V incent Kompany est le paradoxe jouant du football belge. Pour un défenseur, il possède un registre offensif impressionnant, mais quand le match est de haut niveau, ses lacunes défensives lui explosent à la figure comme le contenu d'une cannette secouée. D'habitude, les défenseurs belges ne brillent que derrière. Vincent, lui, possède un potentiel de rêve et serait suivi depuis un an par plusieurs grands clubs européens, mais son jeu recèle encore tellement d'imperfections...
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V incent Kompany est le paradoxe jouant du football belge. Pour un défenseur, il possède un registre offensif impressionnant, mais quand le match est de haut niveau, ses lacunes défensives lui explosent à la figure comme le contenu d'une cannette secouée. D'habitude, les défenseurs belges ne brillent que derrière. Vincent, lui, possède un potentiel de rêve et serait suivi depuis un an par plusieurs grands clubs européens, mais son jeu recèle encore tellement d'imperfections... D'accord, il n'a que 18 ans mais ce n'est pas en étant régulièrement aussi aventureux et approximatif dans son marquage qu'il progressera rapidement. A moins qu'il ne devienne milieu défensif. Mais pour l'heure avec les Diables ou Anderlecht, il joue comme défenseur et ne parvient jamais à stabiliser ses équipiers quand ça chauffe. Au contraire. A imé Anthuenis est le paradoxe coachant du football belge. Il est revenu d'Espagne avec une équipe nationale en ruines. Les Diables n'ont qu'un point sur six après leurs deux premiers matches de qualification pour la Coupe du Monde 2006. Un but en 180 minutes û et sur coup franc encore bien û par Wesley Sonck contre la Lituanie. A Santander, on avait immédiatement l'impression que, si les Diables encaissaient le moindre but, ils ne pourraient pas marquer et perdraient sans coup férir. Mais les circonstances du match sont favorables à Anthuenis. Sa grande excuse du jour était toute trouvée après les exclusions inexcusables d' Eric Deflandre et Bart Goor : - Que vouliez-vous faire à neuf contre onze ? Il faut tout de même lui répondre que les Diables n'ont pas joué toute la rencontre en infériorité numérique et n'ont inquiété IkerCasillas qu'à une reprise, sur une reprise de loin de Thomas Buffel sur un centre de Kompany... Mais sortons vite de cette discussion pénible pour constater que le groupe mis en place par le coach national en deux ans de travail n'a pas tenu la route à Santander. Pas plus que contre les Baltes. Les cartes jaunes d' Olivier Dechacht et Kompany étant les signes, d'entrée, que les Espagnols dominaient largement. Et ce n'est pas la trouvaille (!) qui consista en la permutation de Mbo Mpenza et de Buffel, qui révolutionna le jeu belge. Si l'Union Belge décide de garder son entraîneur en poste, elle devra en assumer les conséquences ; à savoir courir un risque énorme de ne pas obtenir la qualification pour le prochain Mondial, chose qui fut acquise sur le terrain û sans discontinuer û depuis la Coupe du Monde 1982 en... Espagne, soit à six reprises. D avy De Beule est le paradoxe juridique du football belge. Le tribunal de première instance de Bruxelles a rappelé au joueur de Lokeren qu'il n'avait pas le droit de rompre unilatéralement le contrat qui le lie à son club jusqu'en juin prochain. De Beule l'avait fait en août dernier quand Lokeren l'avait versé dans le noyau B après qu'il ait refusé de signer une extension contractuelle en arguant de la faute grave. Or, pour l'U. B., il n'y a faute grave que lorsque le club ne paye pas le salaire du joueur pendant trois mois de suite ou n'acquitte pas ses cotisations de pensions. Si De Beule a raison de trouver révoltant cet honteux et courant chantage au noyau B, il devrait maintenant s'inspirer du défenseur français Philippe Mexès, qui a certes cassé son contrat avec Auxerre en passant à l'AS Rome... mais sans refuser de payer une indemnité de rupture. Les commentateurs de RTL-TVI sont des paradoxes du PAF footeux. Les responsables du sport à l'Avenue Ariane ne peuvent-ils réellement rien faire pour augmenter le niveau des interventions de leurs journalistes de direct ? Celles dont nous fûmes gratifiés samedi dernier pendant Espagne-Belgique ont atteint des abysses dans le genre de la mauvaise foi et de l'irrespect des valeurs sportives de base. Pourtant, le football bien expliqué reste un superbe moyen d'éducation... John BaeteLes Diables n'ont pas joué TOUTE LA RENCONTRE en infériorité numérique et n'ont inquiété Casillas QU'à UNE REPRISE