A l'issue du double match de qualification qu'il va disputer contre l'Olympiacos avec Viktoria Plzen, le Slovaque Patrik Hrosovsky rejoindra Genk, dont il doit devenir le nouveau patron, au milieu défensif. Le transfert de Hrosovsky est étonnant, dans la mesure où il a franchi le cap des 26 ans, qui constitue la limite d'âge des transferts de Genk.
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A l'issue du double match de qualification qu'il va disputer contre l'Olympiacos avec Viktoria Plzen, le Slovaque Patrik Hrosovsky rejoindra Genk, dont il doit devenir le nouveau patron, au milieu défensif. Le transfert de Hrosovsky est étonnant, dans la mesure où il a franchi le cap des 26 ans, qui constitue la limite d'âge des transferts de Genk. En l'espace de dix ans, depuis les catégories d'âge, le Slovaque est devenu le patron indiscutable du club tchèque, vice-champion. A trois reprises, ces dernières années, il a été sur le point de partir mais le club l'en a chaque fois empêché. Cette fois, il lui accorde un transfert. A son âge, c'est quasiment sa dernière chance d'aventure européenne. Outre Genk, plusieurs clubs italiens et West Ham s'intéressaient à lui. Plzen a refusé la première offre de Genk, de l'ordre de cinq millions, mais la suivante, plus conséquente et assortie de l'autorisation de le laisser au club tchèque pour les matches de qualification européenne, a été décisive. Le médian fait partie des trois meilleurs footballeurs de Tchéquie depuis plusieurs années. Il est un bon client des journalistes car, s'il est timide, il est aussi très intelligent. Quand Genk s'est manifesté, il s'est empressé de visionner plusieurs matches du Racing pour avoir une idée de ce qui l'attendait. En principe, Hrosovsky est médian défensif mais sa lecture du jeu lui permet aussi d'occuper un poste plus avancé. Le Slovaque est considéré comme un leader, qui assume ses responsabilités. Il n'a pourtant jamais réussi à obtenir en équipe nationale le statut qu'il avait à Plzen. Depuis ses débuts en 2014, il n'a disputé que 23 matches. Il a effectué ses débuts de titulaire à l'EURO français 2016 mais dès le deuxième match, il a dû se contenter d'une place de réserve, dans une équipe dont l'entrejeu est toujours orchestré par Marek Hamsik. Après l'entraînement à Wittebrugweg, à Horst, aux Pays-Bas, où Genk a effectué son stage, les joueurs ont rejoint le Parkhotel, situé à un kilomètre et demi, à vélo. Personne n'a donc de problème pour rouler à vélo. Si Genk se déplace aussi aisément en compétition, ce sera encore la fête au Limbourg. Benjamin Nygren, le transfert suédois de 17 ans, a raté le match contre le Maccabi Tel Aviv, à Horst. Le motif ? Ce jour-là, en Suède, il a obtenu son permis de conduire. C'était conclu lors de son transfert. Bien qu'il n'en ait pas besoin, vu que le Racing se déplace à vélo. Désormais, Felice Mazzù est surnommé Peter Gabriel. C'est normal quand on entonne, lors de son baptême, le hit Solsbury Hill de Gabriel. Il paraît que Mazzù a donné l'impression de gravir une côte très ardue quand il est allé dans les aigus. Mais il y est arrivé. Il ne reste plus qu'à faire de même avec Genk. Genk a engagé un joueur convoité par de nombreux grands clubs européens, le fils du Maradona des Carpates, Gheorghe Hagi. Ianis (20 ans), né à Istanbul quand son père se produisait pour Galatasaray, a hérité de son style. Il est un médian offensif doté d'une bonne lecture du jeu et d'un excellent bagage technique. Il n'avait que seize ans et deux mois, en décembre 2014, quand il a effectué ses débuts en division un roumaine, sous le maillot du FC Viitorul Constanta, le club fondé par son paternel Hagi en 2009 afin de former des jeunes talents. Le club a rejoint l'élite dès 2013. En 2016, Ianis a émigré à la Fiorentina, où il n'a guère joué. L'été dernier, il est donc retourné à Viitorul. En juin passé, il a été la plaque tournante des U21 de la Roumanie à l'EURO mais il compte aussi cinq sélections en équipe nationale A depuis ses débuts le 17 novembre 2018. Il est le transfert le plus cher de l'histoire de Genk, auquel il a coûté huit millions d'euros. 1 Qu'est-ce qui vous a le plus étonné à Genk la saison passée ? La qualité du football, durant toute la saison, malgré un calendrier très chargé. Nous avons disputé des matches tous les trois ou quatre jours et je me suis demandé comment les joueurs n'étaient pas fatigués. J'ai été stupéfié par la rapidité de leur récupération et leur condition, toute la saison. Souvent, après un match, nous avons dit que c'était le meilleur de l'année mais deux semaines plus tard, nous nous faisions la même réflexion. Sans oublier l'éclosion d'une série de joueurs. Sander Berge est un ténor comme on n'en voit qu'un toutes les décennies. 2 Quelle est votre part dans le succès de ce Genk ? Avec Wout Maris, j'essaie de régler tous les aspects pratiques pour en délivrer les joueurs. J'ai appris l'anglais et j'ai commencé à travailler avec un ordinateur. J'essaie de résoudre les problèmes avant qu'ils ne parviennent à l'entraîneur. Je dis à tout le monde de passer d'abord par moi. Ce n'est pas un travail à 38 heures/semaine, plutôt le double. J'entame ma 46e saison au matricule 322, l'ancien matricule de Winterslag. J'y ai travaillé 14 ans et j'en suis à 32 avec Genk. 3 Que reconnaissez-vous encore du Genk que vous avez aidé à démarrer, encore joueur. Qui est le Pierre Denier de cette sélection et qui peut éventuellement entamer une carrière de chanteur ? Mon ancien coéquipier à Winterslag, Patrick Houben, aurait pu briguer une carrière musicale. Il a toujours été fan d'Elvis. Dans le groupe actuel, Dieumerci Ndongala s'empare parfois du micro pour mettre de l'ambiance, comme l'a déjà fait Joseph Aidoo.En ce qui concerne le club, j'aurais cru que la fusion irait beaucoup plus vite mais il a fallu près de dix ans pour qu'elle fonctionne. Quatre titres et autant de coupes en trente ans, ce n'est pas mal. Felice Mazzù a la mentalité qui convient à notre région. Dans le noyau actuel, je me reconnais plutôt en Bryan Heynen, humainement et sportivement. Un garçon modeste, réaliste, de la région.