Après le match de Bruges, Frankie Vercauteren a lâché une réponse digne d' Aimé Anthuenis ou René Vanderyeycken. Naïvement, un journaliste lui avait demandé pourquoi il avait joué avec cinq défenseurs. Et le ket avait répondu avec un sourire malin : " En ce qui me concerne j'ai joué avec trois défenseurs ". La théorie a la vie dure chez ces coaches qui se prennent pour des Dr Frankenstein, s'estimant capables de changer drastiquement la nature de leurs joueurs. Si Olivier Deschacht et Marcin Wasilewki étaient des médians on le saurait, Frankie ! Stop aux écrans de fumée : on sait depuis de longues semaines que l'entrejeu des Mauves est le secteur le plus faible d'une équipe incapable de se...

Après le match de Bruges, Frankie Vercauteren a lâché une réponse digne d' Aimé Anthuenis ou René Vanderyeycken. Naïvement, un journaliste lui avait demandé pourquoi il avait joué avec cinq défenseurs. Et le ket avait répondu avec un sourire malin : " En ce qui me concerne j'ai joué avec trois défenseurs ". La théorie a la vie dure chez ces coaches qui se prennent pour des Dr Frankenstein, s'estimant capables de changer drastiquement la nature de leurs joueurs. Si Olivier Deschacht et Marcin Wasilewki étaient des médians on le saurait, Frankie ! Stop aux écrans de fumée : on sait depuis de longues semaines que l'entrejeu des Mauves est le secteur le plus faible d'une équipe incapable de se créer des occasions de but construites. Paradoxe, c'était là où jouait ce médian de classe mondiale... Tout fout le camp. Un Anderlecht qui ne combine pas est un Anderlecht qui perd son identité. Mais Vercauteren a de la chance : il se trouve toujours une phase arrêtée ou un rebond heureux pour sauver la mise de son club. Finalement, les Mauves ne sont efficaces actuellement que face à une équipe qui attaque à fond en dégarnissant sa défense. Ils peuvent alors jouer la contre-attaque. Bruges fut très bon dans tous les secteurs dimanche dernier et pendant plus d'une heure, donna une leçon de football à Anderlecht. Un comble pour les supporters du stade Constant Vanden Stock. Et puis, la fatigue et les erreurs individuelles aidant, Anderlecht arracha le nul. Par chance, reconnut un Vercauteren toujours fair-play qui rappela - avec justesse - qu'un match se jouait jusqu'à la fin. Reste que cela gronde dans les coulisses du champion. Le football champagne est resté une vue de l'esprit et Vercauteren doit à son image impeccable d'ex-grand joueur de la maison et à son ardeur au travail de ne pas encore être critiqué ouvertement. Bien que le manager ait quémandé les excuses des supporters après la victoire petit bras contre Westerlo ! On sait que le club et le coach sont en négociations pour reconduire ce dernier dans ces fonctions-là ou bien le faire entamer la saison prochaine le contrat à rallonges qu'il possède comme directeur technique. Les pourparlers traînent. Parce que ça ferait mauvais genre d'annoncer en pleine saison que Vercauteren ne sera plus coach à partir du 1er juin prochain : cela égratignerait son autorité et Anderlecht essaye toujours de faire les choses avec classe. Il y a encore le championnat et la Coupe à gagner. D'un autre côté, plus ça va et plus on se demande si Vercauteren est encore l'homme de la situation sur le banc. Un ambitieux ne peut pas trop compter sur la réussite pour s'imposer. Or, la créativité, ce terreau où poussent les buts, est nulle malgré la somme de talents offensifs. En quittant Bruges, on se disait que si Trond Sollied avait vu le match, il aurait eu de la peine pour Cedomir Janevski, son ex-adjoint, mais qu'il aurait bien dû rire en comptant le nombre d'occasions de but construites des Mauves. Zéro ! Dans son scouting, le Norvégien comptabilise toujours le nombre de ballons que son équipe porte dans les petit et grand rectangles. " Le pourcentage de réalisations est une question de réussite, ça dépend des jours. Mais il faut impérativement mettre le ballon là ", a-t-il toujours dit. On verrait bien Vercauteren, devenu directeur technique, choisir Sollied pour lui succéder. Mais c'est la direction mauve qui va devoir le faire. Parce que Vercauteren est encore coach. Et pour finir, une idée gratuite pour la communication de l'Union Belge... Etant donné que les Diables Rouges n'ont plus aucune chance de qualification pour l'EURO 2008, pourquoi ne dit-elle pas que le but du foot belge est dorénavant de faire progresser une nouvelle génération en visant la qualification pour les Jeux Olympiques de Pékin 2008 ? C'est la seule idée sportive valable actuellement. ( v. Actu, Espoirs p. 10 et Point de Vue p. 101). Pour y arriver, il faut considérer les prochains pseudo matches de qualification pour l'EURO comme des rencontres d'entraînement pour ces Espoirs qui devront se qualifier pour les JO via leur EURO de juin prochain. par john baete