison, on en arrive à une réduction de 30 coureurs, soit 5,8 % et en moyenne 1,61 coureur de moins par équipe, au total un peu plus qu'une équipe (27,7 coureurs en moyenne).

Ça ne veut pas dire que tous ces coureurs se retrouvent au chômage. 17 prennent ou ont pris leur retraite, comme Boonen et Contador, tandis que d'autres sont engagés par des formations procontinentales, qui passent de 22 à 26 en 2018. La nouvelle équipe française Vital Concept a repris huit coureurs du WorldTour. Une vingtaine d'entre eux n'ont pas encore de contrat.

Ce n'est pas seulement le nouveau règlement UCI qui engendre cette réduction du peloton. Les équipes ont perdu des sponsors et ont réduit leur budget, ce qui les oblige à tailler dans leur sélection. Andy Rihs, le patron de BMC, a resserré le robinet et n'a offert aux nouveaux coureurs qu'un contrat d'une seule saison. Lotto-Soudal a perdu son cosponsor, MyDigipass. Son noyau ne comporte plus que 25 cyclistes, le plus petit nombre depuis l'introduction du WorldTour en 2005, même si le 1er juillet, le néo-pro Harm Vanhoucke intégrera la sélection.

Quick-Step suit la même voie. Il n'aura que 26 coureurs l'année prochaine contre 29 en 2017. Ce n'est pas un hasard si Patrick Lefevere a dû laisser partir Kittel, Martin, Trentin et Vermote, qui pouvaient gagner davantage ailleurs. Movistar (-3), a dû se séparer de coureurs de second rang pour pouvoir payer le salaire de Mikel Landa en plus de celui de Quintana et de Valverde. L'équipe investit en plus un peu d'argent dans sa formation féminine. Bref, la cure d'amincissement du noyau est également une question d'argent.

Jonas Creteur

À l'insistance d'ASO, de RCS (les organisateurs du Tour et du Giro) et de Flanders Classics, l'UCI a décidé de réduire le nombre de coureurs au départ des courses, de neuf à huit pour les grands tours, de huit à sept pour les classiques d'un jour et les tours d'une semaine. Les managers des équipes s'attendaient à une forte diminution du peloton car pourquoi entretenir 28 ou 29 coureurs quand on en aligne moins ? C'est aussi une bonne excuse pour aligner moins de coureurs dans les épreuves procontinentales, la D2, et éviter des triples agendas. D'après les données récentes, sachant que certaines équipes n'ont pas encore communiqué leur sélection définitive, l'amaigrissement n'est pas trop conséquent. Sur les 18 formations du WorldTour, deux conservent l'écurie 2017 (Team Sky et Bora-Hansgrohe) et deux autres s'adjoignent un coureur de plus (Bahrain-Merida et Trek-Segafredo). Les 14 autres ont taillé dans leur sélection : BMC (-5), suivi par AG2R, Dimension-Data, Lotto-Soudal, Movistar, Quick-Step, (-3), Astana et Lotto-Jumbo (-2), FDJ, Katusha, Orica-Scott, Sunweb et UAE Emirates (-1). Sans tenir compte des stagiaires ni des coureurs qui passent pro dans le courant de l'année, les chiffres étant basés sur les sélections de début de saison, on en arrive à une réduction de 30 coureurs, soit 5,8 % et en moyenne 1,61 coureur de moins par équipe, au total un peu plus qu'une équipe (27,7 coureurs en moyenne). Ça ne veut pas dire que tous ces coureurs se retrouvent au chômage. 17 prennent ou ont pris leur retraite, comme Boonen et Contador, tandis que d'autres sont engagés par des formations procontinentales, qui passent de 22 à 26 en 2018. La nouvelle équipe française Vital Concept a repris huit coureurs du WorldTour. Une vingtaine d'entre eux n'ont pas encore de contrat. Ce n'est pas seulement le nouveau règlement UCI qui engendre cette réduction du peloton. Les équipes ont perdu des sponsors et ont réduit leur budget, ce qui les oblige à tailler dans leur sélection. Andy Rihs, le patron de BMC, a resserré le robinet et n'a offert aux nouveaux coureurs qu'un contrat d'une seule saison. Lotto-Soudal a perdu son cosponsor, MyDigipass. Son noyau ne comporte plus que 25 cyclistes, le plus petit nombre depuis l'introduction du WorldTour en 2005, même si le 1er juillet, le néo-pro Harm Vanhoucke intégrera la sélection. Quick-Step suit la même voie. Il n'aura que 26 coureurs l'année prochaine contre 29 en 2017. Ce n'est pas un hasard si Patrick Lefevere a dû laisser partir Kittel, Martin, Trentin et Vermote, qui pouvaient gagner davantage ailleurs. Movistar (-3), a dû se séparer de coureurs de second rang pour pouvoir payer le salaire de Mikel Landa en plus de celui de Quintana et de Valverde. L'équipe investit en plus un peu d'argent dans sa formation féminine. Bref, la cure d'amincissement du noyau est également une question d'argent. Jonas Creteur