Après leur bonne saison 2012-13, les Dragons étaient attendus au pied du mur pour leurs premiers pas contre le Cercle de Bruges. Les Flandriens ont souffert la saison passée avant de se sauver et même de disputer une finale de Coupe de Belgique. Le changement de donne, avec un jeu léché, organisé et offensif, est à mettre à l'actif de Lorenzo Staelens. A Mons, le Cercle est resté bien groupé de la première à la dernière minute de jeu. Et, au centre de cette toile, il y a le remarquable Lukas Van Eenoo, à l'aise ballon au pied et inventif dans l'organisation du jeu.
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Après leur bonne saison 2012-13, les Dragons étaient attendus au pied du mur pour leurs premiers pas contre le Cercle de Bruges. Les Flandriens ont souffert la saison passée avant de se sauver et même de disputer une finale de Coupe de Belgique. Le changement de donne, avec un jeu léché, organisé et offensif, est à mettre à l'actif de Lorenzo Staelens. A Mons, le Cercle est resté bien groupé de la première à la dernière minute de jeu. Et, au centre de cette toile, il y a le remarquable Lukas Van Eenoo, à l'aise ballon au pied et inventif dans l'organisation du jeu. Après avoir un peu souffert en première mi-temps, le Cercle a noyé le milieu de terrain montois. Les gars de l'Albert ont semblé en panne d'énergie mais une partie de l'explication réside ailleurs : le changement de statut. Mons ne bénéficie plus de l'effet de surprise. Autant le savoir, cela ne fait que commencer. Les honneurs génèrent toujours de nouvelles responsabilités, des caps à passer. Tout le monde mesure que ce club ne doit rien à personne et progresse à force de travail. Son jeu et ses atouts sont décortiqués avec le plus grand soin. Le Cercle en a administré la preuve au Tondreau. Olivier Werner a été bombardé et il a sorti plus d'une fois le tout grand jeu sur des tirs à distance. Le but de Van Eenoo résume la nature des soucis de Mons après la pause. Le petit penseur de Bruges a pris possession de la sphère dans son camp et prépara son coup durant des dizaines de mètres. Enzo l'a justement souligné lors de sa conférence de presse d'après match : la reconversion défensive était totalement absente. Van Eennoo a eu tout le temps qu'il souhaitait pour calibrer sa frappe. Même si ce but valait le coup d'oeil, il était parfaitement évitable. Absente sur cette phase de jeu, la ligne médiane hennuyère l'a aussi été dans la construction. Shlomi Arbeitman n'a pas hérité d'une masse de bonnes passes. Mons doit encore tirer des fils vers son attaquant israélien, volontaire mais à qui il a souvent manqué deux centimes pour faire un euro. Là, il y a encore du pain sur la planche. Excellent la saison passée en guise de remplaçant de Jérémy Perbet, il a repris tardivement le chemin de l'avenue du tir en raison de l'incertitude concernant le buteur français qui découvrira la Primera Liga avec Villarreal. De plus, Mons discuta longuement avec Benjamin Mokulu avant de revenir vers Arbeitman. L'Israélien a besoin d'un peu de temps pour régler la mécanique. Il en va de même pour Joachim Mununga. Mons, de toute évidence, cherche encore un attaquant de pointe et un flanc gauche pour détenir plus d'atouts dans sa division offensive. Dimitri Mbuyu sait qu'il y aura des opportunités fin août. En attendant, il y a la suite du programme avec un voyage toujours délicat à Lokeren qui a entamé son parcours en championnat par un succès probant à Anderlecht. Peter Maes, le coach de l'équipe du président Roger Lambrecht, a suivi Mons-CS Bruges (1-1). Au Daknam, le combat sera plus athlétique que samedi passé. La défense, où Yuval Shpungin a fait de bons débuts à l'arrière droit (assist sur le but de Jérémy Sapina), y aura du boulot. Scifo, pas content du match nul et de la deuxième mi-temps contre le Cercle, se fera un devoir de rappeler tout cela à ses hommes. Il s'agira d'un examen important avant la visite, déjà très attendue des Zèbres de Felice Mazzu à Mons. Pourvu que le public soit plus nombreux pour accueillir Charleroi : samedi passé, au Tondreau, il y avait une assistance trop maigrichonne, même pas 3.000 spectateurs, pour la D1. PAR PIERRE BILIC