Kevin De Bruyne (27 ans) connaît une saison difficile. Deux graves blessures l'ont renvoyé en coulisses. Ses stats cette saison ? 23% de temps de jeu, un seul but, une implication dans 1% des goals de son équipe. Ce sont là de très mauvais chiffres pour le général qui avait conduit City à 100 points et à 106 buts en championnat la saison passée.

Le pire, c'est qu'entre-temps, un nouveau De Bruyne est né. Il s'agit de Bernardo Silva (24 ans), enrôlé pour remplacer un autre Silva, David (33 ans) mais bien parti pour détrôner King Kev ou du moins lui livrer une fameuse concurrence.

Bernardo Silva a l'habitude d'attendre. Il a grandi à Lisbonne et a rejoint très tôt Benfica. Où il est toujours resté à l'arrière-plan. Le ballon lui collait au pied, au point qu'on l'a surnommé chewing-gum mais son corps a refusé de grandir. Il a été jugé inapte physiquement au football de haut niveau.

Le vilain petit canard s'est forgé un chemin via l'équipe B mais quand les supporters de Benfica l'ont poussé en équipe A, suite à ses prestations, Jorge Jesus, l'entraîneur, lui a offert une chance à... l'arrière gauche. Silva a compris qu'il valait mieux s'en aller.

Monaco lui a lancé une bouée de sauvetage à 19 ans, alors qu'il avait royalement joué 31 minutes à Benfica. Leonardo Jardim était convaincu de son talent. Monaco a loué Silva puis l'a transféré à titre définitif. Il s'est imposé et a même fait impression. Pas à l'EURO, contrairement à la plupart de ses compatriotes. En mars, Bernardo a joué une mi-temps contre les Diables Rouges mais une blessure aux ischio-jambiers l'a handicapé avant le tournoi.

Il a rejoint Manchester City durant l'été 2017. Pep Guardiola a versé 50 millions pour le Portugais, qui n'a été titularisé que deux fois au premier tour et a souvent été en butte aux moqueries à l'entraînement. Combien de fois n'a-t-on pas caché ses chaussures, par exemple... ? Mais il a l'habitude de patienter et il a joué davantage en 2018. Son atout ? Sa polyvalence.

Comme De Bruyne, Silva est capable de jouer au huit, au dix, en faux neuf mais aussi sur l'aile, d'où il écarte le jeu, à moins qu'il ne converge vers l'axe. C'est un battant, toujours de bonne humeur, même quand il joue peu. En outre, il dispose d'un énorme moteur. Récemment, il a parcouru près de 14 kilomètres contre Liverpool.

La patience est donc récompensée. Bernardo Silva profite de la saison de merde de De Bruyne. Un nouveau général est né. Guardiola ne lui ménage pas ses compliments. Il est vrai que son bilan est impressionnant : beaucoup de minutes de jeu, impliqué dans 15% des buts et toujours en forme. Et certainement présent aux grands rendez-vous des prochains jours : samedi la demi-finale de FA Cup contre Brighton puis le double duel contre Tottenham en Champions League, le mardi 9 avril et le mercredi 17 avril.

Kevin De Bruyne (27 ans) connaît une saison difficile. Deux graves blessures l'ont renvoyé en coulisses. Ses stats cette saison ? 23% de temps de jeu, un seul but, une implication dans 1% des goals de son équipe. Ce sont là de très mauvais chiffres pour le général qui avait conduit City à 100 points et à 106 buts en championnat la saison passée. Le pire, c'est qu'entre-temps, un nouveau De Bruyne est né. Il s'agit de Bernardo Silva (24 ans), enrôlé pour remplacer un autre Silva, David (33 ans) mais bien parti pour détrôner King Kev ou du moins lui livrer une fameuse concurrence. Bernardo Silva a l'habitude d'attendre. Il a grandi à Lisbonne et a rejoint très tôt Benfica. Où il est toujours resté à l'arrière-plan. Le ballon lui collait au pied, au point qu'on l'a surnommé chewing-gum mais son corps a refusé de grandir. Il a été jugé inapte physiquement au football de haut niveau. Le vilain petit canard s'est forgé un chemin via l'équipe B mais quand les supporters de Benfica l'ont poussé en équipe A, suite à ses prestations, Jorge Jesus, l'entraîneur, lui a offert une chance à... l'arrière gauche. Silva a compris qu'il valait mieux s'en aller. Monaco lui a lancé une bouée de sauvetage à 19 ans, alors qu'il avait royalement joué 31 minutes à Benfica. Leonardo Jardim était convaincu de son talent. Monaco a loué Silva puis l'a transféré à titre définitif. Il s'est imposé et a même fait impression. Pas à l'EURO, contrairement à la plupart de ses compatriotes. En mars, Bernardo a joué une mi-temps contre les Diables Rouges mais une blessure aux ischio-jambiers l'a handicapé avant le tournoi. Il a rejoint Manchester City durant l'été 2017. Pep Guardiola a versé 50 millions pour le Portugais, qui n'a été titularisé que deux fois au premier tour et a souvent été en butte aux moqueries à l'entraînement. Combien de fois n'a-t-on pas caché ses chaussures, par exemple... ? Mais il a l'habitude de patienter et il a joué davantage en 2018. Son atout ? Sa polyvalence. Comme De Bruyne, Silva est capable de jouer au huit, au dix, en faux neuf mais aussi sur l'aile, d'où il écarte le jeu, à moins qu'il ne converge vers l'axe. C'est un battant, toujours de bonne humeur, même quand il joue peu. En outre, il dispose d'un énorme moteur. Récemment, il a parcouru près de 14 kilomètres contre Liverpool. La patience est donc récompensée. Bernardo Silva profite de la saison de merde de De Bruyne. Un nouveau général est né. Guardiola ne lui ménage pas ses compliments. Il est vrai que son bilan est impressionnant : beaucoup de minutes de jeu, impliqué dans 15% des buts et toujours en forme. Et certainement présent aux grands rendez-vous des prochains jours : samedi la demi-finale de FA Cup contre Brighton puis le double duel contre Tottenham en Champions League, le mardi 9 avril et le mercredi 17 avril.