Le soleil du 30 août irradie la tribune présidentielle du Stade Louis-II de Monaco. Ray-Ban Aviator sur le nez, Jorge Mendes fait mine de s'intéresser au match qui oppose l'ASM au LOSC. A ses côtés, son client, Radamel Falcao, et Vadim Vasilyev, vice-président du club du Rocher et bras droit de Dmitry Rybolovlev. Retiré de la feuille de match au dernier moment, Falcao fixe l'horizon d'un regard vide. Il n'est déjà plus à Monaco mais ne sait pas encore où il jouera le reste de saison. Juste après la rencontre, le Colombien s'annonce pourtant au Real Madrid via son compte Twitter. Puis rétropédale finalement dans la soirée et plaide le piratage de son compte. Mais en Espagne, personne n'est dupe.
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Le soleil du 30 août irradie la tribune présidentielle du Stade Louis-II de Monaco. Ray-Ban Aviator sur le nez, Jorge Mendes fait mine de s'intéresser au match qui oppose l'ASM au LOSC. A ses côtés, son client, Radamel Falcao, et Vadim Vasilyev, vice-président du club du Rocher et bras droit de Dmitry Rybolovlev. Retiré de la feuille de match au dernier moment, Falcao fixe l'horizon d'un regard vide. Il n'est déjà plus à Monaco mais ne sait pas encore où il jouera le reste de saison. Juste après la rencontre, le Colombien s'annonce pourtant au Real Madrid via son compte Twitter. Puis rétropédale finalement dans la soirée et plaide le piratage de son compte. Mais en Espagne, personne n'est dupe. Plusieurs médias assurent que le message lui a été soufflé par Jorge Mendes. L'objectif ? Donner l'illusion aux socios du Real de l'imminente arrivée de Falcao pour mieux faire porter la responsabilité à Florentino Pérez en cas d'échec. Cette fois, pourtant, le président de l'autre Maison Blanche ne se laisse pas marabouter par le Portugais. " Si j'avais recruté Falcao, je n'avais plus qu'à céder la présidence à Mendes ", aurait ainsi justifié Pérez à son comité de direction. Jorge Mendes l'a mauvaise. On vient de lui dire non et il n'en a plus vraiment l'habitude. Pourquoi le président élu du Real Madrid craint-il un simple agent ? Comment un intermédiaire qui louait encore des VHS dans le nord du Portugal au milieu des années 90 peut-il faire trembler l'un des hommes les plus riches d'Espagne ? Peut-être parce que le portefeuille de joueurs de sa société, Gestifute, pèse plus de 536 millions d'euros. Peut-être parce que sa star, Cristiano Ronaldo, le considère comme son propre grand-frère. Peut-être, aussi, parce que l'homme le plus influent du football mondial a vendu plus d'un milliard d'euros de footballeurs depuis le début de sa carrière. Peut-être parce qu'il est tout simplement le roi du mercato. Oui, peut-être. Mais, s'il faut craindre Mendes, c'est d'abord parce que son ascension est irrésistible. Enfant, Jorge Mendes rêve simplement d'arrondir ses fins de mois et celles de sa famille qui vit près de Lisbonne. Le salaire du père, vigile, ne suffit pas toujours à subvenir aux besoins de la famille. Pour boucler des fins de mois difficiles, la mère arpente les plages de la Costa da Caparica avec le petit Jorge. Elle y vend des chapeaux de paille qu'elle a elle-même confectionnés. Le samedi, l'adolescent traîne au Feira da Ladra, surnommé le " marché des voleurs " parce qu'on a plus de chances d'y égarer son porte-monnaie que d'y réaliser l'affaire du siècle, et revend les vieux vêtements et babioles de la famille ou des voisins. A l'époque, le foot occupe une place centrale dans sa vie. Problème : balle aux pieds, son talent n'aveugle personne. " Il savait tripoter le ballon, mais sans plus, se souvient un habitant du coin. A Viana do Castelo comme à Caminha, en troisième division, il ne convainc personne. Alors, au moment de rejoindre Lanhenses, son café, ses deux restaurants et son club de D3, Mendes n'exige ni salaire ni primes de match. Il veut simplement une commission sur les contrats de sponsoring qu'il ramènera grâce aux panneaux publicitaires qu'il fera installer autour du terrain. Et il négocie plutôt bien à en croire JoséPereira, l'un de ses anciens coéquipiers devenu président, justement, du Lanhenses. " En moyenne, il se faisait 500 ou 600 euros par mois, une fortune à l'époque. C'était, de loin, le mieux payé de l'équipe. " Le futur agent n'a que 22 ans mais affiche beaucoup d'ambition au volant de sa Toyota Celica blanche. Pour Mendes, l'avenir n'appartient pas à ceux qui se lèvent tôt. Plutôt à ceux qui ne se couchent pas. " L'honnête petit joueur ", selon sa propre définition, multiplie les amendes pour ses nombreux retards aux entraînements, avec des cernes grosses comme des valises. En parallèle, il mène une carrière florissante de chef d'entreprise. En 1989, il ouvre Samui Video, un magasin de location de VHS en périphérie de Viana do Castelo. Puis il en ouvre un second pour combler les désirs de cinéphiles de plus en plus nombreux. Au même moment, il devient propriétaire d'une discothèque à Caminha, près de la frontière espagnole. Au Luz do Mar, un local aujourd'hui abandonné, il s'improvise DJ et gonfle son chiffre d'affaires en plaçant des machines à sous près du dancefloor. Il y noue aussi des relations qui vont changer sa vie. " Il savait que c'était une boîte fréquentée par des joueurs de Vigo, Braga, Porto ou Guimaraes, se souvient Manuel, propriétaire du bar O Corsario où Mendes avait ses habitudes. Il envoyait des filles tenir compagnie aux joueurs ou même à certains dirigeants. " En octobre 95, le Franco-Portugais PatrickVideira devient le premier footballeur à lui faire confiance. " Il a recruté deux joueurs au même moment... Moi, et PaoloGomes, un autre jeune, qui jouait à Boavista. " Comme Gomes, Videira a été formé au PSG. Barré par les Paisley, Ducrocq et Anelka, il s'exile à 18 ans à Chaves, en D1 portugaise. " A la fin d'un match contre Porto, Mendes m'attendait à la sortie du vestiaire. Je ne le connaissais pas. Il m'a dit que ça l'intéresserait de bosser avec moi ", rembobine Videira. " Je m'étais toujours débrouillé sans agent. Jorge n'avait aucun joueur à l'époque, je n'étais pas très enthousiaste, mais je lui ai donné mon numéro. Quelques jours plus tard, il est même venu me voir à Chaves pour me dire qu'il avait de grandes ambitions. Il disait qu'il voulait être l'agent des plus grands joueurs au monde. Il faisait rêver, quoi. J'ai fini par lui dire oui. "Le Mendes d'alors n'avait pas vraiment la même dégaine que le Mendes de 2014. Videira :" C'était un clochard. Il roulait dans une BM 125 de faux riche, un truc tout pourri. Mendes est lancé. En 1996, le Portugais ne connaît personne au Deportivo La Corogne mais convainc Nuno, du Vitoria Guimaraes, que son avenir proche passe par là-bas. Plusieurs fois par semaine, il avale les 500 kilomètres de route aller-retour entre le club et la Galice. Tant pis si le président du club, AugustoCésarLendoiro, ne lui a pas donné rendez-vous : " Il était envahissant, presque lourd dans sa façon d'insister sans cesse. Je n'avais aucune idée de qui était ce type. Il a patienté pendant des heures sans que je ne le reçoive. Et il est revenu le lendemain, puis le surlendemain. Si un homme cherche à ce point à vous rencontrer, vous ne pouvez pas éternellement le repousser. Finalement, ça a été une sorte de coup de coeur dès notre premier rendez-vous. " Alors que les dirigeants de Guimaraes cherchent à mettre la main sur leur portier, ce dernier planque dans un hôtel de la Corogne où son ami Jorge l'a installé le temps de régler les derniers détails de son nouveau contrat. Tout heureux de mettre un pied dans l'étrier du football, Mendes ouvre les premiers bureaux de Gestifute, son agence de joueurs, à Porto. Sa nouvelle structure lui permet de caser un lot de Portugais à l'UD Salamanque. Dont un certain PedroMiguelPauleta. En 2001, il place l'un de ses premiers clients, Costinha, sur le trône portista. Peu à peu, il vampirise JoséVeiga, un agent qui a pignon sur rue, et lui suce tous ses clients. En mai 2002, la rivalité entre les deux hommes vire au pugilat à l'aéroport de Portela. Dans le bus qui les mène de l'avion jusqu'au terminal, Mendes accuse Veiga d'alimenter la presse de rumeurs sur la vie privée de deux de ses clients, JorgeAndrade et Deco. Veiga réplique : " Ta gueule ". Les deux hommes s'attrapent par la cravate et finissent à terre. Veiga ne se relèvera jamais de la correction infligée par Mendes : dans la confusion, Jorge lui a pris son téléphone et tous ses contacts. Son job, donc. Veiga est fini. Eté 2002, il courtise un ado de seize ans, débarqué de Funchal. Le 25 septembre 2002, la mère du joueur, MariaDolorèsAveiro, rompt le contrat signé un an plus tôt avec Superfoot. CristianoRonaldo devient alors la pépite qui manquait à Mendes. L'agent rêve d'étendre son empire en Grande-Bretagne, où il ne connaît personne. En mars 2002, une rencontre au sommet a lieu à Lisbonne entre PaulStretford, l'agent de Rooney, et LuisCorreia, directeur de Gestifute et neveu de Mendes. A l'origine de cette rencontre, CarlosFreitas, l'un des dirigeants du Sporting. Celui-ci souhaite que Stretford et Mendes collaborent pour transférer des joueurs du Sporting vers des clubs anglais. Stretford, via son agence Formation, se chargera de représenter les joueurs de Mendes en Angleterre. En cas de transfert, il est convenu que la commission soit divisée entre GestiFute et Formation. En juin 2002, le transfert pour 12 millions d'euros d'HugoViana du Sporting à Newcastle valide le modèle du duo. Mais rapidement l'idylle s'effiloche, et les premiers différends se font sentir, comme lors du transfert de Cristiano Ronaldo vers Manchester United. La piste mancunienne est gérée en direct par Mendes alors que Stretford s'active de son côté pour que Ronaldo signe à Arsenal. Au sortir du deal, le Portugais verse à l'Anglais la moitié de la commission qui s'élèverait à 400 000 euros. Plus tard, Stretford apprend que Mendes a, en réalité, touché 1,5 millions de la part des Red Devils. L'histoire finit au tribunal. Mendes étouffe l'affaire avec un chèque à l'ordre de Formation. Si le Portugais peut enrayer aussi facilement la machine judiciaire, c'est parce qu'il est devenu tout-puissant depuis le transfert de Ronaldo à Manchester. Après Stretford, Mendes se rapproche de l'Israélien PiniZahavi, le premier super agent d'Angleterre. Surnommé " Mister Fixit " pour sa faculté à arranger les coups les plus tordus, cet ancien journaliste sportif est le premier Israélien non affilié au parti communiste à obtenir un visa de la part des autorités soviétiques. Un sésame qui lui permet, en s'appuyant sur la communauté israélienne en Russie, de s'acoquiner avec les futurs oligarques de la région bien avant le démantèlement de l'Union Soviétique. A l'époque, Pini est aussi l'agent d'un certain RioFerdinand, qu'il a repéré encore vert à West Ham à la fin des années 90. En 2002, avec l'aide de PeterKenyon, directeur général des Red Devils, Pini fait de son " fils adoptif ", le défenseur le plus cher du monde et le salarié le mieux payé de Manchester United. L'année suivante, Zahivi lui rend la pareille. Il a orchestré l'arrivée du Russe Abramovitch à Chelsea, et lors d'un quart de finale de Ligue des Champions entre United et le Real Madrid, sur les conseils du manager israélien, Abramovitch propose à Kenyon de devenir le nouveau directeur exécutif de son futur club. Pour quelle raison ? Depuis le transfert de Ronaldo, le futur ex-dirigeant mancunien entretient d'excellentes relations avec Jorge Mendes, qui possède les joueurs et l'entraîneur idéal pour les Blues d'Abramovitch. En coulisses, Zahavi indique à Kenyon qu'il est prêt à ouvrir son carnet d'adresses à Mendes, si ce dernier l'introduit au FC Porto, l'une des chasses gardées du Portugais. Une opération win-win. Pendant que Mendes place Mourinho et sa bande à Chelsea, Zahivi pilote le débarquement du fond d'investissement MSI (géré par le propriétaire du Dinamo Tbilissi, BadriPatarkatsishvili, et l'oligarque russe BorisBerezovsky) à Porto, via sa holding Global Soccer Agencies. De son côté Mendes mettra à profit ce " partenariat officieux " avec Zahivi et le réseau russe de ce dernier pour coller au Dynamo Moscou une horde de footballeurs labellisés GestiFute à partir de 2005, tels Maniche, Nuno, Costinha ou Danny. Le Portugais fait alors partie du top 5 des agents incontournables en Europe. Et en 2009, le transfert de Cristiano Ronaldo au Real Madrid pour 96 millions d'euros sacre enfin Mendes comme l'agent le plus influent de la planète. Un génie de la négo, aussi. Pour lui, un transfert n'est jamais enterré ni perdu d'avance. Avec un autre représentant, Pepe n'aurait jamais signé au Real Madrid pour 30 millions en juillet 2007. Quand Mendes rentre de Turin où il finalise le transfert de JorgeAndrade à la Juventus, les négociations sont rompues entre Porto et Madrid. A 23 h, il provoque une réunion entre les deux clubs. A trois heures du matin, il appelle le défenseur pour lui dire qu'il est merengue. RamonCalderon : " II a accepté de baisser sa commission et le salaire du joueur pour que le deal se fasse. Il a été intelligent, c'est ce qui lui a ouvert les portes du Real " Après le départ de Calderon, le Real déprime. Pour son retour au club, FlorentinoPerez doit frapper un grand coup d'autant que le Barça de Guardiola est en pleine bourre. Mendes tire profit de la situation chaotique du club. Avant de signer avec le Real Madrid, Mourinho et Mendes posent leurs conditions : l'assurance d'avoir la mainmise sur la presse madrilène et le plein-pouvoir sportif. Le club leur assure alors la fidélité des médias à " 90 % ". Question gestion, Perez s'incline également. A Madrid, le duo portugais fait ce qu'il veut. Si les agents d'Arbeloa ou de Casillas veulent venir au centre de Valdebebas, ils doivent demander un laissez-passer, trois jours avant leur visite. L'agent de CR7, Pepe ou Di Maria, lui, se balade comme bon lui semble et reçoit dans le bureau de Mourinho. " Le capo, c'est lui. Il est là, le patron du Real ", lâchent certains cadres espagnols du vestiaire. Le " Mou " et son représentant renforcent leur mainmise sur le club en obtenant la tête de Valdano. Ils ont alors le champ libre pour appliquer leur business plan : signer des stars pour s'assurer des victoires et des titres et faire en sorte que le Real achète, dans le même temps, des joueurs - surcotés - qui viennent grossir le chiffre d'affaires de Gestifute. Mourinho demande ainsi à Pérez de recruter... HugoAlmeida. La presse commence à tiquer - surtout après l'arrivée de FabioCoentrao, autre produit Gestifute, pour 30 millions. Personne n'est dupe : le nouvel ordre établi par Mourinho privilégie ceux qui sont liés à Gestifute. En 2008, quelques mois avant de quitter Chelsea, Kenyon mandate l'agence américaine CAASports, une filiale de CreativeArtistsAgency qui gère les carrières de BradPitt, AngelinaJolie ou GeorgeClooney, pour optimiser l'image des Blues aux USA. Comme les choses sont bien faites, Kenyon intègre CAASports à son départ de Londres. Mieux, en juillet 2008, Gestifute et CAASports s'associent comme par magie, pour mieux surfer sur la vague d'un soccer dans lequel DavidBeckham vient de débarquer. Evidemment, la MLS et la gestion des droits d'images de Chelsea sont le cadet des soucis du duo anglo-portugais. Les deux compères créent QSI, un fond d'investissement, rattaché à CAASports mais basé à Jersey et à Gibraltar, des paradis fiscaux. En fusionnant leurs réseaux et leur savoir-faire sous une même entité, Kenyon et Mendes vont populariser une formule explosive : le TPO. Grâce au third-party-ownership cher à Zahivi et à sa société MSI, les droits économiques des joueurs s'échangent entre sociétés parfois opaques, souvent exotiques, aux actionnaires généralement invisibles. Ce système permet aux clubs de " posséder momentanément " des joueurs au-dessus de leurs moyens - en vérité, ils n'en " achètent " qu'une partie parfois infime, le joueur étant détenu par ailleurs par des investisseurs privés. " Sans la tierce-propriété, le championnat portugais ne pourrait plus rivaliser avec les clubs anglais, allemands ou même français. On connaîtrait le même sort que les Belges ou les Néerlandais ", se réjouit AntonioCampos. Dans un football rattrapé par la crise, difficile de cracher sur l'argent des fonds. Dans le cas du transfert de Falcao de Porto à l'Atletico Madrid, plane l'ombre de QSI mais aussi de Doyen Sports, une société domiciliée à Malte qui occupe une place grandissante sur le marché espagnol. Officiellement, rien ne lie Mendes à Doyen Sports, qui s'affichait un moment sur... le derrière des shorts des joueurs de Getafe où le Portugais a ses entrées. " Mendes est un ami mais il n'a pas de participation directe dans l'opération de sponsoring avec Doyen,assure le président AngelTorres. Doyen est un fonds britannique géré par des impresarios portugais qui est une excision du groupe qui travaillait avec Jorge Mendes. " Torres n'en dira pas plus. En filigrane, pointe surtout la question du conflit d'intérêts entre Jorge Mendes, l'agent, et Jorge Mendes, le gérant et conseiller officieux des fonds d'investissement. Dépassée, l'UEFA a commandé un rapport sur la question. Sans suite concrète pour l'instant. Sepp Blatter peut promettre de " mettre fin à la tierce propriété dans un délai de trois à quatre ans ", Jorge Mendes continue, lui, d'engranger commissions et dividendes. Et de se faire de nouveaux amis. Depuis un an, il s'affiche un peu partout avec le milliardaire PeterLim : au restaurant ou dans la loge madrilène de Cristiano Ronaldo. Jorge organise même un match de l'Atletico chez Peter à Singapour. Jorge glisse aussi à l'oreille de Peter de racheter un FC Valence criblé de dettes. L'inconnu qui quémandait un rendez-vous pour caser son premier joueur est devenu l'homme le plus puissant, courtisé et redouté du football actuel. Peut-être finira-t-il par avaler un jour son propre venin comme son ancien adversaire, Veiga. Mais même si c'était le cas, il serait bien capable d'avoir déjà acheté l'antidote. PAR ALEXANDRE PEDRO ET WILLIAM PEREIRA - PHOTOS: BELGAIMAGEPour Mendes, l'avenir appartient à ceux qui ne se couchent pas. Avant de signer avec le Real Madrid, Mourinho et Mendes posent leurs conditions : l'assurance d'avoir la mainmise sur la presse madrilène et le plein pouvoir sportif. " Au O Corsario, où Mendes avait ses habitudes, il envoyait des filles tenir compagnie aux joueurs ou même à certains dirigeants. " Manuel, propriétaire du bar